mardi 27 mars 2018

El Provisional, Barcelone


C’est dans le quartier de l’Eixample que se trouve ce tout petit gastrobar qui sert une cuisine catalane assez simple mais avec de bons produits de saison et préparés avec soins. En cuisine le chef Sergi Marquès (ancien psychologue) qui connaît son métier, accompagné d’un assistant.  Un établissement qui remporte un franc succès et qui fait partie de la route des petites tables où l’on se régale avec des prix sages.


Petite salle en longueur, pas beaucoup de tables, un décor simple, moderne et dans un coin la cuisine à côté du comptoir. Réservation indispensable car le lieu est plein. Tables le long du mur face au comptoir ou quelques unes faces à la rue.



Sergi dans quelques mètres carrés arrive à sortir de jolie assiette qui réjouissent plus d’une personne. Quelqu’un qui travailla au préalable chez l’étoilé Nandu Jubany à Calldetenes, puis chez Lola Puig et qui utilise des produits de saison.



Derrière le bar boisé, les plats spéciaux du jour sont affichés sur un tableau.




Une petite carte de tapas ou plutôt de petites assiettes à se partager. Pas de plats fantaisistes ou fusion mais plutôt certains classiques catalans.  On vient ici plus pour trouver une cuisine réconfortante que de faire des découvertes. Par exemple les croquettes épicées au chorizo, moelleuses et gouteuses.


Ou alors une association de poulpe, de porc et une purée de pomme de terre en dessous. On aurait peut-être voulu avoir ces tronçons de poitrine de porc un peu plus croustillant. Comme d’accoutumée, un peu de paprika fumé sur le dessus.


Autre plat avec le sauté de porc ibérique, artichauts et oignons de printemps. Agréable mais un peu gras tout de même.


Nous restons avec le traditionnel et recevons un cannelloni de canard. Une bonne farce, la pâte est bonne, la sauce béchamel est un peut trop épaisse et en trop grande quantité.


Et pour terminer de fondantes joues de porc a l’étouffée accompagnées de patates douces et d’un très bon fond de sauce.


Pour les desserts le classique Mel y mato qui est ici particulièrement bon car le fromage blanc est de qualité.


Et une crème de café au Baileys avec un peu de crumble.


Une cuisine de marché, des produits frais, des recettes catalanes maitrisées, aucune prétention exceptée celle de vouloir faire plaisir à sa clientèle, dans un lieu informel. On passera une très agréable soirée dans ce petit bistrot qui est de plus très convivial.

Hopposite, Barcelone


Ce ne sont pas les bars à bières qui manquent à Barcelone, certains ont leur propre micro-brasserie et d’autres sont spécialisés dans des bières étrangères ou celles qui sont locales et artisanales. « Hopposite » est justement l’une de ces dernières et qui propose plus de vingt-quatre d’entres elles à la pression.


Un intérieur assez traditionnel d’un bar du quartier de l’Eixample, murs en briques, parquet et une série de tables hautes en fasse du comptoir. Des lumières plutôt assez forte et ce soir pas vraiment d’ambiance, probablement en raison du jour de semaine.


Les bières du moment sont présentées sur le pilier du bar à gauche, bar illuminé un peu comme dans un club avec une lumière bleutée derrière une vitre. Pas franchement mon goût mais assez différent d’autres bars à bières.


Vingt quatre pressions avec des noms que je n’avais jamais vu…comme quoi le monde des brasseries est en constante évolution et non pas qu’en Espagne mais un peu partout dans le monde.


Au fond, un coin un peu plus confortable avec des meubles de récupération. L’idées est bonne mais cela manque singulièrement d’ambiance, il y a quelque chose qui ne joue pas dans cette décoration, peut-être que les lumières trop fortes y sont aussi pour quelque chose.


Même observation pour les tables où l’on peut manger, c’est sans âme. Malgré que l’on aie rénové l’espace, ce n’est pas trop réussi et pas du tout convivial.


Néanmoins, question choix de bières, c’est plutôt très satisfaisant et tout le monde trouvera une bière de qualité selon ses goûts.


lundi 26 mars 2018

The Fish and Chips Shop, Barcelone


Sympathique et nouvelle adresse que celle de « The Fish & Chips Shop » qualifié de « Raval » mais plutôt proche de Drassanes. Pas vraiment une chaine de restaurants mais un concept répliqué mois d’une douzaine de fois dans Barcelone. Je connais ce type de restauration en Grande-Bretagne où généralement ce sont des lieux populaires et sans chichis, on fait la queue, un simple comptoir, on passe la commande et soit part avec un paquet soit consommes sur place. Souvent graisseux et quelconque. Ce n’est absolument pas ce que propose cette nouvelle enseigne ici à Barcelone ! Un coin d’une rue qui semble commencer à se développer car n’est pas le seul établissement de restauration, un store noir avec leur logo.


