vendredi 19 avril 2019

Taverna Oníric, Barcelone


Quartier plutôt rare pour les tables de qualité et réputées, c’est avec plaisir que l’on apprend qu’une toute nouvelle table vient de prendre possession des anciens locaux de « Alkimia ». On se rappellera de cette salle plutôt en longueur avec quelques sections et qui fit les beaux jours de ce quartier.


Le chef Miquel Centelles à travaillé chez « Vivanda » qui se trouve dans le quartier de Sarria et également à l’une des tables du chef Jordi Vila, « Alkimia ».


Aujourd’hui donc, un établissement complètement repensé et redécoré avec tout d’abord un bar à l’entrée probablement plus adapté pour les déjeuners. Un design très contemporain avec ces ampoules qui sont dégarnies, cette fresque murale rappelant un peu les tags ainsi que le côté boisé clair des encadrements.


En face, le cellier ou plutôt une armoire avec un grillage derrière lequel se trouve des produits divers tels que bouteilles, conserves et aliments.


Au centre, deux sections, la première avec des tables le long des murs avec des parois illuminées toujours derrière des espèces de grillages au travers desquels la lumière est filtrée. C’est assez original et plutôt plaisant. La seconde un peu comme dans un wagon ou alors encore ces anciennes brasseries à la Française. Et au bout une salle un peu plus classique. Il y en aura vraiment pour tous les gouts mais toujours dans un style




Une carte en trois sections avec tour d’abord des petits snacks où l’on s’aperçoit tout de suite que les origines des produits sont mentionnées comme par exemple les charcuteries de Cal Rovira. Puis des entrées dans un genre plutôt local mais toujours avec une touche d’originalité. Des plats principaux dans un même esprit. A noter jamais de référence à des plats type « fusion » ce qui est fort appréciable.

Pour commencer une fraiche et plaisante salade d’artichauts accompagnée de Cecina, parmesan et vinaigrette à la truffe. Plutôt pas fréquent que de trouver une salade composée comme ici avec des pousses diverses, cette charcuterie qui est une viande séchée découpée en fine lamelles, les artichauts poêlés, une tuile de parmesan et cette sauce à base de truffe râpée.


Une très originale coca de langue de bœuf à la crème aigre et légumes aigres-doux. La Coca est donc ce pain très particulier de Catalogne, très croustillant, travaillé un peu comme une « bruschetta » avec de fines lamelles de langue, les divers légumes au vinaigre, des câpres, du céleri et cette crème qui arrondit le tout, déposée sur le pourtour de l’assiette. Une jolie entrée bien équilibrée.



C’est avec grand plaisir que nous prenons cette raie au beurre noire et brocolis. Un poisson qui heureusement se trouve de plus en plus souvent dans les établissements d’une nouvelle génération. Parfaitement cuite, le beurre noisette avec les câpres et le légume encore un peu croquant. On n’a pas noyé le poisson sous trop de beurre, ce qui est fort appréciable, mais agrémenté celui-ci d’une pointe de ponzu, de soja, de citron vert et même de sauce Worcestershire.


Toujours assez original et assez fin, cette boulette d’escudella au chou caramélisé et pois chiches. « Escudella i card d’olla » ou « Escudella » dans la version courte. A l’origine une soupe et ragoût catalan. Il se caractérise par l'utilisation d'une « pilota », une très grosse boule de viande épicée à l'ail et au persil, qui contient également des légumes comme le céleri, le chou, les carottes, etc. selon la saison. 


Et comme dessert, une « Torrada » de Santa Teresa avec une crème de noisettes caramélisée et glace à la crème. Aussi appelé « Torrija », qui se fait avec du vieux pain mais ici évidemment sublimée avec de la brioche mais la particularité c’est de trouver cette crème en lieu et place du simple sucre caramélisé. Puis une excellente boule de glace crémeuse.



Comme vin rouge, une agréable bouteille de Llavors 2017 Emporda de la cave La Vinyeta. Principalement élaboré avec les caractéristiques des vieux vignobles de Carinyena, il a été élevé cinq mois en barriques de chêne français, hongrois et roumain. 


Indéniablement une très plaisante taverne contemporaine où l’on a repensé à cette cuisine locale catalane en y amenant légèreté et juste ce qu’il faut de créativité afin de pas trop perturber la clientèle mais aussi contenter celle et ceux qui recherchent un peu plus de raffinement. Un cadre agréable et bien pensé, l’adresse parfaite pour une soirée entre amis.

dimanche 14 avril 2019

Bodega del Poblet, Barcelone


Toujours friand de bars de quartier authentiques, c’est cette fois-ci c’est non loin de la Sagrada Familia que celui-ci se trouve. Trouver un bar convivial dans ce quartier où vous pourrez manger et boire à des prix normaux peut être une gageure car les environs regorgent de fast-foods et de pièges à touristes.


Mais ici, dans la rue Sardenya au numéro 302, à trois minutes à pied de la grande basilique et ouverte tous les jours sauf le lundi, vous pourrez venir dans cette adresse majoritairement de la population locale et vous rafraîchir avec un verre de vin ou un vermouth tout droit sorti du tonneau. Crée en 1903, initialement la propriété d’un certain Pepe Collado qui transféra par la suite l’affaire. A l’époque, le lieu était plein de siphons, de bouteilles, de photographies anciennes et de quelques affiches politiques du POUM et de la FAI, de la guerre civile, plutôt vieilles et jaunâtres.



L'endroit à nouveau changé de mains, la plupart des vieilles affiches de la guerre civile espagnole ont disparu, mais cela vaut toujours la peine d’y faire un tour si vous vous trouvez dans le coin. Presque le même décor, tout en conservant son apparence, quelque chose de plus propre avec des murs repeints. Heureusement, les touristes ne visitent pas cette cave, malgré la présence de la Sagrada Familia à quelques mètres et le maintien de la même atmosphère.




Une bodega avec une petite entrée, divisée en 2 salles, une première où se trouvent le bar et les réfrigérateurs et une seconde pièce où se trouvent les bottes à vin, à la fois sur les murs et sur le sol, sous forme de tables. C'est dans ces tables et dans le petit bar de l'entrée que vous pourrez goûter une large variété d'assiettes et de tapas, des conserves froides et des plats plus élaborés ou bien une bonne bière froide. La spécialité ici serait les beignets de morue qui sont parait-il très savoureux et valent la peine d'être goûtés.



Ce bar situé à l'avant présente des photos antiques de la Sagrada Familia, des barriques, l’ambiance y est très familiale, tout le monde semble se connaitre.


La salle à l'arrière, empilée avec des tonneaux de vin et chapelets d’aulx, contient une série de peintures murales, des photos noir et blanc, d’anciennes gravures et de vieilles bouteilles d’alcool.




Comme nous sommes dans une bodega, le vin se vend directement depuis les tonneaux ; du Rancio, du Malaga et du Moscatel pour les vins doux.



Une caña, du Vermouth, un tapas de « lacon » qui est une spécialité, un mot de galicien, dérivé du latin lacca, faisant référence référant à la patte antérieure du porc. Il est élaboré comme un jambon, salé et séché. Le « lacon » est ensuite cuit pour obtenir un produit proche du jambon cuit mais avec une saveur différente venant de la méthode d’élaboration.




L’endroit se trouve aussi être un bon endroit pour regarder les matchs de Barça à la télévision. Une bodega spéciale et authentique à visiter.

mardi 9 avril 2019

Sutta E Supra, Barcelone


Semaines après semaines, le nombre de tables italiennes ne cessent d’augmenter, ce qui finalement est assez normal considérant le nombre d’Italiens qui est si je ne me trompe pas, la pus grande communauté étrangère en ville. Ceci dit je me suis toujours demandé pourquoi la majorité des tables qui s’ouvrent, sont des pizzerias ou alors des tables qui se voudraient gastronomique en lieu et place de sympathique trattorias avec une authentique cuisine réalisée selon les règles et avec de bons produits, comme se plait à faire « Un'Altra Storia » ou même encore l’ «  Eroica Caffè » et « Benzina » pour ne citer que quelques exemples. Aujourd’hui c’est une nouvelle table qui attira toute mon attention, celle de « Sutta e Supra ».


Etablissement dans l’Eixample dont la proposition est une « cuisine créative à travers la tradition », avec une série de mets qui principalement proviennent des régions du Piémont et de la Sicile. Propriété d’une famille qui provient de ces deux régions et qui vivent depuis de nombreuses années à Barcelone.


Ce qui surprend immédiatement c’est la taille de l’espace qui est à la limite du gigantesque pour un restaurant de ce type. En espérant que celui-ci devienne populaire et se remplisse dans le futur proche, on pourra apprécier le côté aéré et la non promiscuité entre tables. Mais en tout cas ce soir, ce n’est pas le cas et rend l’espace un peu étrange. Toujours est-il que la première grande pièce à l’entrée avec banquettes, coussins, murs de briques et lumières industrielles m’a semblé être le plus réussi mais probablement n’est proposé que pour les déjeuners ou encore si on le demande.


