lundi 23 décembre 2024

Lluritu 3, Barcelone

 

1, 2 et 3….Eh bien oui, après avoir déjà été dans les deux premiers établissements, voici le troisième qui s’est récemment ouvert dans un quartier ou je me rends rarement mais où l’on trouve un certain nombre de bonnes tables le plus souvent dans de grandes salles car il s’agit du Passeig de Sant Joan.


Lorsque l’on apprécie les fruits de mer et plats marins, le choix n’est pas si facile que cela a Barcelone car tout d’abord cela reste un peu du luxe, les prix ne sont pas donnés, et la plupart des établissements ne proposent pas grand-chose à part quelques plats classique style calamars à la plancha ou à l’andalouse.


Lluritu situé à la base dans le quartier de Gracia depuis 2017 est une exception a cela car l’on y trouve toujours de très bons produits frais servis comme des tapas, cuisinés avec soin et a des prix tout à fait raisonnables et le plus important…c’est toujours très bon…


L’aménagement des trois établissements est assez semblable, en tout dans Lluritu 2 et 3, rez de chaussée style bar et tables sur une mezzanine. Soyons clair, ce n’est pas une chaine de restaurant mais le succès est tel que les ouvertures se sont faites au fil des ans dans divers endroits. La carte de cette « marisqueria » est sensiblement identique mais néanmoins il y a quelques suggestions qui me semblent différentes.


Même si cela semble être plutôt habituels il y a plein d’assiettes très originales. Par exemple cette salade d’anguilles fumées qui existent dans les autres adresses. Un produit que l’on ne trouve quasiment jamais surs cartes de restaurants alors que c’est un produit sublime. Produit de plus local car provient du Delta de l’Ebre. Associée à un tartare de tomates, un peu d’huile d’olive, et quelques tranches de pain toastés, c’est une superbe entrée.

Puis une assiette de coquillages divers avec couteaux, moules, coques et palourdes. Simple mais délicieusement préparé avec un quartier de citron.

De magnifiques gambitas  ou petites crevettes grillées et peu cuites, avec un peu de gros sel pour rehausser leur saveur et les déguster dans toute leur splendeur.

Un plat plutôt original avec la langue de veau aux couteaux en escabèche. Un terre et mer où la langue poêlée est fondante, le couteau grillé et une sauce a base de carotte et vinaigre comme la classique escabèche.

Le hit de la soirée est ce surprenant ris de veau au kokotxas que l’on peut prendre en demi-portion, pas une sauce pil-pil mais plutôt un type de beurre blanc avec des câpres, des ris d’un incroyable tendresse, et cette association plutôt inattendue fonctionne a merveille.

Ici on peut trouver quelques vins différents comme celui-ci d’Andalousie, de Cadiz avec le cépage Palomino fino, un Muelle De Olaso Vino de pasto 2023 Luis Pérez. Vin blanc au caractère distinctif. Il présente au nez des arômes tropicaux qui évoquent l’ananas et la banane, complétés par des notes de pomme et de poire. En bouche, il se distingue par sa saveur agréable qui remplit le palais. Un vin blanc avec une finale longue, nette et savoureuse.

Encore un sans-faute, une constance entre tous les établissements qui en font un de mes rares restaurants de fruits de mer en ville qui se surpasse en tout.

dimanche 22 décembre 2024

Casa Güell, Barcelone

 

Si je pouvais créer une nouvelle catégorie de restaurant, j’appellerais cela « les restaurants de l’amour… ». Un peu étrange comme appellation mais pas tant que cela pour les justifications suivantes. Il y a certains restaurants où l’on sent que le chef met tous son amour dans la préparation de ses assiettes. Des plats où l’on sent de la passion, de la volonté à vouloir faire plaisir au client, de rendre le met absolument gourmand, de transformer quelques ingrédients en quelque chose de sublimé.