Un joli intérieur plutôt branché et qui ne ressemble pas a une vulgaire friterie mais plutôt un ensemble de tables et chaises hautes face à un bar, en hauteur des bouteilles d’alcools qui laissent supposer que l’on peut également prendre des cocktails.



Ici comme l’on peut le constater, les frites sont « maison » et attendent dans un coin de l’établissement car le coin cuisine est plutôt petit. Frites un peu à l’américaine où l’on conserve la peau.


Une salle vraiment conviviale qui ressemble effectivement plus à un bar qu’un restaurant de friture, magasines à disposition, néon  en forme de poisson, l’ambiance est très plaisante.


Au fond, le petit coin où l’on cuisine, dresse les assiettes.


Certes le nom laisse supposer que l’on sert du poisson et des frites, mais la particularité c’est que cela n’est qu’un seul des plats proposés. L’offre affichée sur le menu contre le mur est bien plus riche et l’on peut y découvrir d’intéressantes assiettes a des prix tout à fait raisonnables.


Par exemple de délicieux couteaux préparés à la plancha avec de l’ail et du persil.


Mais il faut vraiment déguster leur classique « fish «& chips » qui se trouve être d’excellents morceaux de merlu passé dans de la panure type panko, ou plutôt ce qu’ils appellent en « tempura fumée » car cette panure a un goût assez marqué de fumaison. Poisson moelleux et doré, extérieur croustillant, frites impeccables.


On voit que ce poisson est d’une parfaite fraicheur et la texture en bouche est bien loin du « fish and chips » britannique. C’est plus une version bistronomique avec une touche de sophistication.


Des bières servies étrangement dans des coupes métalliques, avec même des bières locales artisanales.


Une parfaite adresse pour un lunch rapide, des produits de qualité, une manière originale de proposer ce traditionnel plat anglo-saxon et de plus on peut y apprécier d’autres fruits de mer ou assiettes.

dimanche 25 mars 2018

Petit Pau, Barcelone


En voila une autre de surprenante adresse que celle de « Petit Pau » dans le quartier de Sants qui regorge d’un certain nombre de nouvelles et très bonnes tables. Adresse un peu confidentielle qui se situe dans la rue de L’Espanya Industrial, non loin donc de la Plaça d’Osca qui vous donnera la possibilité de prendre un verre avant le repas au vu du nombre de bars. Bistro de type catalan mené par entre autres le très sympathique chef Pau Gascó qui concilie recettes locales avec modernisme dans un lieu plein de charme. Des études à l’école de cuisine de Sant Ignasi, suivi d’une série d’établissements comme El Dorado Petit de San Feliu et autres tables réputées comme Hofmann, Els Tinars, Via Veneto. Quelques voyages en Italie et en Corée du Sud, le voici pour notre plus grand bonheur de retour dans ce coin de Hostafrancs.


Seulement six tables donc une impérative réservation, une seule salle avec un coin cuisine ou Pau est le seul en cuisine a assurer.  Et croyez-moi, tout est parfaitement séquencé, pas de temps d’attente, pas de faille, presqu’une prouesse que de pouvoir non seulement cuisiner, présenter en salle les plats et ensuite même le nettoyage des plans de travail. Salle plaisante avec haut plafond, tables avec des chemins de tables noir, lumières au plafond.


Dans un coin, le chariot de pâtisserie car il faut beaucoup d’anticipation pour faire de ce repas une vraie réussite. Quelques fromages pour les amateurs dans la section inférieure.


Une cuisine donc où chaque centimètre est précieux et où seul le chef peut évoluer. Frigo, piano culinaire, hotte, lave-vaisselle, bar…on se demande comme il arrive a sortir des assiettes comme celles que nous aurons.


En salle, Gérard Aguilar, responsable de salle et qui assurera également le service. A noter que Pau parle anglais, ce qui sera pratique pour la description des assiettes.


Une carte une demi-douzaine d’entrées et la même chose pour les plats principaux. Prix un peu élevés que dans d’autres établissements et qui semblent grimper avec le succès, mais il y a des produits raffinés et l’on peut évidemment se partager les assiettes. En fait vous pourriez tout à fait prendre une entrée et un plat principal, une approche peut-être plus française de la restauration, pays que le chef apprécie énormément.

Au lieu donc de prendre des plats personnels, nous choisirons une série de plats à se partager. Certains sont un peu inspirés de la cuisine française, d’autres plus axés sur la préparation de produits locaux. Il y en aura pour toues le palais. En choisissant nos plats, nous voici offert quelques pâtes à tartiner sur du pain comme de la tapenade et une autre assez proche de la sauce romesco.


