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mardi 29 mars 2022

Restaurant Bären, Unterseen

 

Il y a quelques années de cela j’avais bien apprécié cette adresse avec son côté bien local et sa cuisine bien entendue très traditionnelle. Quand on est dans l’Oberland bernois, autant profiter de ces plats que l’on ne trouve pas forcément ailleurs en Suisse romande. Déjà cette table se trouve dans un très joli chalet du côté de Unterseen .

Magnifique ancienne bâtisse en vieux bois datant il parait de 1674, plantes et fleurs tout autour, une agréable terrasse mais évidemment pour les jours d’été ou alors étonnement si vous mangez une fondue bourguignonne, d’après ce que j’ai entendu de l’un des serveurs ! Mais j’imagine que c’est surtout pour celles et ceux qui prennent l’apéritif a l’extérieur alors que l’intérieur est plein.



Intérieur entre bois et pierres, quelques salles, plafond bas, quelques anciennes photos noir et blanc sur les parois, pas de doutes nous sommes bien en Suisse.


Soyons bien clairs, il faut venir ici pour exclusivement manger des mets traditionnels Suisses car ce que j’ai vu servi a d’autres tables m’a laissé une impression plus que mitigée. J’en parlerai par la suite.  Donc pour commencer, une simple salade de rampon avec du lard, œufs et croutons. Rien de spécial, on fait cela chez soi, on se demande si la sauce ne serait pas industrielle.

Le choix d’une soupe au goulash, une recette hongroise incontournable, une soupe épicée au paprika avec des morceaux de boeuf et des poivrons, mais j’avais un peu oublié qu’en Suisse, on adapte au goût local. Il y a quelque chose dans le goût qui me rappelle ces saveurs de fonds de sauce.

Mais passons aux plats de résistance avec tout d’abord un émincé de foie de veau avec rösti. Foie de veau impeccable, cuisson parfaite, fond de sauce vineux, c’est bien fait. Par contre les röstis sont secs, la pomme de terre au centre aurait dû être moelleuse. Pour un établissement comme celui-ci, ce n’est que peu pardonnable.

L’émincé de veau à la Zürichoise avec Rösti est aussi bon mais même observation pour les röstis.

En tout cas ne choisissez pas leur fondue chinoise avec bœuf et dinde…et qui vient servie avec des fruits !! Kiwi, pommes, et je ne sais encore quels autres fruits…Jamais vu cela de ma vie…Cela frise un peu l’arnaque. Puis leur fondue au fromage servie avec des morceaux de poires…encore une invention...

Leur gâteau aux pommes fût lui très bon.

Pour vin, un Lucifer Pinot Noir Adrian et Diego Mathier sans histoire.

Prestation assez quelconque, adresse pour touristes de passage pas forcément exigeants…ou alors bien choisir ce qui est local, et encore…

lundi 28 mars 2022

Barracuda Cafe & Bar, Interlaken

 

Un bar bien sympathique que celui-ci à Interlaken qui sans équivoque encense tout ce qui a attrait à la musique et dans un style plutôt hard rock ou heavy metal, au vu des photos et guitares qui sont exposées ci et la sur les murs. Bar à cocktails, bières et autres boissons, divers snacks disponibles. Cafés, sandwichs et même des bagels.

Une devanture qui attire l’œil avec quelques sympathiques tables avec une banquette recouverte de peau de bête et un tonneau, pour celles et ceux qui préfèrent rester debout.

Un intérieur de couleur bleu roi avec un comptoir et des coins où l’on peut s’asseoir face aux multiples guitares, skates et photos d’artistes.



Ici la bière est plutôt artisanale et vient d’une micro-brasserie locale, donc de Interlaken, appelée « Haarige Kuh » et ce soir cela sera l’excellente « Scottish Hale ».


Musique de rigueur, un très sympa patron, une adresse a ne pas manquer pour prendre un verre.



jeudi 17 mars 2016

WineArt Vinothek-Lounge, Interlaken



Plusieurs années que j’allais souvent aux mêmes endroits à Interlaken pour un repas plus sophistiqué mais la dernière fois étant une déception en ce qui concerne un des établissements que je ne citerais pas, me voici à la recherche de quelque chose de nouveau et de contemporain. C’est ce « WineArt Vinothek-Lounge” qui attira toute mon attention cette fois-ci. Pas vraiment d’idée lorsque quand cet établissement a été créé mais je ne me rappelais pas de ce dernier à ma dernière visite.

