lundi 8 juin 2026

Chennai Masala Dosa, Barcelone

 

Cela faisait un certain temps que je n’étais pas retourné chez Chennai Masala Dosa qui est indéniablement l’un des restaurants indiens les plus authentiques avec des saveurs comme celles que l’on trouve dans le sud de l’Inde qui se distingue par une identité très marquée : riz, coco, fermentation, épices fraîches, feuilles de curry, et plats souvent végétariens mais très aromatiques.


C’est aussi ici que l’on trouve comme le nom de l’établissement, le masala dosa quiest une grande crêpe croustillante faite à partir d’une pâte fermentée de riz et de lentilles, garnie d’un masala de pommes de terre épicées, puis servie avec sambar (soupe de lentilles) et chutneys (coco, coriandre, tomate…). C’est un pilier du petit-déjeuner dans le Karnataka, le Tamil Nadu et le Kerala.


La salle de ce restaurant n’a pas changé, pas trop de surcharge de décoration de ce pays, un petit côté tout de même cantine, on vient ici principalement pour la cuisine.


Le choix de plats étant important et les visites rares, nous nous focaliseront sur bien entendu un dosa et l’un des thalis proposés. Le Thali étant un repas complet servi généralement sur feuille de bananier, avec riz, currys, chutneys, pickles ou alors sur un plateau métallique avec des raviers ou compartiments.


Pour commencer un Podi Masala Dosa que l’on partage en entrée. Un Podi Masala Dosa, c’est la version plus intense, plus parfumée et plus “umami” du masala dosa classique. On garde la même base, une grande crêpe fermentée croustillante mais on y ajoute un ingrédient magique : le podi. Aussi appelé gunpowder, c’est une poudre d’épices torréfiées typique du Sud de l’Inde. Selon les régions, il contient, des lentilles grillées (urad dal, chana dal), du piment séché, du sésame, du cumin, de l’asafoetida, sel et parfois un peu de sucre de palme. On le mélange souvent avec un peu de ghee pour le rendre parfumé et légèrement collant. Le résultat est un goût fumé, épicé, grillé, très addictif. Toujours aussi fin et croustillant, farci avec le masala de pommes de terre à l’intérieur.


Les thalis qui suivent sont souvent autour d’un thème comme poulet, poissons, crustacés ou végétarien.

Cela sera un thali poulet, avec du riz, un curry de poulet, un masala de poulet 65, un pappadum, une soupe au tamarin, des légumes, des oignons frits, une raita et un dessert. Le chicken masala 65 est un plat culte du Sud de l’Inde : du poulet frit ultra croustillant, mariné dans un mélange d’épices, de yaourt, de piment, puis sauté avec un masala final. C’est l’un des plats les plus explosifs, parfumés et addictifs de la cuisine indienne du Sud.


Né dans les années 1960 à l’hôtel Buhari de Chennai (Tamil Nadu). Le “65” viendrait soit de l’année de création (1965), soit du nombre d’ingrédients (mythe), soit du numéro du plat sur la carte. Mais la version officielle étant que cela a été créé en 1965.


Servi avec un chapati qui est l’un des pains les plus simples et les plus anciens du sous-continent indien. C’est un pain plat, sans levain, cuit à la poêle, souple et chaud, que l’on utilise pour attraper les currys, les légumes ou les lentilles.


Le second thali de poisson, avec du riz, des currys de poisson et fruits de mer: très présents en Inde su sud grâce à la proximité de l’océan Indien, des poissons frits, un papadum, une soupe au tamarin, des légumes, des oignons frits, une raita et un dessert. 


On y trouve toujours un curry de poisson (souvent au lait de coco dans le Sud), du poisson frit comme ici (masala fry, tawa fry), du riz (blanc, basmati), des légumes (sabzi, poriyal, thoran…), du sambar (soupe de lentilles au tamarin), papadum et yaourt. C’est un repas complet, équilibré, très parfumé.


De la bière comprise dans le menu pour le tout.

Toujours une adresse authentique du Sud de l’Inde, avec ses dosas impeccables et ses thalis de qualité. Une rare et précieuse adresse dans la ville hautement recommandée par les amateurs de cuisine sud-indienne.


jeudi 4 juin 2026

Romo Pizza, Barcelone

 

 

A se demander s’il n’y plus que les pizzerias qui marchent à Barcelone…Et voila encore une autre version de restaurant de Rafa Panatieri et Jorge Sastre mais cette fois-ci en chantant les louanges de la pizza romaine. Car oui…les Italiens et autres « se battent » en prétendant que leurs pizzas régionales sont les meilleures…Napolitaines vs Romaines… A ce jour on ne trouvait que principalement de la Napolitaine à Barcelone.


Alors c’est quoi la différence ? Pour rester simple, La différence tient surtout à la pâte, la texture et la cuisson. En une phrase : Naples = moelleux et gonflé ; Rome = fin et croustillant. Après…c’est une question de goût mais le plus important selon moi, c’est surtout la qualité de la pâte et les ingrédients que l’on trouve dessus !


On se rappellera que ces deux partenaires ont remporté le titre de meilleure pizzeria d’Europe selon 50 Top Pizza en 2023, puis la deuxième meilleure au monde un an plus tard.


A vrai dire, je n’ai pas le souvenir d’avoir souvent vu de pizzas de style romaine même ailleurs que Barcelone. La pizza napolitaine est passée de street‑food pauvre à icône culturelle, notamment grâce à son lien avec l’identité de Naples et son évolution historique. Elle est aujourd’hui perçue comme la pizza “authentique”.


La pizza romaine est moins connue et moins répandue dans le monde pour une raison simple : elle n’a jamais bénéficié du même “storytelling”, de la même migration, ni du même marketing culturel que la napolitaine. Et surtout… elle est moins spectaculaire visuellement, donc moins “exportable”.


Cela dit, ici contrairement à leurs autres pizzerias, comme c’est une pâte fine, ils n’ont pas besoin de four à bois et fonctionnent avec un four à gaz appartenant à la vie précédente de l’espace, avec un résultat très satisfaisant. Puis toujours de bonnes matières premières et des fournisseurs locaux.


La décoration du lieu est assez simple, voire minimaliste, un peu industrielle, avec des plafonds légèrement bas, et un côté presque année 70 avec des miroirs sur les murs.


Tout au fond, la cuisine ouverte où se font les cuissons des pizzas et dressages.

Les fameuses charcuteries de la maison sont bien utilisées pour les entrées ou même utilisées pour la confection de certaines pizzas.

Le service lui est franchement peu qualifié et ce n’est pas la première fois que je constate cela dans les établissements de ces deux personnes. Malgré une réservation, on essaie de nous coller dans un coin pas franchement agréable et en demandant pourquoi on ne peut pas aller a une table plus au fond de la salle…on me dit que c’est réservé…On croit rêver ! J’insiste…et finalement j’obtiens satisfaction. Ce n’est vraiment pas correct comme attitude, sans oublier que le garçon fût incapable d’ouvrir correctement la bouteille de vin…

En ce qui concerne la nourriture, nous prendrons tous d’abord une Focaccia avec du romarin et du sel. Bien faite, a déguster avec une autre entrée.


En l’occurrence une Porchetta avec un jus de rôti.  C’est la version traditionnelle (Lazio, Ombrie, Toscane) qui est faite avec un cochon désossé ici de qualité bio, roulé sur lui‑même, assaisonné à l’intérieur (sel, poivre, fenouil sauvage, ail, herbes). Elle est comme il se doit, tiède, juteuse, une tranche avec de la couenne, que l’on mangera avec la focaccia.


Une première pizza straciatella. C’est le cœur crémeux de la burrata, servi frais, ajouté après cuisson. C’est ce qui donne cet effet ultra‑onctueux, presque coulant, que l’on voit sur les pizzas modernes. Un mélange de crème fraîche épaisse et de filaments de mozzarella (stracci = “lambeaux” en italien). qui contraste avec la pâte chaude, donne une texture luxueuse, adoucit les garnitures salées (speck, nduja, pulpes de tomates confites comme ici…) et crée un effet visuel très “gourmet”. Aussi de la mozzarella et du basilic. Comme espéré, la pâte est fine et croustillante.


L’autre pizza appelée Berenjena à base d’aubergine frite, sauce tomate, basilic, crème, fromage de chèvre frais Bauma et mozzarella. Un fromage catalan, plus précisément une Garrotxa produite par la fromagerie Bauma (Formatgeria Bauma), située dans la région d’Osona qui est l’n des producteurs les plus réputés de Garrotxa. La pizza aux aubergines part presque toujours d’une base classique , sauce tomate, mozzarella fior di latte, huile d’olive et basilic. Simple, mais essentielle.


Comme vin (péniblement ouvert…) un Ribera del Duero Hito 2024. C’est un vin rouge jeune (tinto joven) produit par Bodegas Cepa 21, le domaine moderne fondé par la famille Moro (Emilio Moro). C’est un vin 100 % Tempranillo (Tinto Fino), élégant, moderne et très accessible, qui sert d’introduction à la gamme de la bodega.


Ce soir, visite inattendue…celle de Ferran Adria…


Un peu dommage que les pizzas arrivent tièdes à table, malgré une pâte et une cuisson techniquement bonne. Le service est lent et peu qualifié, ce qui accentue le problème des pizzas arrivant tièdes. Comme précédemment dit, pizza romaine ou napolitaine, question de goût.

dimanche 31 mai 2026

Finca Nebot, Barcelone

 


A priori en voyant cet établissement de l’extérieur on pourrait s’imaginer arrivera and un quartier colonial quelque part en Asie, Singapour, Penang ou n’importe quelle ville avec ce type d’architecture. Finca Nebot est une nouvelle adresse d’un groupe de restauration appelé No Hay Mañana et se situe à Poblenou. Nebot étant également le nom d’une famille qui possédait un magasin d’alimentation.


D’entrée je pourrai affirmer que c’est une nouvelle adresse qui ne tiendra pas du tout ses promesses.


Bien sûr, beaucoup de bonnes intentions comme ne pas reproduire les recettes traditionnelles telles que nous les connaissons, mais à sauver des plats, des saveurs et des gestes gastronomiques qui disparaissent des menus et des tables familiales. Cependant la réalisation, le service furent franchement des plus quelconques.


Le design intérieur, s’inspire du passé des colonies, principalement peut-être l’Asie et de la transformation industrielle de Poblenou, avec une grande salle chaleureuse, des étagères remplies d’objets, d’art, une cheminée et une atmosphère qui invite à s’attarder. C’est vraiment très bien pensé, inhabituel en ville, mais cela ne fait pas tout pour un restaurant.


La proposition gastronomique est classique sans l’être avec des plats connus mais revisités avec des ingrédients pas souvent vus dans les préparations. Carte assez courte.


Lorsque l’on choisit son repas, évidemment on sélectionnera les boissons et première constatation, la carte des vins est hors de prix, pas du tout alignée avec le niveau du restaurant qui n’est pas un étoilé Michelin. Je veux bien comprendre que l’on ait une carte de vins prestigieux mais il faut laisser le consommateur choisir le montant qu’il veut mettre. Ici il est très difficile de trouver une bouteille a moins de 35 à 40 EUR et cela va bien au delà. On se demande a quoi pense le responsable de l’établissement.


Ensuite toujours en ce qui concerne le vin…On vient sans arrêt vous remplis votre verre, comme si l’on vous forçait à consommer…. C’est très désagréable.


Puis, après le dessert…avant de demander l’addition…on vous demande si vous voulez une autre bouteille…De qui se moque-t-on ? Clairement on vous pousse à la consommation.

En ce qui concerne le repas… Une salade Finca pas trop inspirée avec un mélange de laitue, asperges vertes, pleurotes, tomates cerises, du chou kale, du bimi, des cacahouètes ou noix de cajou, une vinaigrette et peut-être de la romesco sur le côté.  Plutôt assez quelconque.


Leur Bravas No Hay Mañana sont sans grand intérêt ; des pommes de terre entières avec leur peau, écrasées…allons savoir pourquoi…molles…des sauces pas particulièrement bonnes, une rappelant dangereusement le ketchup…


Une casserole de fruits de mer…franchement insipide… Quelques moules et coques pour 24 euros dans une sauce marinière sans aucune saveur et rien d’autre…


On aurait pu espérer avec les coquilles saint jacques aux épinards à la catalane avec une crème au Payoyo. La cuisson est parfaite, le produit est bon mais le plat est vraiment trop salé. Le cuisinier n’a pas su pondérer la quantité d’assaisonnement.


Un plat plutôt bon que le lingot d’agneau qui est une pièce rectangulaire, compacte et régulière de viande d’agneau, souvent faite à partir de l’épaule (désossée, confite puis pressée), ou du collier / poitrine (cuits longuement puis moulés), parfois du quasi ou du filet, pour une version plus noble. La viande est cuite lentement (braisée, confite ou sous-vide), pressée dans un moule rectangulaire, refroidie, puis découpée en “lingots” avant d’être rôtie ou glacée comme ici. Si les saveurs sont là, l’agneau est vraiment tiède.



Comme vin blanc un Can Sumoi Garnatxa Blanca 2025 à 31 EUR, de couleur jaune éclatante et épurée. Il combine des arômes fruités purs avec de légères notes florales et de fines notes herbacées fraîches. Élégant au nez, avec des notes de raisin frais et des notes de fruits blancs. Il se distingue par sa fraîcheur, sa bonne acidité et son volume.


Une prestation plus que moyenne culinairement, on se focalise ici plus sur le décor qui est vraiment joli que la qualité de l’assiette, et un service qui en veut trop faire avec des vins à des prix peu amicaux.

samedi 30 mai 2026

Arturo, Barcelone

  

Probablement l’un des meilleurs et plus caché restaurant de Sants où vous ne risquerez pas de trouver de touristes car la clientèle est probablement à 90% locale ! Ce genre de table qui passe les décennies sans devoir faire de la promotion tapageuse sur les réseaux sociaux et qui de plus n’en a pas besoin car la qualité est telle que l’on y vient et revient.


Une petite rue à l’écart de l’artère principale de Sants, on se doit de connaitre l’adresse car one ne passerait pas forcément devant.


Une clientèle qui connait la cuisine du passé ou même actuelle, plutôt dans la cinquantaine et au-delà et qui n’a pas besoin d’avoir des assiettes faites pour les réseaux dont je parle mais plutôt tout simplement du produit, de la fraicheur, de l’excellence au niveau de la réalisation.



Un restaurant avec également plus de 50 années d’existence puisque né en 1972 qui propose une cuisine traditionnelle et familiale de marché dans une atmosphère chaleureuse et agréable. Le nom de l’établissement est lié à Arturo Jansà et son épouse Eulàlia Canals , ce sont désormais leurs enfants Carlos et Anna qui dirigent les locaux.


Un très joli bar pour probablement des tapas et un repas pour le déjeuner avec une vitrine qui est très bien achalandée en produits de la mer, ce qui est finalement rarement le cas à Barcelone.


Palourdes, crevettes, homard, mantis et autres coquillages.