Tout commence avec une poêlée de palourdes accompagnées d’une sauce aux cèpes. Parfaitement cuites, une sauce crémeuse avec un bon goût de champignons et un peu de ciboulettes ciselée. Gourmand et comme je le disais, un peu plus français comme approche culinaire.


Retour au local avec un classique riz au fruit de mer « a banda ». Le riz reste l’élément de base et est souvent demandé. Ici « à sec » comme il se fait souvent, dans une poêle, « a banda » qui signifie « riz sur le côté » parce qu’il est cuit dans un bouillon de poisson et généralement accompagne un plat de poisson. Parfaitement réalisé avec les saveurs escomptées, il est un modèle du genre.


Un poisson avec une lotte et petits pois en ragout. Le poisson est juste snacké et encore moelleux en son centre. On trouvera un délicieux ragout de petits pois de Maresme vraiment sucrés et tendre, préparés avec un peu de jambon en fines lamelles colle il se doit.


Un abas avec des ris de veau poêlés, une onctueuse crème de topinambours et quelques pointes de sauce à base de moutarde. Un peu d’estragon ciselé sur le dessus.


Comme dessert, un classique Strudel aux pommes mais ici réalisé avec de la feuille de brick, entouré d’une crème anglaise.


Comme vin pendant ce repas, un Consulat Petit 2016, agréable rouge élaboré à partir de raisins des variétés Garnacha Negra, Samsó et Syrah, situé dans la région du Priorat, à Gratallops (Tarragone).


Un restaurant avec une âme, une formule plutôt différente que celle des autres nouveaux établissements car l’on y trouve une cuisine soignée qui oscille entre Catalogne et France, sans jamais comme c’est souvent le cas s’inspirer de l’Asie et de l’Amérique du Sud, comme c’est souvent le cas. Un chef approchable, souriant et enthousiaste, des produits de qualité et de saison, une belle adresse dans ce quartier de Sants.


samedi 24 mars 2018

La Gorda Beer Factory, Barcelone


Et encore un autre bar à bières mais celui-ci d’un tout autre genre car fondamentalement rock, voir même punk et reggae. C’est dans le quartier de Sants, non loin d’une autre micro-brasserie appelée « Homo Sibaris » que vous trouverez « La Gorda Beer Factory », lieu devenant de plus en plus connu des amateurs de bières en tout genre. Un nom plutôt étonnant qui signifie « la grosse femme », un lieu tenu par deux frères dans la rue de Riego. Tonneau devant la porte d’entrée et quelques tabourets pour les fumeurs.


L’intérieur n’a absolument pas été transformé et l’on peut se douter qu’il s’agissait au préalable d’un classique bar de quartier, plus précisément un bar latino. Comptoir de pierre, boiseries un peu partout sur les murs, quelques tapas dans une vitrine, pas un lieu qui a prime abord laisserait penser que nous sommes dans un lieu de bières artisanales.


Mais en regardant de plus près, on identifiera une série de pompes à bières numérotées le long de ce comptoir.


Sur les murs, une série intéressante de petites affiches qui laissent penser qu’ici l’on apprécie tout ce qui a un lien direct avec le reggae et les origines de cette musique. On comprend que dans ce lieu, certains concerts sont organisés en fond de salle.




Au plafond, une décoration toujours axée sur la musique avec une série de 45t qui pendent, simplement attachés par du fil nylon. Le fond musical est de circonstance, avec un heavy metal bien lourd.


Au bar, c’est Toni, l’un des deux frères (l’autre c’est Marc), passionné de bières et qui se fera un plaisir de vous recommander l’une des bières de la maison. Pas que celles brassées par leurs soins mais également des bières d’autres brasseries artisanales.


Huit bières à la pression qui sont inscrites sur une paroi noire type ardoise. A noter que le lieu où l’on brasse n’est pas visible de la salle principale mais se trouve à l’arrière. Fond de salle plutôt animé avec machine a fléchettes, tables et chaises.


Un certain nombre de IPA, mais mous resterons dans le classique avec une bière de type blonde, une Pilsner Urquell. Mais beaucoup plus étonnant et délicieux pour les amateurs de sensations forte, La Gorda « Chiliguaro » Porter. A la base le « Chiliguaro » est un cocktail Costaricain, sort de « hot shot » à base de jus de tomate, de Cacique Guaro et de Tabasco. Evidemment il n’y a pas de tomate dans cette bière brune de type Porter mais un type de piment. Une association de malt brun torréfié, de malt aromatique et du houblon amer. Une fois en bouche, des goûts de café avec un final pimenté, une très belle découverte.



Un endroit vraiment très relax, sans prétention, où l’on pourra apprécier des bières originales avec des brasseurs qui ont des idées. Un quartier en pleine transformation où les amateurs de bières artisanales authentiques seront comblés.