Puis il y a aussi l’attitude du chef, de son équipe en cuisine et en salle qui est là non pas pour être à la une des réseaux sociaux, ou encore que l’on parle de lui dans les revues spécialisées, mais plutôt là afin de rendre l’expérience d’un repas absolument magnifique. Un focus sur avant tout le client, sur son contentement, bref une forme d’amour…de la clientèle.


Ensuite, dans la salle, une ambiance tout aussi aimante de la clientèle qui s’abandonne dans les joies épicuriennes en mangeant mais pas simplement pour se nourrir mais pour se régaler, mais pour avoir une relation encore amoureuse avec la cuisine.


Eh bien rares sont ce type d’établissements à Barcelone et j’en connais trois… Granja Elena, Bar Iberia et ici chez Casa Güell. Seconde visite chez Jordi Lloberol qui a su rendre son établissement en peu de temps, l’un des incontournables établissements en ville. Ici on vient « manger », pas faire de la « dinette »… La clientèle est exclusivement locale et ne chipote pas devant la carte… Sur la plupart des tables, les plats défilent les uns après les autres, Jordi vient conseiller, c’est une vraie fête en salle et tout le monde fonctionne de la même manière.  Hedofoodia: Casa Güell, Barcelone


La cuisine de Jordi a première vue semble être plutôt classique, mais c’est une cuisine traditionnelle, du marché avec une signature. Par la je veux dire que chaque assiette semble être un peu connue mais après réflexion on se dit que l’on n’a jamais mangé ce plat de cette manière ! Sur la carte…cela peut-être du connu, mais en bouche c’est une tout autre expérience ! Il y a toujours la carte du restaurant qui est la même, mais aussi une carte du jour avec une dizaine de nouvelles assiettes à découvrir.



Le choix des ingrédients est primordial pour le chef car non seulement ils sont de saison, de qualité mais aussi parfois rares et quasiment jamais vus dans d’autres établissements ! Il faut se rappeler que le chef est originaire de Barcelone mais a longuement séjourné à Ibiza, donc familier avec d’autres produits.


On se rappellera qu’ici on peut retrouver quelques mets andalous comme par exemple la tortilla de camarones.  C’est l’une des recettes les plus populaires des côtes andalouses qui ne manque dans aucun bar de plage ou terrasse sur les plages de Cadix ou de Huelva et qui est la plus appréciée à la fois par les habitants de la région et les touristes. Les omelettes aux crevettes ont leur origine sur les côtes de Cadix entre le XVIe et le XVIIe siècle et sont le résultat du mélange entre la gastronomie andalouse et italienne. À cette époque, à Cadix, il y avait une importante population italienne de pêcheurs, en particulier de Génois. D’eux est née la « Farinata italienne », qui, avec les exquises crevettes du golfe de Cadix, a donné naissance à cette d’omelettes aux crevettes.


Et fabuleux...des crevettes cristal ou cristalline avec du zeste de citron vert. La crevette cristalline provient des côtes andalouses et a suscité ces dernières années un grand intérêt culinaire, non seulement dans les foyers, mais aussi dans les meilleures cuisines des restaurants. Ce qui a sûrement le plus attiré l’attention sur ce produit, c’est sa couleur caractéristique. D’un blanc nacré, presque transparent. Une teinte qui révèle la profondeur dans laquelle habite cette crevette. La crevette cristal ne dépasse pas huit centimètres de taille et sa saveur crue est assez sucrée. Bien que la crevette cristalline ou la crevette blanche, il est courant de la trouver frite, pour être mangée par poignée.


Des croquettes à l’iziadabal fumé et voile ibérique. Fromage typique de la région de Navarre et Pays Basque. 100% au lait cru de brebis autochtone. Intense, fumé, aromatique. Le voile de bacon ibérique est une fine tranche de poitrine de porc ibérique que l’on cuit à basse température pour obtenir une texture croustillante et transparente qui fond en bouche. Cet ingrédient est utilisé dans de nombreuses recettes de cuisine d’avant-garde et est particulièrement populaire dans la gastronomie espagnole. Cette croquette est probablement l’une des meilleures en ville.


Sur une table voisine…leur cannelloni à la volaille qui semble être extraordinaire ! A tester la prochaine fois !


Puis un pari…la Bomba de la Barceloneta. La bomba est une boule de pommes de terre bouillie farcie de viande hachée, panée et accompagnée d’aïoli et de sauce piquante. Cela semble simple, mais c’est l’un des tapas les plus appréciés de Barcelone. Elle a été inventée dans un bar historique de Barcelone. Il s’agit du restaurant La Cova Fumada, situé dans le quartier de la Barceloneta. Fondé en 19444, cet établissement a résisté à l’épreuve du temps et est devenu le lieu d’origine de cette célèbre tapa de la capitale catalane. Alors pour moi cela sera simplement la meilleure que j’aie mangé. Texture parfaite, pomme de terre où l’on sent encore des morceaux, réellement de la viande au centre, croustillante a l’extérieur et moelleuse au centre. Un aïoli vraiment excellent avec vraiment un gout d’ail et une sauce piquante absolument délicieuse et elle…vraiment piquante. Cela fait toute la différence !


Nous reprenons ces extraordinaires oeufs aux ris de veau et petites seiches. Comme déjà mentionné, un peu le concept des huevos estrellados ou huevos rotos qui sont l'un des nombreux plats espagnols à base d'œufs frits dans une grande quantité d'huile d'olive ou de toute autre huile, associé avec deux ingrédients parfaitement préparés et une sauce demi-glacé absolument délicieuse.


Encore un pari…une patte de cabri cuite à basse température. Un peu quelques appréhensions sur cette viande mais Jordi m’assure que c’est sublime, fondant et sans gout fort. La patte en réalité est le gigot. La viande de chevreau est l’une des plus demandées à cette période de l’année, et pourquoi pas, si c’est l’une des plus juteuses et des plus délicieuses qui puissent être servies à cette période et encore plus si c’est une bonne cuisse de chevreau rôtie. La cuisse de chèvre, ainsi que l’épaule, sont les morceaux de cet animal que les chefs demandent le plus pour préparer des plats traditionnels. Parmi les caractéristiques qui distinguent cette coupe de viande, il y a sa saveur et la maigreur de sa viande. L’un des avantages est qu’il s’agit d’un simple morceau pour la cuisson, car une pincée de sel, de poivre et de romarin suffisent à donner une bonne saveur à ce morceau. Eh bien ce fût absolument délicieux accompagné d’un parmentier de pommes de terre.



Un joli dessert avec une tarte au fromage et glace aux oranges confites.

Comme vin rouge, un Pesquera 2021 Crianza Ribera del Duero. Au nez, il déploie des arômes de cerises et de prunes à maturité, entrelacés de touches de cacao raffiné et d'une douce caresse de bois.

Une seconde visite qui conforte le fait que cette table est l’une des plus belles découvertes de 2024 où venir manger est une fête car on y trouve une cuisine certes de marché classique mais complètement revue et un peu corrigée avec des plats d’une incroyable gourmandise. Un repère pour les épicuriens.



samedi 21 décembre 2024

Casa Anita En Paris, Barcelone

 

A chaque retour à Barcelone, il me tarde de revenir a ces plats certes conventionnels ici mais que l’on apprécie toujours. Des tapas ou mets que l’on voit un peu partout mais qui quand bien préparés sont toujours excellents, et c’est exactement ce que l’on recherche dans cette nouvelle adresse.


Dans l’Eixample, non loin de la Diagonal, cette Casa Anita a été créée si j’ai bien compris par David Hernández avec Andrea Tomo et le nom de l’établissement est celui de leur fille. Ancien propriétaire de taxis, il a voulu créer un espace de restauration proposant les plats qu’il aime avec des produits de qualité, une cuisine de marché. 


Le concept est simple mais c’est ce qui fonctionne toujours le mieux. Sans surprise mais c’est toujours agréable de manger ce type de cuisine. Des plats méditerranéens avec des produits locaux et de saison qui jette un regard sur la cuisine traditionnelle et les classiques de la région et de la ville.




En cuisine, le chef Francisco Aguirre. Une cuisine au fond du restaurant avec une vitrine sur le devant où sont exposés les produits glanés du jour dans les divers marchés de la ville. Seiches, huitres, couteaux, pétoncle, thon rouge et bien d’autres produits.



La salle du restaurant en longueur permet de soit être installé a des chaises hautes le long du mur, soit au bar ou encore manger à l’une des tables en contrebas.



Quand je vois des « canyuts » sur un menu, je ne peux pas ne pas en prendre. Ici de superbes « canyuts » en Catalan ou ce que l’on peut aussi appeler petits couteaux du Delta, nettement supérieurs aux couteaux traditionnels. Bien entendu rares, de ce Delta de l’Ebre, beaucoup plus fins en bouche car nettement moins caoutchouteux, ils seront servis comme il se doit, cuits à la plancha avec un peu de sauce type persillade avec de l’ail.

Pareil pour les « chipirones » à l’andalouse, petits, tendres, juste ce qu’il faut de panure, pas gras, un vrai régal.

Encore une autre version de salade russe de la maison, cette fois-ci avec des pommes de terre un peu écrasée, le dosage de mayonnaise et appréciable car pas exagéré. Un peu d’oignons rouges type pickles sur le dessus.

Un des plats phares, la tortilla ou omelette ouverte aux crevettes rouges. Ouverte car généralement les tortilla sont épaisse et contiennent a l’intérieur la farce. Ici c’est une omelette dans une poêle avec de délicieuses et précieuses crevettes de Palamos.

Un plat revigorant pout terminer, de la queue de bœuf cuite à basse température accompagnée d’une crème de pomme de terre. La sauce est bien gouteuse, la viande fondant comme il se doit.

Une classique « torrija » mais très bonne car pas trop « mouillée » comme c’est parfois le  cas. La brioche est de qualité, c’est parfaitement exécuté.

Le seul reproche c’est cette carte de vin sans âme et personnalité qui semble avoir été fournie par un importateur quelconque. Vraiment un point à améliorer car cela gâche un peu la prestation. Nous choisirons tant bien que mal, un Ribera del Duero Legaris Roble 2023 qui est un vin rouge fruité et léger qui impressionne par sa fraîcheur. Au nez, des arômes distincts de fruits rouges tels que la fraise et la framboise sont perceptibles, accompagnés d’une subtile pointe de cerise.

C’est une agréable nouvelle adresse dans ce quartier où l’on est sûr de trouver de grands classiques toujours appréciés, réalisés parfaitement, et gourmands. Le service est irréprochable, le lieu est joliment décoré, une adresse à découvrir.

 

dimanche 15 décembre 2024

Le Bistrot De Madeleine, Lucinges

 

Le Bistrot de Madeleine est l’une des plus belles tables de la région Genevoise ou plutôt du grand Genève puisque nous sommes en Haute-Savoie mais non loin de la Suisse. Pas la première fois que je viens ici et non plus pas la dernière. Par chance, l’établissement publie fréquemment leur carte du moment pour la partie bistrot qui se trouve à côté du restaurant gastronomique avec la cuisine partagée.


Un bistrot comme on les aime, avec une décoration de bistrot traditionnel comme l’on pourrait trouver a Paris ou a Lyon et autres villes qui ont su privilégier les décors rassurants du passé. Une adresse qui ouvre le dimanche soir ce qui est une aubaine et une excellente idée car combien de fois on souhaite son weekend en beauté !



