mardi 7 juillet 2015

Suada Club - Suda Kebap, Istamboul



Voilà inlassablement que je me rends depuis des années au Suada Club pour maintes raisons. Tout d’abord pour le lieu qui est absolument magnifique sur le Bosphore, ensuite probablement parce que c’est  l’une des plus belles piscines que je connaisse et ensuite pour l’ambiance qui y règne. Je ne reviendrai pas sur toute l’histoire du lieu que j’ai abondamment décrit ici et   mais me concentrerai sur le repas du soir.

Comme d’habitude il faut arriver à Kuruçesme et prendre la navette qui vous amènera sur la plateforme. 



Je vous encourage à profiter de cet endroit avant d’y passer une soirée car l’eau de mer utilisée a une température parfaite pour se baigner.



Lorsque vous passez la journée sur cette extraordinaire plateforme, vous pourrez choisir l’un des cinq restaurants qui ont chacun leur propre gérance mais surtout des types de cuisines bien distincts. Italien, poisson, japonais, turque. Ayant été plusieurs fois au restaurant de poisson, nous avions décidé d’aller au « Suda Kebap » qui se trouve à l’étage de cette piscine avec probablement la plus belle vue par rapport aux autres établissements. 

Mais avant de passer à table, j’apprécie toujours de prendre quelques cocktails. A vous de choisir l’un des bars qui vous plaira le plus, le mien est celui qui a cette impressionnante vue le Bosphore ou je pourrais pendant des heures contempler le trafic naval. 



L’autre raison est que leur cocktails sont absolument délicieux, surtout ceux à base de raki. Le « Green Face raki », à base justement de raki, de concombre et de gingembre est l’un de mes préférés.


L’ « aphrodisiaque du sultan » avec de la vodka, du raki, de la betterave rouge, du citron vert, du soda, de la menthe et de la glace est fabuleux.



Le « Raki melon » dans lequel on retrouvera le fruit écrasé et même du basilic, est surprenant.


Et même un « Mojito Raki » qui comme le nom l’indique remplace le rhum par l’alcool national.


A cela vous ajouter des petites choses à grignoter comme des pop-corn au curry et autres mélanges de graines salées et vous passerez un fabuleux moment.


Le « Suda Kebap » est plutôt très impressionnant lorsque l’on observe en fin d’après-mis le coin où l’on prépare par exemple le pain dans un four. Vous y verrez le pain être étalé, enfariné et enfourné.




L’armoire frigorifique présente tous les mezzés froids que l’on puisse trouver.


Manger autour du grill peut être plaisant mais une table avec une vue sur le Bosphore probablement plus excitante.



Les pains ont été cuits et se trouvent dans un coin de la cuisine ouverte, tout cela est plutôt prometteur.




Egalement des « lahmacun » petites pizzas qui sont en attente de cuisson.



Vous remarquerez que le nombre de table est plutôt impressionnant et plus la nuit arrive, plus celles-ci se rempliront. Malgré notre réservation, l’hôtesse qui nous accueille essayera de nous placer a une table en retrait, ce qu’évidement nous refusons… Cela commence bien…



Finalement nous voilà assigné à une table fort plaisante avec une belle vue sur le fleuve. A noter que malgré que cela soit l’été, il y a toujours un peu de vent et les soirées peuvent avérer être fraiches. Il y a des chaufferettes et des plaids que vous pourrez demander.

Vous constaterez qu’il y a beaucoup de monde et que le service bat vraiment de l’aile. Cela court dans tous les sens, on ne saura jamais vraiment quand est-ce que l’on sera servi ; bref une qualité de service globale assez médiocre.

La carte propose une série de mezzés plutôt vaste. Le pain qui nous est amené pour accompagner ces derniers est plutôt bon.


Nous choisirons une salade de pourpier au yaourt. Celle-ci n’est vraiment pas terrible. La salade a trainé dans la préparation de yaourt alors que normalement cela devrait être de la salade recouverte de sauce au yaourt au dernier moment. De plus le yaourt est trop compacte probablement que le tout reste au froid toute la journée.


Le « Mutabbal » à base d’aubergine et de tahiné est plus que quelconque. Peu de saveur, mal assaisonné, compacte, trop froid et on se demande ou sont les aubergines.


Une assiette supplémentaire de fromage de brebis nous fut amenée sans qu’on la demande.


Le « Muhammara », avec des noix écrasées, de la tahiné, de l’huile d’olive, de l’ail est du citron est correct mais sans plus.


Le « Lahmacun » pizza turque est assez correcte et je me dis que ces mets ont dû directement être amenés depuis l’extérieur.


Le « Cig Köfte » sera peut-être ce qu’il y a de mieux. Il s’agit d’une sorte de tartare préparé à la turque.



Puis ce fut les kebaps, amenès tout au même moment alors que nous n’avions pas terminé les mezzés et qu’il n’y avait plus de place sur la table. Je sais que c’est coutume d’apporter tout en même temps mais là c’est tout de même exagéré. On a vraiment l’impression qu’il faut se dépêcher à manger… 
Avec les heures qui passe….cela tourne un peu à un style cantine…

Un « Adana Kebap », boulette de viande épicée sur une brochette. Encore plus que quelconque et même pas meilleurs que ceux que vous pourriez manger dans la rue Istiklal a un prix dérisoire…Servi avec du boulgour, une tomate et un piment vert. De plus c’est tiède…



Le « Fistikli Kebap » à base de pistaches qui ont été plus que parcimonieusement été ajoutées à la préparation de viande hachée.


Les accompagnements tels que le boulgour est trop cuit et pâteux en bouche,  les tomates et piments grillées dans la norme.

Une bouteille de vin turc assez quelconque, le Kalecik Karasi-Syrah 2013 de la grosse maison Kavaklidere.


Je m’étonne vraiment que cette table qui sert une piètre cuisine turque soit autant fréquentée et j’en déduis les choses suivantes. On vient ici tout d’abord pour le lieu et pour l’ambiance avant le contenu de son assiette ou le service. Je ne peux pas croire que des personnes locales peuvent se réjouir de manger ce qui nous a été servi qui fut d’une incroyable médiocrité.

Je continuerai à penser que ce lieu dans la globalité est formidable, qu’il faut vraiment venir y passer une après-midi, prendre quelques cocktails mais ne pas se formaliser ni sur les prix de ce que l’on mange ni sur la qualité de ce « Suda Kebap » qui est une usine où l’on débite des mets insipides et quelconques avec un service peu avenant.