Les tabancos de Jerez sont des lieux
charmants rappelant les anciennes caves de la ville. Certains ont été rénovés ou
sont nés avec une énergie nouvelle, mais en général ils conservent tous
l’essence authentique de Jerez.
Immanquable donc que cet autre tabanco La
Pandilla, dont des documents datant de son ouverture en 1936 ont été conservés
et après vingt ans d’arrêt, a rouvert le 22 mars 2013 par Antonio
Ruiz et Bosco Delage. Situé au centre, dans le quartier de San Pedro,
l’un des quartiers de corrida par excellence.
Le bar est comme il est et la décoration
n’a presque pas changé depuis la création de l’établissement. Un long comptoir
et quelques tables ou tonneaux.
Des affiches de corrida continuent
d’accrocher les murs, certaines avec des squelettes que certains pourraient
penser être du père de cette discipline, Carlos González Ragel, mais non. Ils
sont de Luis Mateos, qui signe sous le nom de Luma, et qui est également
l’auteur des caricatures qui peuplent l’un des murs des locaux. Caricatures appelées
« esquelomatias ».
L’architecture du tabanco est
spectaculaire. Nichés dans une cave, en plus des affiches et caricatures, on
trouve des coupures de presse sur des chroniques de corrida, qui lui donnent
une touche ancienne et unique.
L’histoire de La Pandilla se mêle à celle du domaine viticole de Sánchez Romate, qui propose ses grands vins, directement en fût que l’on voit derrière le bar.
Dans le fond de la pièce, une autre petite
salle qui semble être plutôt aménagée pour des fêtes.
Sur le plan gastronomique, l’attraction
principale de la maison sera les charcuteries, fromages et confitures, servis
en tapas ou en « montaditos ».
Bien entendu, bières, vins et cocktails
sont également appréciés par une clientèle venue vivre un moment assez unique et
plein de magie.
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