Celles et ceux qui adorent l’Andalousie et
le flamenco ne se doutent pas d’un tel endroit qui heureusement est exempt de
touristes. Il y a bien entendu des adresses que je qualifierais d’épouvantables
à mes yeux lorsque l’on connait un peu la culture de cette région que je ne
citerai pas ici.
Barcelone est historiquement une ville d’immigration interne (Andalousie, Estrémadure, Galice…) puis internationale. Les statistiques linguistiques catalanes montrent que la langue initiale “espagnol” est majoritaire dans les zones urbaines comme Barcelone, ce qui reflète l’origine familiale hors Catalogne. Barcelone est plus castillanophone que la moyenne catalane, ce qui permet à certains établissements d’avoir un franc succès comme celui-ci.
Souvent référence comme bodega Catalane, je dirais que cela me fait bien plus penser à une bodega comme l’on trouve en Andalousie comme Séville, Jerez ou autres villes ! Déjà par le décor mais surtout par les activités que l’on y trouve.
Un décor qui vous transporte directement en Andalousie avec des affiches d’anciennes corridas, des photos soit de danseurs.
Puis leurs fameux vermout flamenco le samedi où sont régulièrement invités des artistes qui jouent en direct devant un public passionné, averti et qui n’hésitera à un moment d’également danser en fond de salle et qui souvent est des plus qualifié ! Et le dimanche, le vermout rumbaro !
La différence essentielle : le flamenco est un art traditionnel profond et complexe, tandis que la rumba (rumba flamenca / rumbaro) est une branche festive, légère et métissée du flamenco, influencée par les rythmes cubains, née au XIXᵉ siècle en Andalousie mais influencée par la guaracha cubaine et d’autres rythmes afro‑caribéens.
Le décor est tout bonnement somptueux, avec cet alignement de bouteilles derrière le comptoir en marbre. Ici vermout mais aussi tous les alcools possibles et imaginables incluant bien entendu du jerez.
Au fond de la salle quelques tables hautes
ou non qu’il faille réserver, des fûts, des tonneaux et le coin où l’artiste du
jour sera présent pour sa représentation. Aujourd’hui Irène Zugaza.
Question restauration nous serons plus dans un contexte espagnol au sens large que purement andalou avec une omelette aux pommes de terre plutôt légèrement coulante.
Croquettes au chorizo de Leon et au jambon ibérique, bien entendu incontournable.
Des bravas avec les deux sauces classiques.
Avec cela de la bière, du vermout et des fino !
Une ambiance incroyable, on ne penserait
vraiment pas être à Barcelone et les amateurs de flameco seront réellement
ravis !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire