lundi 25 septembre 2017

The Beerket, Barcelone




Dans le circuit des bars à bières, en voici un avec une architecture plutôt moderne au sud de Gracia, plus proche de l’avenue Diagonal. Sa particularité étant que l’on y puisse y venir remplir son « growler » qui n’a pas vraiment de mot équivalent en français. Il s’agit tout simplement d’une bouteille en verre sombre (les UV altèrent la bière) d’une capacité d’environ 2 litres que l’on remplit directement au bec pression de son bar préféré ou de sa brasserie. On ferme ensuite le bouchon mécanique afin de préserver le maximum de gaz carbonique et de ne pas altérer la fraicheur du produit. On peut ensuite emporter sa bière partout et la déguster chez soi.


L’intérieur consiste en un bar, quelques tabourets et tables avec une ambiance assez nordique dans cette décoration. Hauts plafonds, lampes contemporaines, des couleurs blanches, grises et noires. Quelque chose d’épuré mais tout de même une très bonne ambiance.





Les tireuses sont ici assez particulières et je dois dire que je n’en avais jamais vu des comme celles-là. Elles servent aussi bien à servir les clients pour la consommation sur place que de remplir les « growler ».


Au-dessus, les bières du moment aussi bien locales qu’internationales, avec les prix incluant les bouteilles à l’emporter. Possibilité d’acquérir son « growler » si j’ai bien compris pour la modique somme de 3 euros.


Il faut aussi mentionner que la rampe d’escalier permet de rejoindre un premier niveau où l’on peut faire des dégustations de bières en bouteilles ou tout simplement s’asseoir si le bas est plein.



La Silver Peel de chez Garage Co, bière de Barcelone est classée comme acidulée, se rapprocherait le plus des bières belges type kriek, avec le côté un peu fruité.


Un sympathique endroit qui propose donc cette formule de bouteilles à emporter, qui d’ailleurs existe et est populaire depuis de nombreuses années aux USA. La sélection est de qualité, le lieu moderne, une belle adresse.

samedi 23 septembre 2017

Sant Antoni Gloriós, Barcelone



Dans le quartier de Sant Antoni pour le lunch alors pourquoi ne pas simplement retourner chez le superbe « Sant Antoni Glorios » qui nous avait beaucoup plus quelques semaines en arrière. Je ne redécrirai pas le lieu et son histoire car vous pourrez vous référer au billet suivant.


Un lieu toujours aussi agréable pour quelques tapas que l’on prendra au bar ou à l’une des tables surélevées. Aujourd’hui un sympathique serveur français qui s’occupera de nous et qui nous conseillera afin d’apprécier d’autres plats du chef « Mandu ».





On lèvera la tête pour voir ce qui est inscrit sur l’ardoise murale où se trouve les plats du jour, avec aujourd’hui les cannellonis de canard et de foie gras. La première fois il s’agissait de fleurs de courgettes qui ne sont plus vraiment de saison et là de la pâte.


Mais commençons par les célèbres « patatas bravas » qui sont probablement le plus célèbre tapas en Espagne, inventées et brevetées à Madrid. Ce sont des pommes de terre découpées en morceaux irréguliers d'environ 2 cm, cuites et recouvertes d'une sauce piquante. Elles sont toujours servies très chaudes avec une sauce tomate mélangée à du vinaigre et du piment de Cayenne par exemple et souvent d'autres ingrédients sont ajoutés mais ceux-là restent toujours le secret de celui qui la prépare. En Catalogne la sauce est faite avec de l'huile d'olive, du piment, du paprika et du vinaigre. L'important est que cette sauce soit relevée d'où le nom de bravas voulant dire puissante, forte. Cela peut être délicieux comme infecte et finalement rares les endroits où celles-ci sont bonnes. Celle servies ici sont fabuleuses, rôties à point sans trop de graisse, avec comme je l’aime l’aïoli et la pâte pimentée séparée.


Ensuite ces fameux cannellonis qui en réalité sont quelque chose entre pâte et crêpe, probablement poêlée au préalable et ensuite farcie avec le mélange chaire de canard et foie, la sauce absolument gourmande et délicate. A ne surtout pas manquer lors d’un repas.


Cette fois-ci cela sera la « Truita al Gust », qui signifie omelette et qui diffère considérablement des tortilla ou omelette française, avec deux textures, une première plus traditionnelle et la seconde mousseuse. Au centre une fine compote de légumes à base de poivrons et tomates. Pas vraiment une ratatouille, quelque chose d’un peu plus fin.



Puis les excellents pois chiches et crevettes. Les têtes et carapaces des crustacés ont été utilisées avec de créer un délicieux fumet dans lequel les légumineuses ont été ajoutés pour le côté sauce et ensuite les crevettes elles-mêmes, un peu de ciboulette ciselée sur le dessus.