Benjamin Breton le maitre à bord et chef, a bien compris qu’il y a un trou à combler culinairement dans la région car la cuisine classique roborative, parfois ringardisée et oubliée, revient en force, autour de plats généreux, modernisés par des chefs audacieux tels que Benjamin. Amateurs de ce genre de cuisine, voila l’adresse a connaitre et vous n’en sortirez pas déçus ! Et ce soir...un plat magique que je vous décrirai par la suite.


En guise de bienvenue, des œufs de cabillaud fumes dans l’esprit d’un tarama. C’est une spécialité culinaire grecque et turque à base d'œufs de poisson, mélangés avec de l'huile, du pain, du citron et parfois des épices ou du lait. Cette préparation onctueuse et savoureuse est souvent dégustée comme une tartinade sur des toasts ou en accompagnement de plats. Ici c’est allégé par quelques techniques comme peut-être des blancs d’œufs ou crème fouettée…Dans tous les cas d’une belle texture et fidèle au goût que cela doit avoir.


Deux entrées différentes avec d’un côté des saint Jacques de plongée de Saint-Malo, butternut, châtaigne, sauce/émulsion des bardes. Parfaitement cuites, moelleuses, dorées, un accompagnement d’une belle fraicheur, des saveurs agréables, un plat de saison. En plongée les coquilles sont bien moins chahutées, elles sont donc moins stressées et n'ont que très peu de sable dans les valves. Pas besoin donc de les rincer, ce qui permet de garder le goût intact de la noix. De même pour les barbes, en sauce ou en soupe, un concentré de goût à exploiter absolument.


Comme ne pas prendre ces plins de joue de bœuf braisée, topinambour ou héliantis, noisettes du Piémont. Une pâte tellement rare, seulement connue des Italiens du Nord. Aussi appelé agnolotti al plin. « Plin » ne veut rien dire en italien. Il s’agit de spécialités des Langhe, une région du Piémont (Italie). En dialecte piémontais, « plin » signifie « pincer ». Ces agnolotti et raviolis sont scellés avec un mouvement similaire à un pincement. Et ici la farce est somptueuse, les accompagnements de la même région magnifique, l’assiette d’une rare gourmandise.


Puis le plat pour lequel on se relève la nuit…le chou farçi. Un chou farci (cigare au chou ou paupiette de chou) est un mets traditionnel de nombreux pays du monde. Mais il est à l'origine un plat byzantin, où l'on utilisait la feuille de vigne pour enrouler la farce. Aussi un Incontournable de la cuisine française, cette recette de chou farci se cuit au four. Les recettes varient en fonction des régions mais ici il est sublimé avec du ris de veau, veau et cochon, accompagne de pomme purée, jus de cochon, condiment de graines de moutarde. Le plat qui fait rêver, que l’on ne peut pas s’arrêter de manger… Bien entendu les produits utilisés sont magnifiques, puisqu’il s’agit de veau de la Ferme de L'Éponnet à Ayze, de Cochon Mangalitza d'Hélène & Nico à Arbusigny, et de ris de veau de la ferme de Clavisy qui est l’un de mes fournisseurs favoris. Comme ajout en fin de repas une onctueuse polenta d’une espèce de mais donc malheureusement je ne me rappelle plus l’espèce.




Un joli dessert toujours de saison avec une poire famille Lacroix, sorbet fromage blanc, granola au pollen, miel.


Le choix des vins se fait entre Bio et Naturel, sur la recommandation de la sommelière, un La Carbonelle 2022 Catherine Bernard Nicolas Allain. Assemblage de grenache, de cinsault et de marselan, les raisins ont subi une macération de 10 jours et ont été reposés en chêne neutre. Il y a une maturité dans ce vin qui pourrait surprendre ceux qui ne sont pas familiers avec la vinification à faible intervention. Les fruits rôtis éclatent en bouche, les fruits noirs cuits se marient avec un subtil composant salé qui se révèle être une olive verte.


Toujours le bonheur dans l’assiette, la générosité des saveurs, la qualité des produits, le savoir-faire aussi bien dans les cuisines traditionnelles que moderne, un repère pour les épicuriens.