samedi 13 juin 2026

Bar Iberia, Barcelone

 Une de mes adresses favorites où je sais que je vais vraiment manger des produits exceptionnels soigneusement choisis par Francisco et Longinos Álvarez, les deux frères dont l’un est cuisiner et le second gère entre autres la salle à manger. Une table que j’encense depuis des années et qui reste heureusement tout de même un peu méconnue du grand publique malgré une notoriété croissante.


Un cadre toujours aussi unique, celui d’un restaurant populaire qui supporte l’équipe de football locale qui aura donné son nom au bar. Lorsque l’on arrive a 13 :00 qui est l’heure d’ouverture du déjeuner, il y aura déjà quelques clients et amis devant le comptoir, prenant une bière, un apéritif avec les deux jumeaux qui sont également présents à ce moment-là, le service n’ayant pas encore commencé.


Bières, jambon à la découpe, olives, gildas et probablement d’autres petites bouchées pour se mettre en appétit.


Dans la vitrine frigorifiée, les produits de la mer qui de toute première fraicheur vous seront ensuite proposés si vous le souhaitez, car il y a aussi un menu du jour, des plats énumérés sur une ardoise murale et derrière ce comptoir les ajouts du moment. Langoustines, couteaux, tellines, coques et bien d’autres.


Pour les amateurs de viandes, une armoire réfrigérée avec des côtes de bœuf maturées.


Ici je prends toujours leurs calamars à l’andalouse qui sont sans aucun doute les meilleurs que je connaisse en ville. Pas une once de gras, une fine, très fine couche de panure à peine perceptible et une texture vraiment moelleuse. Bien sur que l’on vous propose cela partout mais ceux-ci sont exceptionnels.


Le nec plus ultra avec un produit de fête, des « gamba roja » qui viennent de la région d’Alemria qui sont malgré leur apparence grillées, crues à l’intérieure mais chaude avec un étonnant goût sucré. Un produit d’exception, rare, bref unique qui seraient des crevettes rouges de Garrucha qui sont l’un des produits de la mer les plus prestigieux d’Espagne. Ce sont des crevettes rouges profondes (Aristeus antennatus), mais avec une réputation unique parce qu’elles proviennent d’une zone de pêche minuscule, juste au large du port de Garrucha, dans l’est d’Almería.


Un des riz qui m’a le plus impressionné à Barcelone, c’est celui-ci…Le riz à la queue de taureau qui (arroz de rabo de toro) est un monument andalou : profond, gélatineux, intense, avec un riz qui boit toute la puissance du ragoût.


Voici ce qui fait la différence entre un bon riz… et un riz qui marque à vie car le le jus de cuisson est ton or noir, le rabo libère gélatine, collagène et moelle. Ce bouillon donne un riz onctueux, brillant, presque collant qui en fait la signature du plat. Pour de la profondeur, un sofrito avec du vin rouge, et une réduction quasi complète qui donne un goût rond et puissant. Du riz bomba qui absorbe 3 fois son volume sans éclater. Le résultat est des grains fermes mais imbibés de jus. Puis la texture est qualifiée de meloso. Ni sec, ni soupe. Un riz crémeux, qui s’étale doucement dans l’assiette.


Cette fois-ci le cheesecake est absolument parfait, encore légèrement coulant et crément en son centre. Je sais qu’ils ajoutent un autre fromage, mais plus très sûr si c’est du parmesan ou autre chose.


Avec ce magnifique repas, un Lagar Cervera Albarino 2024 Lagar de Fornelos qui est un est un vin blanc sec de Rías Baixas, 100 % Albariño, très bien noté (92 Peñín, 92 Tim Atkin). C’est l’un des Albariños les plus fiables et élégants de la région, avec un style frais, salin et très aromatique. De couleur une verdâtre, très brillant, typique des Albariños jeunes.


Le bar Iberia, on y vient et on revient, déjà pour se retrouver avec les locaux qui vont manger le midi, les portions qui sont généreuses, une ambiance familiale, la cuisine est celle des familles qui aiment la bonne chair et le rapport qualité‑prix est imbattable. Ce n’est ni un gastro, ni un bar à tapas moderne, ni un lieu branché : c’est un bar de barrio solide, avec une réputation très haute pour son style.




jeudi 11 juin 2026

Bistro Nou, Barcelone

 

Nouveau petit bistrot bien sympathique que tenu par ce jeune chef d’origine française dans le quartier de Poblenou. Une arcade un peu en dehors des axes classiques du quartier mais propice a un repas tranquille et une chance pour les gens du quartier qui y travaillent ou non. Situé donc dans une rue très calme dans un quartier rempli de bureaux ce qui probablement va attirer une clientèle additionnelle.


Un bistrot de quartier comme on les aime, un lieu de rencontre, avec une jolie proposition gastronomique qui permet de découvrir des producteurs locaux qui et de savourer une cuisine honnête pleine de saveurs. De bons vins, des produits frais et le tour est joué !


Le chef Romain Eprendre de Normandie,  un ancien Gresca qui s’est donc lancé dans une nouvelle aventure en amenant sa touche personne dans sa cuisine avec bien entendu quelques techniques culinaires de son pays d’origine. Accompagné d’un second prénommé Lú. Comme déjà mentionné, des produits frais, pas de produits surgelés, et tout, absolument tout, fait à la maison.


Deux niveaux dont une mezzanine et quelques tables à l’extérieur qui permettra aussi bien de prendre un repas qu’une collation comme des boissons avec quelques tapas.


La carte étant exposée sur une grande ardoise murale, proposant donc des tapas et une série de plats plus sophistiqués.


Pour commencer des Brava Bistro Nou. En fait des pommes dauphine sont une préparation française moelleuse et croustillante, faite en mélangeant purée de pommes de terre et pâte à choux, puis en formant de petites boules qui sont frites jusqu’à devenir dorées et légères. La pâte à choux apporte le gonflant et la texture aérienne qui distinguent les pommes dauphine des autres préparations. Un extérieur croustillant et un intérieur soufflé, presque comme un nuage de pomme de terre. Le nom “dauphine” n’a pas de lien direct avec la région du Dauphiné : c’est un nom noble, comme “duchesse”, utilisé pour donner du prestige à une préparation raffinée. Une sauce Brava pour accompagner qui est une sauce espagnole piquante, emblématique des patatas bravas, et née dans les tavernes de Madrid. Sauce rouge, relevée, avec un piquant modéré.


Un poisson cru mariné, du maquereau avec une sauce à base de Ponzu, sauce japonaise acidulée à base d’agrumes, très utilisée dans la cuisine traditionnelle (washoku). C’est l’un des assaisonnements les plus emblématiques du Japon, apprécié pour sa fraîcheur, son équilibre acide‑salé. Quelques lamelles d’ail frit sur le dessus.


Un tartare Bistro Nou, tartare de bœuf façon bistrot (couteau, avec des condiments classiques) servi avec du pain grillé.


De très bon artichauts avec une sauce hollandaise fumée faite avec du merkén (ou merquén) est un condiment fumé et épicé originaire du peuple Mapuche au Chili. C’est l’un des assaisonnements les plus emblématiques de la cuisine chilienne. C’est un mélange d’épices composé principalement de Piment “cacho de cabra” séché, de Piment fumé au bois (tradition mapuche), de coriandre en graines moulue et de sel, qui donne une poudre rouge‑orangée, fumée, légèrement piquante, avec une profondeur aromatique très particulière.


Le plat qui nous aura le plus illustré le savoir-faire technique de Romain c’est cette caille aux galeras. Ce que l’on peut qualifier de « mer et montagne ». Les galères (ou galeras en catalan / espagnol) sont des crustacés marins de la famille des squilles, proches des crevettes-mantes (mantis shrimp). On les trouve beaucoup en Méditerranée, notamment en Catalogne, à Valence et dans le sud de l’Espagne. Ce ne sont ni des crevettes, ni des langoustines, mais un type de stomatopode. Produit que l’on utilise typiquement pour les bouillons et fumets (excellent pour paella, fideuà, arroz caldoso), ici traité comme un fumet pour créer un fond avec également la caisse comme base de sauce. Accompagné de quelques feuilles de blettes, un plat très accompli.


Clin d’œil à la France pour le dessert avec un sablé breton à la pomme et au praliné.


Un petit choix de vins sympathiques et cela sera un Comalats  Cuprum Vinos de la Vall del Corb, un vin rouge mono-cépage 100% Cabernet Sauvignon produit par le Celler Comalats (situé à L'Ametlla de Segarra, Lleida). Il s'inscrit dans l'appellation Costers del Segre (sous-zone Vall del Corb) et se distingue par une viticulture biologique et une approche artisanale respectueuse de l'environnement, un léger, fluide et très expressif.



Un restaurant de tapas créatives, fraiches, avec une forte influence française et fusion et une une ambiance casual mais soignée. Une adresse plus que prometteuse !

lundi 8 juin 2026

Chennai Masala Dosa, Barcelone

 

Cela faisait un certain temps que je n’étais pas retourné chez Chennai Masala Dosa qui est indéniablement l’un des restaurants indiens les plus authentiques avec des saveurs comme celles que l’on trouve dans le sud de l’Inde qui se distingue par une identité très marquée : riz, coco, fermentation, épices fraîches, feuilles de curry, et plats souvent végétariens mais très aromatiques.


C’est aussi ici que l’on trouve comme le nom de l’établissement, le masala dosa quiest une grande crêpe croustillante faite à partir d’une pâte fermentée de riz et de lentilles, garnie d’un masala de pommes de terre épicées, puis servie avec sambar (soupe de lentilles) et chutneys (coco, coriandre, tomate…). C’est un pilier du petit-déjeuner dans le Karnataka, le Tamil Nadu et le Kerala.


La salle de ce restaurant n’a pas changé, pas trop de surcharge de décoration de ce pays, un petit côté tout de même cantine, on vient ici principalement pour la cuisine.


Le choix de plats étant important et les visites rares, nous nous focaliseront sur bien entendu un dosa et l’un des thalis proposés. Le Thali étant un repas complet servi généralement sur feuille de bananier, avec riz, currys, chutneys, pickles ou alors sur un plateau métallique avec des raviers ou compartiments.


Pour commencer un Podi Masala Dosa que l’on partage en entrée. Un Podi Masala Dosa, c’est la version plus intense, plus parfumée et plus “umami” du masala dosa classique. On garde la même base, une grande crêpe fermentée croustillante mais on y ajoute un ingrédient magique : le podi. Aussi appelé gunpowder, c’est une poudre d’épices torréfiées typique du Sud de l’Inde. Selon les régions, il contient, des lentilles grillées (urad dal, chana dal), du piment séché, du sésame, du cumin, de l’asafoetida, sel et parfois un peu de sucre de palme. On le mélange souvent avec un peu de ghee pour le rendre parfumé et légèrement collant. Le résultat est un goût fumé, épicé, grillé, très addictif. Toujours aussi fin et croustillant, farci avec le masala de pommes de terre à l’intérieur.


Les thalis qui suivent sont souvent autour d’un thème comme poulet, poissons, crustacés ou végétarien.

Cela sera un thali poulet, avec du riz, un curry de poulet, un masala de poulet 65, un pappadum, une soupe au tamarin, des légumes, des oignons frits, une raita et un dessert. Le chicken masala 65 est un plat culte du Sud de l’Inde : du poulet frit ultra croustillant, mariné dans un mélange d’épices, de yaourt, de piment, puis sauté avec un masala final. C’est l’un des plats les plus explosifs, parfumés et addictifs de la cuisine indienne du Sud.


Né dans les années 1960 à l’hôtel Buhari de Chennai (Tamil Nadu). Le “65” viendrait soit de l’année de création (1965), soit du nombre d’ingrédients (mythe), soit du numéro du plat sur la carte. Mais la version officielle étant que cela a été créé en 1965.


Servi avec un chapati qui est l’un des pains les plus simples et les plus anciens du sous-continent indien. C’est un pain plat, sans levain, cuit à la poêle, souple et chaud, que l’on utilise pour attraper les currys, les légumes ou les lentilles.


Le second thali de poisson, avec du riz, des currys de poisson et fruits de mer: très présents en Inde su sud grâce à la proximité de l’océan Indien, des poissons frits, un papadum, une soupe au tamarin, des légumes, des oignons frits, une raita et un dessert. 


On y trouve toujours un curry de poisson (souvent au lait de coco dans le Sud), du poisson frit comme ici (masala fry, tawa fry), du riz (blanc, basmati), des légumes (sabzi, poriyal, thoran…), du sambar (soupe de lentilles au tamarin), papadum et yaourt. C’est un repas complet, équilibré, très parfumé.


De la bière comprise dans le menu pour le tout.

Toujours une adresse authentique du Sud de l’Inde, avec ses dosas impeccables et ses thalis de qualité. Une rare et précieuse adresse dans la ville hautement recommandée par les amateurs de cuisine sud-indienne.


jeudi 4 juin 2026

Romo Pizza, Barcelone

 

 

A se demander s’il n’y plus que les pizzerias qui marchent à Barcelone…Et voila encore une autre version de restaurant de Rafa Panatieri et Jorge Sastre mais cette fois-ci en chantant les louanges de la pizza romaine. Car oui…les Italiens et autres « se battent » en prétendant que leurs pizzas régionales sont les meilleures…Napolitaines vs Romaines… A ce jour on ne trouvait que principalement de la Napolitaine à Barcelone.


Alors c’est quoi la différence ? Pour rester simple, La différence tient surtout à la pâte, la texture et la cuisson. En une phrase : Naples = moelleux et gonflé ; Rome = fin et croustillant. Après…c’est une question de goût mais le plus important selon moi, c’est surtout la qualité de la pâte et les ingrédients que l’on trouve dessus !


On se rappellera que ces deux partenaires ont remporté le titre de meilleure pizzeria d’Europe selon 50 Top Pizza en 2023, puis la deuxième meilleure au monde un an plus tard.


A vrai dire, je n’ai pas le souvenir d’avoir souvent vu de pizzas de style romaine même ailleurs que Barcelone. La pizza napolitaine est passée de street‑food pauvre à icône culturelle, notamment grâce à son lien avec l’identité de Naples et son évolution historique. Elle est aujourd’hui perçue comme la pizza “authentique”.


La pizza romaine est moins connue et moins répandue dans le monde pour une raison simple : elle n’a jamais bénéficié du même “storytelling”, de la même migration, ni du même marketing culturel que la napolitaine. Et surtout… elle est moins spectaculaire visuellement, donc moins “exportable”.


Cela dit, ici contrairement à leurs autres pizzerias, comme c’est une pâte fine, ils n’ont pas besoin de four à bois et fonctionnent avec un four à gaz appartenant à la vie précédente de l’espace, avec un résultat très satisfaisant. Puis toujours de bonnes matières premières et des fournisseurs locaux.


La décoration du lieu est assez simple, voire minimaliste, un peu industrielle, avec des plafonds légèrement bas, et un côté presque année 70 avec des miroirs sur les murs.


Tout au fond, la cuisine ouverte où se font les cuissons des pizzas et dressages.

Les fameuses charcuteries de la maison sont bien utilisées pour les entrées ou même utilisées pour la confection de certaines pizzas.

Le service lui est franchement peu qualifié et ce n’est pas la première fois que je constate cela dans les établissements de ces deux personnes. Malgré une réservation, on essaie de nous coller dans un coin pas franchement agréable et en demandant pourquoi on ne peut pas aller a une table plus au fond de la salle…on me dit que c’est réservé…On croit rêver ! J’insiste…et finalement j’obtiens satisfaction. Ce n’est vraiment pas correct comme attitude, sans oublier que le garçon fût incapable d’ouvrir correctement la bouteille de vin…

En ce qui concerne la nourriture, nous prendrons tous d’abord une Focaccia avec du romarin et du sel. Bien faite, a déguster avec une autre entrée.


En l’occurrence une Porchetta avec un jus de rôti.  C’est la version traditionnelle (Lazio, Ombrie, Toscane) qui est faite avec un cochon désossé ici de qualité bio, roulé sur lui‑même, assaisonné à l’intérieur (sel, poivre, fenouil sauvage, ail, herbes). Elle est comme il se doit, tiède, juteuse, une tranche avec de la couenne, que l’on mangera avec la focaccia.


Une première pizza straciatella. C’est le cœur crémeux de la burrata, servi frais, ajouté après cuisson. C’est ce qui donne cet effet ultra‑onctueux, presque coulant, que l’on voit sur les pizzas modernes. Un mélange de crème fraîche épaisse et de filaments de mozzarella (stracci = “lambeaux” en italien). qui contraste avec la pâte chaude, donne une texture luxueuse, adoucit les garnitures salées (speck, nduja, pulpes de tomates confites comme ici…) et crée un effet visuel très “gourmet”. Aussi de la mozzarella et du basilic. Comme espéré, la pâte est fine et croustillante.


L’autre pizza appelée Berenjena à base d’aubergine frite, sauce tomate, basilic, crème, fromage de chèvre frais Bauma et mozzarella. Un fromage catalan, plus précisément une Garrotxa produite par la fromagerie Bauma (Formatgeria Bauma), située dans la région d’Osona qui est l’n des producteurs les plus réputés de Garrotxa. La pizza aux aubergines part presque toujours d’une base classique , sauce tomate, mozzarella fior di latte, huile d’olive et basilic. Simple, mais essentielle.


Comme vin (péniblement ouvert…) un Ribera del Duero Hito 2024. C’est un vin rouge jeune (tinto joven) produit par Bodegas Cepa 21, le domaine moderne fondé par la famille Moro (Emilio Moro). C’est un vin 100 % Tempranillo (Tinto Fino), élégant, moderne et très accessible, qui sert d’introduction à la gamme de la bodega.


