mardi 8 octobre 2013

Moeder Lambic, Bruxelles



Retour au superbe Moeder lambic place Fontainas qui peut se vanter de proposer un des choix de bières belges les plus extraordinaires qu’il soit. Aujourd’hui il fait plutôt doux et l’on peut encore rester sur la terrasse plutôt animée. 



Mais l’intérieur l’est tout autant et c’est dans cette agréable salle en longueur que je m’installe.


Une salle très agréable avec tables-banquettes et un bar derrière s’affère un service qui connait bien son métier,  des lumières indirectes le long des murs de briques. Le coté moderne se marie parfaitement avec le côté un peu rustique des murs.



Les propositions de bières de la semaine sur ces tables mais sur les murs les bières en permanence servies inscrites sur de grandes ardoises.

 
Une carte ou l’on peut aussi trouver un classement bien pratique : blondes/légère/amères, blondes/légères/douces, blondes/fortes/amères, bref au moins sept ou huit différentes possibilités.


Cette fois-ci j’opte pour selon moi l’une des meilleures kriek qui existe, la Cantillon « cask ». Rien avoir avec ce qui est généralement servi ailleurs qui a été sucré et probablement aromatisé. La kriek est une bière à la cerise de fermentation spontanée. On  ajoute ces cerises dans ce que l’on appelle du lambic qui peut également être servi. Une maturation de plusieurs mois s’ensuit dans un tonneau rendant le breuvage de couleur rouge et légèrement acide avec un taux d’alcool d’à peu prêt 6%.


Pour suivre je prends une autre bière qui m’était totalement inconnue ; l’Adelardus Triple de la brasserie de Klerkom à 9%. Une bière avec une belle robe blonde-orange, un bon goût de houblon, fruitée (des saveurs d’ananas, de pêche) et parfumée.


Pour accompagner ces bières une délicieuse saucisse sèche à la gueuze Cantillon que l’on peut tremper dans de la moutarde. 


Du houblon à croquer vous sera apporté pour changer votre goût en bouche entre chaque bière.

 
Un endroit incontournable pour découvrir des bières belges difficilement trouvables ailleurs.

dimanche 6 octobre 2013

Vert Bouteille, Genève



Et voila un sympathique endroit pour prendre un verre et grignoter quelque chose ! Situé dans une rue probablement les plus festives de Carouge, un joli bar à vins qui à le mérite de vouloir faire plaisir aux clients et tout cela avec de la bonne humeur.


Sur le trottoir quelques tables pour celles et ceux qui sont souhaitent encore s’imaginer être en été, quoique la température est encore très agréable cette soirée, quelques tonneaux et des bougies.


A l’intérieur une petite salle joliment agencée qui à tout son charme. Quelques mobiliers de récup me rappelant les années 60 (surtout les chaises de formica…), des bouteilles un peu partout sur les murs et un joli zinc derrière lequel Fabien et son acolyte s’affèrent soit à ouvrir les bouteilles ou préparer quelques encas.




Un agréable fond de musique qui donne à l’endroit un coté détendu et au tout un coté un peu festif propice à écluser quelques gorgeons.

C’est avec le sourire que l’on nous présente les divers vins affichés sur l’ardoise murale car les noms y figurent…mais non pas leur origine. Fabien nous dit alors « faut bien nous laisser quelque chose à faire…présenter les vins ! ». Et c’est partit sur son conseil pour quelques verre dun vin appelé Montis Regalis, un vin d’agriculture biologique de Dominique Andiran. Un vin de Gascogne avec une belle fraicheur en bouche réalisé avec du Chardonnay et de l’Ugni-blanc.


Ici vous pourrez également accompagner vos vins de planchettes qui se déclinent soit en 4, 6 ou 8 ingrédients. Ces fameux ingrédients sont des sortes de tapas que vous pourrez sélectionner de la carte qui circule de table en table.


Nous choissirons quatre d’entre eux qui arriveront sur une ardoise avec une corbeille de pain. 


Deux petits fromages de chèvres frais marinés dans une bonne huile d’olive et quelques herbes sur le dessus.


La terrine du moment qui s’avéra être de porc et au poivre vert ; tout à fait plaisante.


Le poulpe mariné bien assaissoné mais un peu caoutchouteux.


Et en quatrième ingrédient un délicieux saucisson italien aux truffes qui m’a plus que convaincu.


Voici un très sympathique endroit pour venir prendre un verre en grignotant quelque chose dans une ambiance détendue et conviviale. A refaire !





Le Pot à Fu, Bellegarde-sur-Valserine


Me rendant à un festival au Fort de l’Ecluse à un peu moins d’une demi-heure de Genève, il s’avéra que le coin est plutôt exempt de restaurants ou bistrots pour un repas rapide et même repas tout court… La localité la plus proche étant Bellegarde-sur-Valserine que généralement l’on « survole » puisque l’autoroute en direction de Macon nous fait passer sur un viaduc. C’est après quelques recherches que nous nous sommes décidés à aller dans un établissement appelé « Pot à Fu » ne sachant pas trop quoi y trouver excepté une cuisine simple et ménagère, mais quelle belle surprise !


Dans une rue parallèle au centre ville et juste en face d’un parking (ce qui est bien pratique), un établissement à la devanture plutôt accueillante. Carte extérieure écrite à la main sur de l’ardoise, quelques bacs à géranium et une enseigne écrite dans un style plutôt rétro avec comme slogan « La tradition à fleur de pot »…

Une fois à l’intérieur, l’on est plutôt surpris par l’endroit ! Une très jolie salle qui rappelle les bouchons Lyonnais ou les anciens bistrots parisiens. 



Tout est minutieusement décoré avec des meubles d’une autre génération, des tables et chaises de bistrot, le bar avec son comptoir, des banquettes sur certains cotés, du parquet et sur les murs de couleur jaune, un ensemble de petites ardoises qui servent de carte pour les plats servis en ce moment et également les vins. Il y a une vraie harmonie dans cette salle presque art-déco qui immédiatement nous fait presque plonger dans une autre époque.




A premier œil, les plats de cette « carte » nous plaisent énormément car il est de plus en plus rare de trouver une cuisine de bistrot française traditionelle dans la région Genevoise. Bavette, foie de veau, quenelles, andouillette, tête de veau, choucroute, terrines, hareng pomme à l’huile, poêlée de champignons…que du bonheur ! De la vraie cuisine bistrotière !




Le patron avec sa moustache assure le service des boissons et sa souriante et guillerette femme s’occupe d’ammener entre autre les assiettes.

Je choisis pour démarre une terrine de foie de volaille maison qui s’est avéré être tout simplement parfaite. Pas trop sèche ni trop grasse et bien assaissonnée. Accompagnée de quelques cornichons, oignons et de quelques feuilles de salade.



Le foie gras frais maison est également délicieux ; parfaitement cuit avec un dosage alcool et sel parcimonieux. Servi avec du pain toasté et un chutney d’oignons et de figues. Souvent servi mais rarement excellent, eh bien ici il est irréprochable ! Pour accompagner ces entrées un verre de vin blan liquoreux ; un Sainte-Croix du Mont 2009.



Un moment assez unique lorsque l’on vient vous préparer le tartare au couteau à table. Je ne suis pas un grand adepte de ces « démonstrations » à table mais je dois avouer que ce fut un réel plaisir d’observer le patron arriver avec son joli petit chariot de bois et de le voir préparer le mélange devant vous. Huile, vinaigre, Tabasco, sauce Worcestershire, moutarde, ketchup, jaune d’oeuf, échalottes, capres, fines herbes et j’aurai peut-être oublié quelque chose… La viande est découpée à la perfection. Je ne me rappelle pas d’avoir mangé un tartare comme celui-ci depuis des années… 






Les frites maisons sont bonnes mais malheureusement un peu molles.


Je ne peux pas résister en voyant que l’on propose le ris de veau aux morilles. Tranchés finement, passé au beurre et accompagné d’une fine sauce crèmée aux morilles. Simplement jubilatoire ! 



En accompagnement quelques légumes frais ; carottes, haricots verts et une tomate provencale. 

 
Sur le coté un excellent flan à la courge.


Avec ce repas un sympathique et « fiable » Crozes-Hermitage Les Jalets 2009 de la classique maison Jaboulet.

Nous achèverons ce repas avec une délicieuse crème speculoos servie d’ailleurs comme le café dans une vaisselle qui nous rappellera les brocantes où l’on voit souvent ces porcelaines prsque d’une autre génération. 





L’addition est manuscrite ajoutant une touche de grande humanité à ce magnifique repas. 



Une cuisine trop rare assez semblable à celle que l’on pourrait trouver au café des Voyageurs de Genève. Assurément un nouveau coup de cœur à une trentaine de minutes de Genève.