samedi 23 septembre 2017

Sant Antoni Gloriós, Barcelone



Dans le quartier de Sant Antoni pour le lunch alors pourquoi ne pas simplement retourner chez le superbe « Sant Antoni Glorios » qui nous avait beaucoup plus quelques semaines en arrière. Je ne redécrirai pas le lieu et son histoire car vous pourrez vous référer au billet suivant.


Un lieu toujours aussi agréable pour quelques tapas que l’on prendra au bar ou à l’une des tables surélevées. Aujourd’hui un sympathique serveur français qui s’occupera de nous et qui nous conseillera afin d’apprécier d’autres plats du chef « Mandu ».





On lèvera la tête pour voir ce qui est inscrit sur l’ardoise murale où se trouve les plats du jour, avec aujourd’hui les cannellonis de canard et de foie gras. La première fois il s’agissait de fleurs de courgettes qui ne sont plus vraiment de saison et là de la pâte.


Mais commençons par les célèbres « patatas bravas » qui sont probablement le plus célèbre tapas en Espagne, inventées et brevetées à Madrid. Ce sont des pommes de terre découpées en morceaux irréguliers d'environ 2 cm, cuites et recouvertes d'une sauce piquante. Elles sont toujours servies très chaudes avec une sauce tomate mélangée à du vinaigre et du piment de Cayenne par exemple et souvent d'autres ingrédients sont ajoutés mais ceux-là restent toujours le secret de celui qui la prépare. En Catalogne la sauce est faite avec de l'huile d'olive, du piment, du paprika et du vinaigre. L'important est que cette sauce soit relevée d'où le nom de bravas voulant dire puissante, forte. Cela peut être délicieux comme infecte et finalement rares les endroits où celles-ci sont bonnes. Celle servies ici sont fabuleuses, rôties à point sans trop de graisse, avec comme je l’aime l’aïoli et la pâte pimentée séparée.


Ensuite ces fameux cannellonis qui en réalité sont quelque chose entre pâte et crêpe, probablement poêlée au préalable et ensuite farcie avec le mélange chaire de canard et foie, la sauce absolument gourmande et délicate. A ne surtout pas manquer lors d’un repas.


Cette fois-ci cela sera la « Truita al Gust », qui signifie omelette et qui diffère considérablement des tortilla ou omelette française, avec deux textures, une première plus traditionnelle et la seconde mousseuse. Au centre une fine compote de légumes à base de poivrons et tomates. Pas vraiment une ratatouille, quelque chose d’un peu plus fin.



Puis les excellents pois chiches et crevettes. Les têtes et carapaces des crustacés ont été utilisées avec de créer un délicieux fumet dans lequel les légumineuses ont été ajoutés pour le côté sauce et ensuite les crevettes elles-mêmes, un peu de ciboulette ciselée sur le dessus.


Et pour terminer une fantastique viande rouge, ce qui est assez rare au vu de ce que l’on voit dans les marchés, souvent pas rassies et sans grand intérêts. Du faux-filet de « rubia gallega », blonde de Galice, viande d’exception amenée dans un cassoton à table car celle-ci a séjourné quelques instants sur un lit de braises de branches de pin afin d’amener un goût légèrement fumé.



La viande sera ensuite disposée sur un mélange de légume poêlées et entourée d’une huile de persil. Cuite à la perfection, fameuse et avec une saveur finement fumée.


En dessert un cheesecake avec une gelée de tomates sur le dessus, léger et très plaisant.


Avec ce repas de la bière Alhambra qui est l’une des spécialités de la brasserie Mahou mais ne pas ignorer l’intéressante carte de vins qui de plus sont exposés sur des étagères.



A nouveau un sans-fautes pour un repas de tapas vraiment exemplaires, originaux, soignés et surtout délicieux. Une adresse a ne pas manquer à Sant Antoni.

jeudi 21 septembre 2017

Bodega Monumental, Barcelone




Le simple mot de « Bodega » peut vraisemblablement faire un peu rêver en Espagne car l’on s’imagine a prime abord à un endroit séculaire, authentique, plein de charme, peut-être parfois un peu vétuste et où l’on boit et mange de manière traditionnelle. Eh bien sur les recommandations d’une personne locale, me voilà parti pour la « Bodega Monumental » dans le quartier de Sants, non loin de la place d’Espagne. A priori loin de la vieille ville et des flots de touristes, donc un lieu normalement prometteur. L’extérieur présente bien et se veut plutôt rassurant.


Ce qui est tout d’abord un peu surprenant en entrant c’est que l’endroit est quasiment vide. Théoriquement un bar à cette heure-là se devrait d’être rempli, allez savoir pourquoi. La décoration a première vue semble être traditionnelle mais je ne sais pourquoi manque d’authenticité. Cela peut paraitre étrange mais on dirait un décor de Bodega…dans une Bodega.


Un bar à tapas des plus classiques avec des raviers à olives et anchois. La salle à manger se trouvant au fond avec un décor même si hispanique, me semble un peu aguiche l’œil, c’est un peu trop propret dans le sens ou un décorateur a dû passer par là en alignant scrupuleusement bouteilles et boites de conserves, mais bon, passons. La clientèle est ce soit exclusivement étrangère.





