lundi 7 novembre 2016

Khe-Yo, New York




Je n’avais jamais eu l’occasion de manger Laotien, donc voici une belle opportunité que celle d’aller à midi chez « Khe-Yo » qui de plus est ouvert le dimanche midi dans Tribeca. La cuisine laotienne n'a pas la renommée gastronomique internationale que pourrais avoir les cuisines Thaïlandaises et Vietnamiennes. Elle possède cependant de nombreuses caractéristiques et spécialités qui en font une cuisine relativement variée et originale. Elle se distingue de celles des pays voisins d'une part en ce qu'elle n'est pas influencée par la cuisine chinoise, d'autre part par l'abondance et la variété des herbes aromatiques employées, d’ailleurs comme sa voisine la Vietnamienne. Une autre caractéristique est qu'elle n'utilise comme matière grasse que l'huile de noix de coco.

« Khe-Yo » se trouve dans un ancien bâtiment typique de ce quartier. Facade et enseigne noire, plantes devant les fenêtres.



L’intérieur est New-yorkais-asiatique. Murs en briques apparentes mais tout de même de discrets objets asiatiques et quelques plantes vertes ci et là.




A l’entrée de la pièce un bar devant lequel il est également possible de manger.


La carte de midi est surement limitée à quelques plats simples et même un brunch du dimanche. On y trouvera par exemple des « Banh Mi » qui sont en fait des sandwichs de baguette vietnamiens. De la baguette française bien sûr ! Il semblerait donc que ce snack se prépare dans les deux pays, certains au porc, d’autres aux légumes ou crustacés.

Une entrée un peu décevante que les calamars croustillants avec des piments au vinaigre et basilic thaï. Dommage que cela ressemble plus à un plat américain que l’on servirait un peu partout avec cette inévitable mayonnaise même si pimentée. Les calamars auraient presque un peu trop de pâte.


Ensuite, un « Pho » style de Nong-Khai avec de la viande de bœuf bouillie et du bouillon de queue de bœuf. Un plateau arrive avec le bol de bouillon avec pâtes et viande. On y ajoutera au dernier instant, pousses de soja, coriandre fraiche, chou, basilic et une pâte pimentée. Ce qui surprendra c’est de trouver en supplément ces piments jalapeno vinaigrés. Encore une touche américaine complètement inutile. Le bouillon est bon les ingrédients très frais, une belle soupe.





Un choix de « bols du marché » qui consiste à choisir, un riz, ou des nouilles ou encore que des légumes. On y ajoutera une des quatre propositions, entre viandes, poissons et crustacés.  
Nous choisirons celui aux nouilles de riz fraiches, sauce à la carotte douce, cacahouètes, échalotes croustillantes, pousses de soja, chou kalé. Le plat sera agrémenté de poulet Bell & Evans à la citronnelle. C’est à nouveau frais, léger et plaisant.


Et une bière laotienne pour accompagner ce repas ainsi qu’une bouteille d’eau gazeuse de la maison.



Une expérience plaisante mais je regrette tout de même un peu ce manque complet d’authenticité qui est lié à l’utilisation d’éléments étrangers pour peut-être satisfaire une certaine clientèle.