Situé dans le centre-ville dans une rue peut-être un peu moins commerçante, voici un endroit plutôt étonnant. Presque un peu dissimulé derrière un parking en face de l’établissement, vous apercevrez une petite terrasse fermée évidement en hiver et derrière une salle vitrée avec tables et bouteilles de vins. Comme le nom l‘indique nous sommes bien dans une vinothèque.



Ce qui peut aussi prêter à confusion c’est cette rotonde avec un autre nom, le « Renaissance Restaurant Bar Lounge », mais il s’agit bien du même endroit. Peut-être un ancien nom qui n’aurait pas été changé.


L’intérieur est plus que surprenant car déjà très grand. Trois salles les unes plus charmantes que les autres qui semblerait être structurées avec des buts plutôt précis ; une salle vinothèque, un bar et un restaurant. La dernière est plutôt joliment structurée car située dans une sorte de rotonde dont le prolongement mène au bar. Une décoration assez contemporaine avec des tableaux de personnalités connues avec des fonds de couleur plutôt criards. Un Nelson Mandela sur in fond vert comme premier exemple.




Sur la gauche la vinothèque qui probablement sert de salle de réception pour dégustation et soirées de groupe. Une salle donnant sur la terrasse que je mentionnais au départ.


Et de l’autre côté un bar avec quelques tables hautes mais surtout une série de sofas face à la baie vitrée qui donne sur une autre rue. Décoration parfois un peu baroque avec des lustres de cristaux, un cellier dans un coin et un accès sur un magasin de produits fins de l’autre côté.







Des plafonds avec des moulures, de la tuyauterie industrielle apparente et ici un portrait dans le même style que le précédent mais de Ray Charles. Tout pourrait sembler comme cela un peu hétérogène mais pas du tout…il y a une certaine harmonie dans toute cette décoration.

Il vous sera proposé un menu en cinq plats tarifés à 59 CHF, ce qui est plutôt très sage comme prix pour la région avec pour commencer, un fromage de chèvre frais passé au four sur une pierre. Servi avec une petite salade de mâche assaisonnée de vinaigre balsamique, une entrée en matière plutôt plaisante.


Pour suivre une agréable soupe de carottes au gingembre avec graines de courges caramélisées. Une bonne consistance, un assaisonnement équilibré. Un potage classique mais fidèle à ce qu’il doit être. 


Plutôt très emballé par les raviolis au poireau et lard, beurre à la sauge. La pâte est fine, la farce gourmande et le beurre complété par une petite touche ; des tomates avec un peu d’herbes.


En plat principal, une brochette de bœuf, aux courgettes et risotto et safran. Disposé sur une ardoise, la viande est tendre, le risotto cuit à la perfection et vraiment crémeux, bien parfumé au safran ; les légumes sautés et encore croquants. Autour un fond de sauce lui aussi soigné.


En en dessert un très aérien Tiramisu qui change de ce que l’on trouve souvent ailleurs, à savoir souvent trop nourrissant ou sucré.


C’est au début du repas que j’ai eu un peu de peine à comprendre lorsque la serveuse me propose des vins au verre. Souhaitant plutôt une bouteille, elle me signale qu’il n’y a pas de carte de vins… en réalité vous irez vous-même au cellier de l’autre salle choisir votre bouteille, les prix étant affichés sur chacune d’entre elles. La sélection est très belle avec à priori un focus sur l’Espagne.


Sur les recommandations de la patronne, une exceptionnelle bouteille de Vico de chez Raul Perez, un vin de Mencia. Une production très confidentielle (125 caisses) du village de Raul, Valtuile de Abajo. Un nom de vin qui se réfère à son plus grand frère Victor. Un vin d’une grande puissance, réalisé par un personnage considéré par certains comme l’un des meilleurs vinificateurs d’Espagne et dans le monde. Vin bio, élevé sans irrigation et qui peut se garder plusieurs décennies.


Une très jolie table qu’appréciera tout amateur de vin et de cuisine plutôt bistrotière. Un environnement idéal pour des soirées en groupe dans un endroit agréablement décoré. Tout ceci a des prix raisonnables. Une très jolie adresse dans Interlaken.

dimanche 6 mars 2016

Goldener Anker, Interlaken



Je ne savais pas vraiment si j’allais publier ce billet car rarement j’ai eu autant de doute à propos de cet établissement qui a tout fait ce qui fut possible pour rendre cette soirée agréable. 