Après le long bar, la salle principale elle, m’a semblé être vraiment austère, entre un concept un peu scandinave genre cafétéria IKEA et je ne sais quoi. Il y a sérieusement quelque chose qui manque dans cet espace vraiment un peu froid surtout lorsque la salle n’est pas comble. Peut-être la couleur des murs ou alors les tables alignées un peu trop scolairement. Les photos noir et blanc, même de qualité, ne sont pas tout à fait en accord avec le reste.




Ici on n’a pas lésiné pour la cuisine qui semble être un modèle du genre et que l’on peut apercevoir à travers une grande baie vitrée. Hotte d’aspiration géante, multiples plans de travail et tous les modes de cuisson possibles et imaginables. Et dans celle-ci, l’équipe en cuisine bien concentrée.



Dans un des coins de cette grande salle, un cellier bien fournit mais qui au final n’offre qu’un choix de vins tous italiens très limité.


Sans comprendre pourquoi, on attend une fois assis, la carte et la prise de commande sont longs à venir. Comme bienvenue, quelques bonnes olives vertes nous seront proposées une fois la commande passée.


La carte est structurée sur une seule page comme en Italie avec les entrées, les premiers et seconds plats. Une jolie série de plats donc des deux régions déjà mentionnées, plutôt a des tarifs supérieurs compte tenu de la situation actuelle, à savoir un nouvel établissement qui doit créer sa réputation. Néanmoins, tenant compte de la réduction obtenue sur un site, l’addition restera des plus raisonnable. Un des ajustements à faire si les offres disparaissent.

Pas forcément attirés par les entrées cela sera deux « premiers plats » qui d’ailleurs peuvent également être choisis comme entrées. Notre choix se fera sur les poissons du jour en friture avec une mayonnaise citrique. Maintenant après réflexion, il faut bien se dire que cette entrée est complètement associé à quelque chose de banal. Et là c’est la déception. Trop de pâte, trop d’huile dans celle-ci et surtout…le goût d’huile. Le produit est frais, de qualité mais complètement masqué par cette friture vraiment quelconque.


On change de registre avec pâtes farcies, beurre aux noisettes et sauge. Les pâtes qui sont des « agnolottis » sont fine, bien entendu « maison » avec une bonne farce, un beurre fondu, du parmesans et quelques feuilles de sauges. Pour la noisette, je ne sais pas. Toujours est-il que c’est un bon plat de pâtes.


Puis un riz, un risotto aux petits pois de Maresme, supions et menthe. Les petits pois du moment qui sont surement parmi les meilleurs au monde, un riz carnaroli de qualité, quelques supions et une menthe plus que discrète. La cuisson est bonne, mais cela manque tout de même un peu de gourmandise.


Une très bonne poitrine de porc croquante, fèves et pommes. Le porc est cuit à la perfection et fond dans la bouche, les fèves semblent être juste cueillies, le fond de sauce est léger et parfait, la pomme amène de la fraicheur et un côté doux. Un très beau plat.


Du loup sauvage, poireaux et sauce à la réglisse. Le poisson est cuit sur la peau, peut-être quelques secondes de trop, les poireaux se marient parfaitement avec, le seul bémol c’est qu’il n’y a pas vraiment de sauce ; c’est juste « un coup de pinceau » sur l’assiette ! Dommage pour plusieurs raisons.  Tout d’abord on apprécie tous un peu plus de sauce sur le poisson. Ensuite la réglisse est un magnifique condiment et c’est un accord idéal avec les produits de la mer ! Pourquoi ne pas plus s’affirmer sur cette saveur ? Une observation d’ailleurs assez globale, les assiettes manquent de « punch ».


Le choix des vins n’est limité qu’à quelques bouteilles, cela sera donc le choix d’un Barbera d’Alba Superiore Ausario Molino qui ne m’aura laissé aucun souvenir.           


