mercredi 18 janvier 2017

Le Bon Vivant, Franschhoek




Un vrai paradis gastronomique que ce Franschhoek malgré la petite taille de cette ville. Certes les domaines viticoles y sont pour quelque chose mais on trouve aussi quelques chefs que je pourrais qualifier d’indépendants comme Pierre Hendricks Néerlandais d’origine et qui s’est établit ici il y a une quinzaine d’années. C’est donc dans le centre qu’il a ouvert une table dans une maison particulière au nom de « Le Bon Vivant ». Un nom français pour deux raisons principales, la première l’histoire des Huguenots dans la ville et la seconde en raison du cursus d’apprentissage français du cuisinier.


Une très jolie maison dans un quartier résidentiel au coin d’une rue avec une belle et grande terrasse mais ce soir il y a un fort vent qui rend l’expérience un peu moins attirante. Dans tous les cas notre table réservée se trouvait à l’intérieur. Terrasse élégamment structurée avec des tables un peu dans la verdure ou protégées par l’avant toit de la maison.




L’intérieur est sobre et chic.  Un petit salon à l’entrée avec des sofas plutôt design. Quelque chose de presqu’un peu scandinave avec ce lambris blanc au plafond, murs gris clair et le sol boisé. Des tables bien espacées couvertes de nappes blanches, une structure plutôt originale avec un certain nombre de pièces indépendantes mais tout de même ouvertes avec de grandes ouvertures.






En fond de la salle une baie vitrée permet d’observer ce qu’il se passe en cuisine.



Avant tout choix de plats nous voici tout d’abord amené une petite soupe à base de betterave bien agréable et rafraichissante.


S’ensuit une planche avec petits pains maisons avec des grissins au pavot et un beurre travaillé.



Ce soir nous sommes plus enclins à choisir à la carte qu’au menu. Ce dernier étant composé de cinq plats en surprise.

Comme le chef est néerlandais, nous ne démarrerons pas un petit clin d’œil de son pays d’origine avec les célèbres « bitterballen » qui ici sont heureusement faites maison. Un snack qui est une institution que l’on trouve dans les baraques à frites ou en grandes surfaces où elles sont le plus souvent surgelées. Ce sont donc des petites boules croustillantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur.  Traditionnellement faites avec du bœuf, elles peuvent également être préparées avec du poulet, du veau ou des champignons.  Celles ici sont particulièrement très bonnes car contiennent de la viande, ce qui n’est pas toujours vraiment le cas. Elles seront accompagnées de moutarde française.


Les plats à la carte peuvent être considérés comme étant inspirés par l’Europe sans focus particulier et pour faciliter le choix, nous sélectionnerons la « Combinaison » qui est une assiette avec les entrées soit chaudes ou froides de la carte. Une version petite ou une complète au choix. C’est cette dernière que nous avons choisie pour deux mais je dois quand même signaler que c’est généreusement servi. Arrive donc une grande assiette avec une série de petits mets autour d’une verrine.


Une petite terrine avec de la gelée recouverte de fines tranches de légumes telles que des carottes, fraiche et légère.


Une petite mousse de foie ou plutôt un parfait plutôt assez classique.


Une tranche de poitrine.


Une crevette décortiquée et enrobée d’épices.


Un petit cube frit que malheureusement je ne me rappelle plus de quoi il s’agissait.


Un morceau de saumon norvégien.


Un morceau de thon légèrement recouvert de poudre de curry, crumble au wasabi et panna cotta de pommes vertes.


Une petite verrine avec une crème au concombre.


Je ne reste pas trop convaincu par mon choix, non pas parce que cela ne soit pas agréable mais simplement l’on n’a aucune idée vraiment de ce que l’on mange, les saveurs ne vont pas forcement les unes avec les autres. Erreur sur le choix car il y a trop de choses différentes sur l’assiette. Je pensais trouver une sélection des entrées mais finalement il vaut mieux en choisir une spécifiquement.

En plat principal de la poitrine de porc avec de la coquille Saint-Jacques, des pommes, de jeunes oignons et de la courge butternut. C’est bien cuisiné et plaisant.


Le springbok est fondant en bouche, servi avec une petite croquette de courge, des champignons sautés « king oyster », avec une saveur agréable de noisette, une texture ferme et dense. Purée de chou-fleur sur le fond.


Une bouteille de Chardonnay Aldering Estate 2014 avec des arômes de fruits exotiques, plutôt beurré et une belle longueur en bouche.


Suivit d’un très bon vin de la ville, un Shiraz Haut Espoir 2008.


L’endroit est vraiment très agréable et l’on y passe une agréable soirée. Une table tout de même un peu scolaire, classique où il manque tout de même un peu de folie sur les assiettes et même parfois un peu de simplification. Beaucoup d’éléments qui mélangent un peu les saveurs au final. Cela reste bien cuisiné et joliment dressé sur les assiettes.