Ce soir, visite inattendue…celle de Ferran Adria…


Un peu dommage que les pizzas arrivent tièdes à table, malgré une pâte et une cuisson techniquement bonne. Le service est lent et peu qualifié, ce qui accentue le problème des pizzas arrivant tièdes. Comme précédemment dit, pizza romaine ou napolitaine, question de goût.

dimanche 31 mai 2026

Finca Nebot, Barcelone

 


A priori en voyant cet établissement de l’extérieur on pourrait s’imaginer arrivera and un quartier colonial quelque part en Asie, Singapour, Penang ou n’importe quelle ville avec ce type d’architecture. Finca Nebot est une nouvelle adresse d’un groupe de restauration appelé No Hay Mañana et se situe à Poblenou. Nebot étant également le nom d’une famille qui possédait un magasin d’alimentation.


D’entrée je pourrai affirmer que c’est une nouvelle adresse qui ne tiendra pas du tout ses promesses.


Bien sûr, beaucoup de bonnes intentions comme ne pas reproduire les recettes traditionnelles telles que nous les connaissons, mais à sauver des plats, des saveurs et des gestes gastronomiques qui disparaissent des menus et des tables familiales. Cependant la réalisation, le service furent franchement des plus quelconques.


Le design intérieur, s’inspire du passé des colonies, principalement peut-être l’Asie et de la transformation industrielle de Poblenou, avec une grande salle chaleureuse, des étagères remplies d’objets, d’art, une cheminée et une atmosphère qui invite à s’attarder. C’est vraiment très bien pensé, inhabituel en ville, mais cela ne fait pas tout pour un restaurant.


La proposition gastronomique est classique sans l’être avec des plats connus mais revisités avec des ingrédients pas souvent vus dans les préparations. Carte assez courte.


Lorsque l’on choisit son repas, évidemment on sélectionnera les boissons et première constatation, la carte des vins est hors de prix, pas du tout alignée avec le niveau du restaurant qui n’est pas un étoilé Michelin. Je veux bien comprendre que l’on ait une carte de vins prestigieux mais il faut laisser le consommateur choisir le montant qu’il veut mettre. Ici il est très difficile de trouver une bouteille a moins de 35 à 40 EUR et cela va bien au delà. On se demande a quoi pense le responsable de l’établissement.


Ensuite toujours en ce qui concerne le vin…On vient sans arrêt vous remplis votre verre, comme si l’on vous forçait à consommer…. C’est très désagréable.


Puis, après le dessert…avant de demander l’addition…on vous demande si vous voulez une autre bouteille…De qui se moque-t-on ? Clairement on vous pousse à la consommation.

En ce qui concerne le repas… Une salade Finca pas trop inspirée avec un mélange de laitue, asperges vertes, pleurotes, tomates cerises, du chou kale, du bimi, des cacahouètes ou noix de cajou, une vinaigrette et peut-être de la romesco sur le côté.  Plutôt assez quelconque.


Leur Bravas No Hay Mañana sont sans grand intérêt ; des pommes de terre entières avec leur peau, écrasées…allons savoir pourquoi…molles…des sauces pas particulièrement bonnes, une rappelant dangereusement le ketchup…


Une casserole de fruits de mer…franchement insipide… Quelques moules et coques pour 24 euros dans une sauce marinière sans aucune saveur et rien d’autre…


On aurait pu espérer avec les coquilles saint jacques aux épinards à la catalane avec une crème au Payoyo. La cuisson est parfaite, le produit est bon mais le plat est vraiment trop salé. Le cuisinier n’a pas su pondérer la quantité d’assaisonnement.


Un plat plutôt bon que le lingot d’agneau qui est une pièce rectangulaire, compacte et régulière de viande d’agneau, souvent faite à partir de l’épaule (désossée, confite puis pressée), ou du collier / poitrine (cuits longuement puis moulés), parfois du quasi ou du filet, pour une version plus noble. La viande est cuite lentement (braisée, confite ou sous-vide), pressée dans un moule rectangulaire, refroidie, puis découpée en “lingots” avant d’être rôtie ou glacée comme ici. Si les saveurs sont là, l’agneau est vraiment tiède.



Comme vin blanc un Can Sumoi Garnatxa Blanca 2025 à 31 EUR, de couleur jaune éclatante et épurée. Il combine des arômes fruités purs avec de légères notes florales et de fines notes herbacées fraîches. Élégant au nez, avec des notes de raisin frais et des notes de fruits blancs. Il se distingue par sa fraîcheur, sa bonne acidité et son volume.


Une prestation plus que moyenne culinairement, on se focalise ici plus sur le décor qui est vraiment joli que la qualité de l’assiette, et un service qui en veut trop faire avec des vins à des prix peu amicaux.