Certes l’établissement a vu de belles heures au des nombreuses photos du passé témoignant des visites de stars ou autres célébrités.




Arrive une serveuse qui visiblement ne comprend pas grand-chose, incapable de conseiller quoi que ce soit et qui nous prend pour des touristes qui évidemment ne comprennent rien à la cuisine locale. Une carte plastifiée, ce que je déteste dans toutes les langues. Une cuisine traditionnelle, c’est bien d’ailleurs pour cela que nous sommes venus, jusque-là rien de surprenant.

On prendra pour commencer tout simplement des croquettes à bas de champignon et foie gras ainsi que des petites bouchées de boudin parfumée à l’orange. Ceci se commande à la pièce et arrive sur un plat rectangulaire. Je ne me rappelle pas d’avoir mangé d’aussi mauvaises croquettes depuis bien longtemps. Fermes, une farce au goût pas très net, une utilisation de beaucoup de farine, brefs pas bonnes. Même pas sûr qu’elles soient faites ici. Le boudin lui est enfermé dans une feuille de brique, cela a passé à la friture, en prenant le tout dans la bouche c’est une vraie giclée de graisse en bouche.


La bomba se laisse manger, ni bonne, ni mauvaise, les sauces dessus me semblent plus qu’industrielles.


Les tripes aux pois chiches sont, elles par contre assez correctes, tendres, une sauce à base de tomates pois-chiches et chorizo.


Ce fût surtout le plat de riz qui nous incita à venir ici sur la recommandation. Cela ne sera pas une paella mais le riz cuit à la casserole en terre. Une déprime totale avec ce riz de piètre qualité qui nage dans une espèce de soupe. Bon je sais très bien que c’est un riz comme l’on dit ici « mouillé », avec une sauce plus importante que les classiques plats de riz noir et paella, mais pas dans cette proportion ! Le pire, c’est le goût de cette sauce farineuse qui probablement a été épaissie, ce goût de fumet industriel épouvantable. Quelques pauvres tranches de calamar et de probable porc. Ce n’est vraiment pas bon.


Le choix de vin est d’une incroyable tristesse avec sa carte plastifiée et quasi remplie de références de vins de masse. Ici un riesling de la maison Torrès beaucoup trop doux.


Que dire de plus… eh bien pas grand-chose…

Homo Sibaris, Barcelone




Un quartier que je ne connais pas très bien, celui de Sants qui n’est pas des plus touristique et au sud de la ville. Plutôt familial et calme avec une jolie place comme par exemple la Plaça d'Oscar non loin du Parc de l’Espagne Industrielle. Place sans voitures, des arbres et quelques agréables terrasses.


C’est ici que se trouve un autre de ces très sympathiques bars à bières appelé « Homo Sibaris ». Pas sûr d’avoir vu de tables à l’extérieur, c’est donc à l’intérieur que nous nous rendrons. Ouvert en 2011 par Guillem Laporta, c’est devenu une adresse de référence pour prendre une excellente bière.


L’intérieur est plutôt agréablement agencé avec un comptoir, quelques tabourets le long du mur en face et au fond une petite salle pour celle et ceux qui souhaitent prendre quelques tapas.


Derrière les tireuses, une série de jolies ardoises où sont décrits de manière colorée les bières du moment à la vente.



A noter que « Homo Sibaris » est un bar / cave spécialisé dans les bières naturelles et de qualité, brassent certaines de leurs bières eux-mêmes ou alors celles que l’on trouvera ont été goûtées et précédemment sélectionnées par leur expert en brasserie. La gamme qu’ils proposent, vise à couvrir un maximum de styles possibles indépendamment de leur origine. En soutenant les bières catalanes, ils essayent d'avoir une grande variété de leurs six tireuses et leurs trois pompes à main. Vous pourrez donc commencer pas gouter leur propre marque, conçue par les brasseurs Bernat Carreras et Guillem Laporta, avec la participation de « Populus » une autre micro-brasserie de Caspe dans la province de Saragosse.



Le choix des accompagnements sont principalement des fromages de bergers de Catalogne, des Asturies et de l'Estrémadure, des saucisses artisanales et des olives. Une sélection rigoureuse de parmi les producteurs catalans et d’autres régions d’Espagne.


Cela sera donc une Homo Sibaris – Los Populus  Hoppy Fresh Amber Ale 5,5%, plutôt claire, une petite amertume, facile à boire. Autrement ce que j’appelle plutôt une rareté et vraiment pour amateurs, le lambiek deux ans d’âge de la brasserie belge Boon. Et comme on ne s’arrêteras pas là, une bière blanche La de Blat de la brasserie Ayinger.


Un lieu vraiment très agréable pour les amateurs de bières de qualité où l’on peut aussi bien apprécier diverses variétés produites par l’établissement lui-même que d’autres bières invitées mais toujours sélectionnés avec beaucoup de soin.