Et pour terminer une fantastique viande rouge, ce qui est assez rare au vu de ce que l’on voit dans les marchés, souvent pas rassies et sans grand intérêts. Du faux-filet de « rubia gallega », blonde de Galice, viande d’exception amenée dans un cassoton à table car celle-ci a séjourné quelques instants sur un lit de braises de branches de pin afin d’amener un goût légèrement fumé.



La viande sera ensuite disposée sur un mélange de légume poêlées et entourée d’une huile de persil. Cuite à la perfection, fameuse et avec une saveur finement fumée.


En dessert un cheesecake avec une gelée de tomates sur le dessus, léger et très plaisant.


Avec ce repas de la bière Alhambra qui est l’une des spécialités de la brasserie Mahou mais ne pas ignorer l’intéressante carte de vins qui de plus sont exposés sur des étagères.



A nouveau un sans-fautes pour un repas de tapas vraiment exemplaires, originaux, soignés et surtout délicieux. Une adresse a ne pas manquer à Sant Antoni.

jeudi 21 septembre 2017

Bodega Monumental, Barcelone




Le simple mot de « Bodega » peut vraisemblablement faire un peu rêver en Espagne car l’on s’imagine a prime abord à un endroit séculaire, authentique, plein de charme, peut-être parfois un peu vétuste et où l’on boit et mange de manière traditionnelle. Eh bien sur les recommandations d’une personne locale, me voilà parti pour la « Bodega Monumental » dans le quartier de Sants, non loin de la place d’Espagne. A priori loin de la vieille ville et des flots de touristes, donc un lieu normalement prometteur. L’extérieur présente bien et se veut plutôt rassurant.


Ce qui est tout d’abord un peu surprenant en entrant c’est que l’endroit est quasiment vide. Théoriquement un bar à cette heure-là se devrait d’être rempli, allez savoir pourquoi. La décoration a première vue semble être traditionnelle mais je ne sais pourquoi manque d’authenticité. Cela peut paraitre étrange mais on dirait un décor de Bodega…dans une Bodega.


Un bar à tapas des plus classiques avec des raviers à olives et anchois. La salle à manger se trouvant au fond avec un décor même si hispanique, me semble un peu aguiche l’œil, c’est un peu trop propret dans le sens ou un décorateur a dû passer par là en alignant scrupuleusement bouteilles et boites de conserves, mais bon, passons. La clientèle est ce soit exclusivement étrangère.





Certes l’établissement a vu de belles heures au des nombreuses photos du passé témoignant des visites de stars ou autres célébrités.




Arrive une serveuse qui visiblement ne comprend pas grand-chose, incapable de conseiller quoi que ce soit et qui nous prend pour des touristes qui évidemment ne comprennent rien à la cuisine locale. Une carte plastifiée, ce que je déteste dans toutes les langues. Une cuisine traditionnelle, c’est bien d’ailleurs pour cela que nous sommes venus, jusque-là rien de surprenant.

On prendra pour commencer tout simplement des croquettes à bas de champignon et foie gras ainsi que des petites bouchées de boudin parfumée à l’orange. Ceci se commande à la pièce et arrive sur un plat rectangulaire. Je ne me rappelle pas d’avoir mangé d’aussi mauvaises croquettes depuis bien longtemps. Fermes, une farce au goût pas très net, une utilisation de beaucoup de farine, brefs pas bonnes. Même pas sûr qu’elles soient faites ici. Le boudin lui est enfermé dans une feuille de brique, cela a passé à la friture, en prenant le tout dans la bouche c’est une vraie giclée de graisse en bouche.


La bomba se laisse manger, ni bonne, ni mauvaise, les sauces dessus me semblent plus qu’industrielles.


Les tripes aux pois chiches sont, elles par contre assez correctes, tendres, une sauce à base de tomates pois-chiches et chorizo.


Ce fût surtout le plat de riz qui nous incita à venir ici sur la recommandation. Cela ne sera pas une paella mais le riz cuit à la casserole en terre. Une déprime totale avec ce riz de piètre qualité qui nage dans une espèce de soupe. Bon je sais très bien que c’est un riz comme l’on dit ici « mouillé », avec une sauce plus importante que les classiques plats de riz noir et paella, mais pas dans cette proportion ! Le pire, c’est le goût de cette sauce farineuse qui probablement a été épaissie, ce goût de fumet industriel épouvantable. Quelques pauvres tranches de calamar et de probable porc. Ce n’est vraiment pas bon.


Le choix de vin est d’une incroyable tristesse avec sa carte plastifiée et quasi remplie de références de vins de masse. Ici un riesling de la maison Torrès beaucoup trop doux.


Que dire de plus… eh bien pas grand-chose…