La salle de restaurant de l’autre côté est assez élégante avec de jolies tables bien dressées, des nappes blanches, puis un service vraiment de qualité. Murs de briques, tableaux ; un espace confortable pour celles et ceux qui apprécient d’avoir une « vraie table » et non pas juste un coin…comme cela devient de plus en plus le cas.


La variété des assiettes, comprend des plats maison et traditionnels tels que des viandes grillées et du poisson et crustacés frais. La cuisine est également confectionnée avec des matières premières de la plus haute qualité. Quelques plats suggérés en dehors de la carte.

Comme par exemple ces simples mais délicieux artichauts à la braise et qui sont de plus légèrement confits, avec un peu de sel de Maldon.


Les bravas d’Arturo qui sont réputées pour leur originalité. Arturo a conservé plusieurs préparations emblématiques de son époque de bar à tapas. Les bravas font partie de ces plats “historiques”, préparés selon une recette transmise et inchangée, ce qui leur donne un goût très différent des versions modernes.


Des crevettes rouges de la côte, juste rapidement cuites, encore moelleuse et crues à l’intérieur avec un peu de sel.


L’excellente tranche de merlu a la Donostiarra qui est une préparation traditionnelle basque, originaire de San Sebastián (Donostia), où l’on sublime un excellent morceau de merlu avec un refrito chaud d’ail, piment et huile d’olive. C’est souvent cuite au four ou à la plancha) servie avec de l’ail doré dans l’huile d’olive, des guindilla (piment sec), un trait de vin blanc ou de vinaigre pour apporter une pointe d’acidité.



Une viande avec une Pluma Iberica Juan Manuel a la braise. La pluma est l’un des morceaux les plus nobles du porc ibérique. Située près de l’épaule, de forme triangulaire, fine et allongée (d’où le nom “plume”), très persillée, extrêmement juteuse, elle Se mange rosée, comme une viande rouge. C’est l’un des trois “morceaux stars” du porc ibérique avec le secreto et la presa. Quand un restaurant précise “Juan Manuel”, cela signifie qu’il utilise une pluma ibérique de très haute qualité, souvent bellota 100 % ibérico avec une une alimentation riche en glands (bellota). Servie classiquement avec de bonnes frites maison. Juan Manuel” fait référence à Jamones Juan Manuel, un producteur artisanal de Guijuelo (Salamanque).


Un plat bien local avec des tripes aux pois chiches. C’est le ragoût riche, gélatineux, parfumé, qui fait partie de l’ADN culinaire des fondes, bodegues et casas de menjar. Tripes de veau,  pois chiches, une sauce tomate à base d’oignon, ail, vin blanc, du pimentón (doux ou piquant),  parfois comme ici un peu de chorizo pour  parfumer   et surtout une picada (amandes, persil, ail) qui épaissit et parfume


En dessert, un xuixo de Gérone de la pâtisserie Can Castelló qui est l’une des versions les plus réputées et les plus fidèles de ce grand classique catalan. Une pâte feuilletée ou levée-feuilletée, roulée autour d’une crème pâtissière, frite dans l’huile, puis enrobée de sucre. C’est croustillant dehors, fondant dedans, avec un parfum de crème vanillée et une texture presque “beignet feuilleté”. Il a été inventé dans les années 1920 par le pâtissier Emili Puig, et est devenu un symbole de la ville.


Un vin blanc avec L’Avi Arufi Garnatxa Blanca 2024 Celler Pinol qui est l’un des meilleurs blancs de Terra Alta avec un élevage long en barrique neuve → style riche, ample, complexe; une “bombe de fruits blancs mûrs”.


L’endroit est né comme un bar de vermouth dans une zone où la gastronomie est peu variée, et a évolué pour avoir une clientèle fidèle à la qualité de ses plats et à la familiarité d’Arturo Jansá et de sa famille. Ils sont donc spécialistes des viandes grillées et des produits de la mer. Un restaurant qui est en dehors des modes mais qui vous assurera un repas de qualité avec un service parfait et des assiettes très bien exécutées.