vendredi 3 juin 2016

Le Mani in Pasta, Rome



Autre table réputée du touristique quartier du Trastevere fréquentée par un grand nombre de touristes et qui jouit d’une très bonne réputation. Un lieu où ne pas venir sans réservation car les refus sont multiples ce soir. On se demandera d’ailleurs pourquoi l’établissement n’affiche pas complet sur la porte d’entrée… Situé dans un coin un peu à l’écart de cette rue très commerçante remplie de magasins ou de tables plutôt assez banales, « Le Mani in Pasta » serait presqu’une oasis. Une maison qui ressemblerait à une habitation depuis l’extérieure avec son entrée en forme de porche et non pas une devanture de restaurant.


Un intérieur traditionnel avec une salle avec un arc de voute et un alignement de tables plutôt très serré avec au fond la cuisine. On se faufile entre les rangées afin de pouvoir s’asseoir et il y a de fortes chances que vous vous trouviez à quelques centimètres de vos voisins.





En entrant à droite une seule table un peu en hauteur fort agréable avec une vue sur l’ensemble de la salle avec son plafond de poutres.


Un personnel plutôt empressé car ce restaurant ne semble pas désemplir. Ce qui frappe à première vue c’est qu’il n’y a pas de locaux ce qui généralement n’est pas bon signe.


La carte est traditionnelle et comme le nom l’indique, les pâtes sont à l’honneur. Nous démarrerons par les « Antipasto Le Mani in Pasta » avec de la mozzarella de buffle, du jambon de parme, du salami et de la mortadelle. Rien sur cette assiette n’est désagréable mais cela reste tout de même fort basique. N’importe qui peut aller à la charcuterie du coin et couper quelque tranche. De plus la mozzarella est plutôt très quelconque et pas de haute qualité.


Probablement que la meilleure assiette sera le carpaccio de dorade aux truffes. Arrosé d’huile d’olive et un peu de jus de citron, il sera généreusement recouvert de fines lamelles de truffes plutôt odoriférantes.


Le service de pain est franchement un peu désuet avec ces toasts grillés et rondelles de beurre. Quoique peut-être à postériori je n’ai pas dû comprendre s’il s’agissait ou non de l’accompagnement du carpaccio ou non. De toute manière, cela ne s’associerait aucunement avec.


Un geste plutôt généreux avec sans qu’on le demande une petite assiette de Penne arrabbiata. Visiblement des pâtes de Cecco car au loin nous avons vu celles-ci ouvertes en cuisine, une sauce tomate un peu épicée et du fromage râpé. Rien de bien excitant et le genre d’assiette que n’importe qui fera à la maison.


Premier réel plat de pâtes avec des Raviolis aux tomates et basilic. Pourtant très simple, la pâte est trop épaisse, la farce sans saveur, c’est vraiment très quelconque.


Mes Taglioni aux palourdes, mulet et crevettes ne sont pas exceptionnelles non plus. La sauce liquide et fade, c’est une assiette à la va vite et bâclée. On s’attendrait vraiment à beaucoup mieux pour un établissement soi-disant spécialisé dans les pâtes.
 
 

La saltimbocca de veau au jambon et sauge est elle aussi sans relief, ni bonne et ni mauvaise. Une cuisine vraiment réalisée sans aucune passion
 

La tagliata de bœuf est une entrecôte découpée en tranches servie avec quelques pommes de terre sur le côté et de la chicorée poêlée. Des accompagnements plutôt graisseux avec une viande sans trop de goût.



Et en dessert un tiramisu comme dans la plupart des endroits et plutôt quelconque.


Une première bouteille d’un vin bland de Sardaigne Argiolas Vermentino plutôt plaisant.


Suivi d’un Montepulciano d’Abruzzo de chez Marina Cvetic, petit vin de table qui accompagnera agréablement le repas.


A se demander ce qui attire vraiment cette foule car même si ce repas s’avéra être plutôt correct, nous sommes loin de quelque chose de surprenant et de différent des trattorias que l’on trouve un peu partout. Une table fréquentée majoritairement par les touristes qui sert une cuisine assez banale et de quelconques produits.