Il y a un certain nombre d’ajustements à réaliser dans cet établissement et l’on peut penser que c’est dû la jeunesse de celui-ci. Un décor trop austère à améliorer, une ambiance à créer, un service plus pointu et des saveurs plus nettes. A ce jour on ne se rappellera pas forcement de ce que l’on a mangé quelques semaines plus tard alors que les produits sont de qualité, les cuissons maitrisées et le dressage adapté. Probablement une question de peu de temps pour travailler sur ces points et en faire une offre qui se différencie dans la gastronomie italienne de la ville.

samedi 6 avril 2019

Bodega Amposta, Barcelone


Rares sont mes coups de cœur depuis quelques temps mais ce soir cela en est un et vraiment inattendu. Qui s’imaginerait trouver dans cette rue un peu perdue et en retrait de la place d’Espagne un tel lieu ?  Un quartier un peu délaissé en gastronomie bien que non loin de Sant Antoni ou Poble Sec, près de la Fira de Mostras et du Forum Espai Caixa, où les frères Barragan décidèrent de reprendre un ancien établissement au nom de « Bodega Amposta ». Lieu où ils venaient pendant leur enfance pour l’heure de l’apéritif mais qui bien entendu était complètement différent bien qu’aussi des plus authentique.


En cuisine ce n’est pas n’importe qui ou alors un débutant car il s’agit de Txema Martinez qui par le passé travaillait chez « Inopia », le premier établissement de Albert Adria bien avant les « Tickets » et autres « Enigma ». Également des passages chez « El Bulli » et « Mugaritz ». Responsable en cuisine et partenaire, il apprit a devenir rigoureux, a être sous pression mais surtout a devenir un cuisinier brillant avec beaucoup d’idées. Son coin cuisine n’est guère grand et c’est avec beaucoup d’étonnement que l’on s’apercevra que tout fonctionne sur des roulettes.



Les propriétaires actuels ont entièrement rénové les locaux de 2 étages, tous décorés avec un goût rétro et recherchant l'esthétique des caves des années 60. Un local rénové mais qui heureusement possède encore les traces du temps avec les vieux frigos, les bois, les briques,  les marbres  et les tonneaux en hauteur dans un coin.





L'étage inférieur est l'endroit où se trouvent le bar à tapas et les tables hautes, la cuisine dans le prolongement. Puis quelques petits coins où se trouvent des tables basses. C'est clairement la partie la plus fréquentée et bien entendu la plus bruyante du restaurant.  Autrement vous aurez également la possibilité de réserver dans la salle à manger au dernier étage qui est plus calme et plus loin de l'agitation.  Question de goût ! Dans tous les cas, on appréciera la superbe ambiance à laquelle l’on ne s’attend pas lorsque l’on marche dans les rues.



Une salle en longueur, la vitrine du bar avec les produits du jour et les diverses préparations. Des étagères avec les bouteilles mises en vente et qui affichent même les prix sur des petites étiquettes.




Au bar, plutôt pour l’apéritif, olives, anchois et diverses charcuteries.



Dans le coin cuisine, une autre vitrine réfrigérée avec coquillages et crustacés. Langoustines, carabineros et ce thon Balfego.  L’étiquette du poisson qui a un code d’identification. Thon bluefin qui a été pêché selon le TAC (Total Allowable Catch) que le SCRS (Scientific Committe) de l’ICAT a défini comme durable. Un poisson qui a été nourri exclusivement de pêche extractive, sans aucun additifs, antibiotiques ou compléments alimentaires. Ce qui illustre le sérieux du restaurant dans le choix de ses produits !  




La cuisine de Txema Martinez est assez faussement simple et évidente car se réfère exclusivement à des mets de bars pour l’apéritif et une carte de mets un peu plus sophistiqués mais toujours dans un registre que je qualifierais de connu. Ne pensez pas trouver de cuisine moléculaire ou l’équivalent « à la Adria » mais de grands classiques de bars à tapas exécutés comme dans très peu d’endroits. Ici le four Josper est au cœur de cette cuisine pour toutes les préparations entre autres à la braise. Une très belle carte et aussi deux menus de dégustation. Et lorsque l’on choisit l’étendu « Fiesta Mayor », c’est au prix de 35 euros que celui-ci est tarifé ; probablement l’un des meilleurs rapport qualité/prix en ville. Un menu qui vous permettra de découvrir un maximum d’assiettes mais il faut avoir vraiment faim !

On sera tout de suite étonné de voir autant de professionnalisme dans le service et surprit que malgré la foule, cela débite en cuisine !


L’ensemble du menu arrive de manière bien structurée avec tout d’abord les très bonnes olives Gordal avec une vinaigrette au Vermouth. Originaire d'Andalousie, dans le sud de l’Espagne, cette olive est la variété la plus grosse et la plus charnue de toutes. Dégustée avec cette sauce type Espinaler mais améliorée avec du Vermouth et quelques morceaux d’orange. Une très astucieuse idée que de « renverser » le concept du Vermouth avec son olive ! En même temps, des anchois de Cantabrie conservés dans l’huile et le sel retravaillés.



Ils seront accompagnés d’un très bon pain à la tomate. Celui-ci est réalisé avec du pain de campagne. On déposera les anchois sur ce pain si on le souhaite.


Un autre met un peu inattendu, un excellent foie-gras mi-cuit avec des poires à la vanille. Pas n’importe quel produit car il s’agit d’un produit qui provient de chez « Collverd », l’entreprise la plus ancienne qui a été la première en Catalogne et dans toute l’Espagne, qui depuis 30 ans produit, élabore et commercialise les produits dérivés du canard. Accompagné de fruits parfumés et d’un peu de ciboulette.


Toujours classique mais parfaitement exécuté, une « Esqueixada », une salade d'été typique de la cuisine catalane. Elle est composée principalement de morue dessalée déchirée en lambeaux (bacallà esqueixat en catalan) mélangée à divers légumes méditerranéens comme des tomates ici particulièrement bonnes, oignons blancs, poivrons et olives. On l'assaisonne avec du sel, du poivre, de l'huile d'olive et du vinaigre. Ici avec les magnifiques haricots de Santa Pau.


Les incontournables et très bonnes croquettes de jambon ibérique de Jabugo. Une pâte croustillante et très crémeuse à l'intérieur. Élaborées parfaitement  dans tous les sens avec un jambon de la province de Huelva (Andalousie, Espagne), connue pour avoir une très longue histoire en tant que producteurs de jambon ibérique.


Un produit de la mer avec de très fraiches coques de Galice à la braise, cuite donc dans le Josper et avec un peu d’huile.


Le plat qui me fera vraiment jubiler car d’une incroyable gourmandises et une préparation mémorable. Les pois chiches aux Carabineros. Cela peut sembler simple mais détrompez-vous, la qualité du pois-chiche est magnifique, gros, moelleux, dans un fond de sauce type poisson et crustacé avec des saveurs enivrantes. Et sur le dessus probablement les meilleures crevettes qu’il soit. Une grande espèce de crevette de haute mer qui vient de l'Atlantique Est et se jette dans la mer Méditerranée. Ils sont réputés pour leur taille énorme et leur couleur rouge vif frappante. « Carabineros » se traduit par « police » en espagnol. Apparemment, parce que la couleur de leurs coquilles correspondait à celle de la police des douanes espagnole. Leur couleur rouge distincte ne change pas à la cuisson. Plus distinctes et plus robustes que les autres crevettes ou langoustines, elles sont également convoitées pour leur grande taille. Bien que leur chair réside dans la queue, leurs céphalothorax (la tête et le corps) ne doivent pas être négligés et sont excellents pour la préparation de soupes et de sauces claires comme ici. Aucune partie de ces crevettes ne devrait être gaspillée et n’oubliez pas que le goût de leur tête que l’on aspire est un « mets délicat ».



Une viande avec un filet de bœuf fondant avec son fond de sauce, poivre et sel.

La sélection de desserts de saison qui se soir s’avère être quelques truffes au chocolat sur une crème à base de vanille.



Une glace bien crémeuse avec les célèbres biscuits secs catalans à base d'amandes, les « Carquinyolis » qui se présentent sous forme de petites tranches de pain séchées.


Et un moment ludique pour les non habitués, boire au porronet un vin doux qui s’avère être du muscat.


Avec ce repas ce fantastique Montsant Acustic Blanc 2016, couleur jaune paille aux reflets assez dorés. Au nez une bonne intensité aromatique aux notes de fruit blanc mûr (pommes, poire et abricot) avec quelques nuances de fruit tropicale et d'agrumes. Ils sont accompagnés d'arômes floraux subtils, fleurs d’oranger et touches d'herbes aromatiques intéressantes sur un fond onctueux de pâtisserie et notes grillées.


Sans aucune hésitation, l’une des plus belles nouvelles tables en ville avec une superbe atmosphère. Les tapas sont tous très savoureux, préparés avec de très beaux produits, les prix sont raisonnables et le service est parfait. Clairement je répéterai incessamment sous peu cette visite pour essayer d'autres plats de la carte qui me parurent tout aussi alléchants.