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samedi 4 juin 2016

Roscioli, Rome



Seconde visite dans la même semaine chez « Roscioli », incontestablement la table pour apprécier une fantastique cuisine italienne de haute facture, certes traditionnelle mais tellement parfaite que d’y retourner n’est que du plaisir. Le lieu avec des produits comme dans peu d’endroits et avec une ambiance d’épicerie qui ne peut que réjouir.

Une table de plus ouverte le lundi à déjeuner ce qui est plutôt fort appréciable. Confirmation qu’en dehors des heures des repas, il s’agit d’une épicerie car aucune table n’est visible de l’extérieur.


Retour vers 12 :30 à l’heure officielle d’ouverture du service et l’établissement est encore presque vide mais ne tardera pas quelques minutes plus tard de se remplir.



Presque la même table que le premier soir avec une vue plongeante sur les vitrines frigorifiées où sont exposés fromages et charcuteries.


Service de l’excellente sélection de pain qui restera mémorable et nous voici en pleine lecture de la carte.


En préambule nous voici aujourd’hui offert un excellent petit fromage frais recouvert d’un peu d’huile d’olive parfumée et de poivre noir frais qui assurément doit être de Malaisie comme le propose la carte sur certaines assiettes.


Nous choisirons cette fois-ci une autre « burrata » qui est associée à un fabuleux tartare de scampi subtilement assaisonnée de zeste de citron. Le jeu de texture et de goût est magnifique.


Comme la première fois la Burrata des Pouilles avec des tomates cerise séchées, poivre noir de Malaisie. Une telle assiette étant tellement délicieuse avec ces tomates sucrées, moelleuses et pas trop huileuses, la fabuleuse burrata, qu’il devient impensable de ne pas la choisir.


Nous essaierons les raviolis farcis à la ricotta et épinards. Confectionnés à la main, avec une émulsion de « tonda iblea », de l’huile d’olive extra-vierge de qualité exceptionnelle ä la couleur verte avec des reflets dorés et quelques morceaux de morue cuite à basse température. La pâte est d’une très belle finesse, la farce gouteuse et assaisonnée comme on peut l’espérer, l’association avec le poisson idéale. Des raviolis simplement parfaits ce qui vraiment plutôt rare dans beaucoup d’établissements.


Un légume avec les magnifiques artichauts poêlés et accompagnée d’un peu de ruccola, de pignons grillés et d’un filet d’huile d’olive.


Et le plat de pâte surement le plus célèbre au monde…les spaghetti carbonara. Un plat finalement souvent méconnu car peu de personnes en connaissent la réelle recette et souvent il ne s’agit que d’une piètre interprétation soit au restaurant soit chez soi. Ni crème, ni lardons… Un grand classique de Rome et qui a fait le tour du monde. C'est un « plat minute », de tous les jours et populaire avec uniquement quatre ingrédients : les pâtes, le guanciale ici artisanale, les œufs et le fromage pecorino romano. Et c’est tout ! De bonnes pâtes de blé dur qui tiennent la cuisson, les ingrédients précités avec des œufs de chez Paolo Parisi et du poivre noir. Je répète….c’est tout ! Et évidement ici excellent.



Avec ce repas une Syrah 2012 Stefano Amerighi. Une très grande Syrah de Toscane absolument fabuleuse.


Au risque de me répéter, « Roscioli »…c’est de l’or dans la cuisine italienne et les produits…On y vient…on y revient…et l’on recommence…

vendredi 3 juin 2016

Le Mani in Pasta, Rome



Autre table réputée du touristique quartier du Trastevere fréquentée par un grand nombre de touristes et qui jouit d’une très bonne réputation. Un lieu où ne pas venir sans réservation car les refus sont multiples ce soir. On se demandera d’ailleurs pourquoi l’établissement n’affiche pas complet sur la porte d’entrée… Situé dans un coin un peu à l’écart de cette rue très commerçante remplie de magasins ou de tables plutôt assez banales, « Le Mani in Pasta » serait presqu’une oasis. Une maison qui ressemblerait à une habitation depuis l’extérieure avec son entrée en forme de porche et non pas une devanture de restaurant.


Un intérieur traditionnel avec une salle avec un arc de voute et un alignement de tables plutôt très serré avec au fond la cuisine. On se faufile entre les rangées afin de pouvoir s’asseoir et il y a de fortes chances que vous vous trouviez à quelques centimètres de vos voisins.





En entrant à droite une seule table un peu en hauteur fort agréable avec une vue sur l’ensemble de la salle avec son plafond de poutres.


Un personnel plutôt empressé car ce restaurant ne semble pas désemplir. Ce qui frappe à première vue c’est qu’il n’y a pas de locaux ce qui généralement n’est pas bon signe.


La carte est traditionnelle et comme le nom l’indique, les pâtes sont à l’honneur. Nous démarrerons par les « Antipasto Le Mani in Pasta » avec de la mozzarella de buffle, du jambon de parme, du salami et de la mortadelle. Rien sur cette assiette n’est désagréable mais cela reste tout de même fort basique. N’importe qui peut aller à la charcuterie du coin et couper quelque tranche. De plus la mozzarella est plutôt très quelconque et pas de haute qualité.


Probablement que la meilleure assiette sera le carpaccio de dorade aux truffes. Arrosé d’huile d’olive et un peu de jus de citron, il sera généreusement recouvert de fines lamelles de truffes plutôt odoriférantes.


Le service de pain est franchement un peu désuet avec ces toasts grillés et rondelles de beurre. Quoique peut-être à postériori je n’ai pas dû comprendre s’il s’agissait ou non de l’accompagnement du carpaccio ou non. De toute manière, cela ne s’associerait aucunement avec.


Un geste plutôt généreux avec sans qu’on le demande une petite assiette de Penne arrabbiata. Visiblement des pâtes de Cecco car au loin nous avons vu celles-ci ouvertes en cuisine, une sauce tomate un peu épicée et du fromage râpé. Rien de bien excitant et le genre d’assiette que n’importe qui fera à la maison.


Premier réel plat de pâtes avec des Raviolis aux tomates et basilic. Pourtant très simple, la pâte est trop épaisse, la farce sans saveur, c’est vraiment très quelconque.


Mes Taglioni aux palourdes, mulet et crevettes ne sont pas exceptionnelles non plus. La sauce liquide et fade, c’est une assiette à la va vite et bâclée. On s’attendrait vraiment à beaucoup mieux pour un établissement soi-disant spécialisé dans les pâtes.
 
 

La saltimbocca de veau au jambon et sauge est elle aussi sans relief, ni bonne et ni mauvaise. Une cuisine vraiment réalisée sans aucune passion
 

La tagliata de bœuf est une entrecôte découpée en tranches servie avec quelques pommes de terre sur le côté et de la chicorée poêlée. Des accompagnements plutôt graisseux avec une viande sans trop de goût.



Et en dessert un tiramisu comme dans la plupart des endroits et plutôt quelconque.


Une première bouteille d’un vin bland de Sardaigne Argiolas Vermentino plutôt plaisant.


Suivi d’un Montepulciano d’Abruzzo de chez Marina Cvetic, petit vin de table qui accompagnera agréablement le repas.


A se demander ce qui attire vraiment cette foule car même si ce repas s’avéra être plutôt correct, nous sommes loin de quelque chose de surprenant et de différent des trattorias que l’on trouve un peu partout. Une table fréquentée majoritairement par les touristes qui sert une cuisine assez banale et de quelconques produits.