Mais commençons néanmoins par un sujet qui risque de fâcher certains de mes compatriotes… La cuisine Suisse…n’existe pas. Ou alors ce ne sont qu’une série de plats à base de fromage ou autres plats campagnards autour des cochonnailles. Et voilà.  Certes il y a un certain nombre de tables réputées en Suisse comme celle du défunt Benoit Violier mais cela n’a pas grand-chose de Suisse.

Mais là où il faut vraiment « faire une expédition » …c’est au cœur de la Suisse Alémanique. Certains vont faire des  expériences gastronomiques en Scandinavie, dépensent des fortunes pour « la dernière création du chef X », se réjouissent de participer au « prochain repas à quatre mains de Y» et se plaisent à découvrir des assiettes avec d’improbables associations, de fleurs, des décalages d’aliments sur le côté et j’en passe…

Chers foodistes…venez en Suisse Alémanique car cela sera une expérience au-delà de toute attente ! Vous pourrez arroser la toile de surprenantes photos, épater vos amis en soirée, paraitre comme l’incontournable gastronome dans votre entourage !

Essayer de résumer cette cuisine est absolument impossible car il faut la vivre…la voir...et surtout la goûter ! Et à nouveau j’insiste…je ne fais pas allusion aux fondues, aux raclettes ou autres papets de poireaux…mais une cuisine venue d’une planète étrange… 

Je me rends régulièrement dans l’Oberland bernois et séjourne à Interlaken. Une petite ville bien fréquentée l’été principalement avec des flots de touristes venus visiter la région de la Jungfraujoch mais aussi le point de départ pour plusieurs stations de skis telles que Grindelwald, Mürren wt Lauterbrunnen. Nous y trouverons une restauration plutôt internationale allant de « l’italien à l’indien en passant par de la junk food », bref rien de vraiment très excitant. Même les palaces du coin ne proposent pas grand-chose d’exceptionnel et le plus souvent à des prix démesurés et injustifiés.

Donc pourquoi ne pas « simplement manger local…Suisse ».  En consultant le site web vert et blanc que tout le monde critique…mais que tout le monde utilise… Je me dis que 250 personnes considérant le « Goldener Anker » comme excellent et terminant numéro 1 du classement ne peut pas fondamentalement être une grossière erreur. En plein centre, dans un immeuble, une table qui d’ailleurs appartient à l’hôtel du même nom.


Quelques affiches murales à l’extérieur pour de probables manifestations, quelques pots de fleurs, de la lumière à l’intérieur.


Une salle vraiment très étrange comme je n’avais pas vue depuis des dizaines d’années… Des lumières entre psychédéliques et de Noël, des peintures murales comme dans les années 70, des disques encadrés et une série de tables où l’on ne sait pas si nous somme dans le restaurant ou dans le café.




Au fond, un écran géant diffusant une compétition de ski, un billard, une espèce de scène avec une décoration « disco ». Difficile de savoir si nous sommes dans un restaurant, une maison de la jeunesse et de la culture, une discothèque, une salle de jeu, un café, un bar ou un restaurant… On dira que c’est un peu de tout cela… Une décoration kitsch à souhait.


Un accueil très aimable de la serveuse…une patronne qui tourne autour des tables pour s’enquérir de notre satisfaction, nous sommes dans un lieu hors du commun !

La carte…pas facile de faire son choix, entre plats asiatiques peu inspirés, produits pas trop attirants comme de la dinde et des spécialités tout de même un peu banales. 

Nous resterons sages avec pour commencer une salade de mâche, croutons, lardons et œufs durs. Jusque-là rien de très extraterrestre, sauf peut-être la saucière qui nous est amenée et qui pourrait contenter une tablée d’une demi-douzaine de personnes. On dira que tout se fait avec beaucoup de générosité. Une salade tout ce qu’il y a de plaisant.


Alors passons à cette cuisine d’un autre monde avec des dressages comme dans peu d’endroits avec l’Entrecôte BEO Beef au beurre maitre d’hôtel. Rien à dire avec la viande simplement grillée mais quelle surprise de trouver une assiette avec du kiwi, des fraises, un fruit exotique jaune non identifié et une fleur ! Je vous l’avais bien dit…On ne va pas nous apprendre à dresser les assiettes en Suisse, tout le monde nous copie !


Mais attention, voici une grande expérience…L’Entrecôte au lard, sauce au poivre vert, brocoli, pommes-frites.  Allez savoir pourquoi mais l’entrecôte arrive sur une brochette dont l’extrémité est une épée… La sauce est quelque chose que je serais bien incapable de reproduire ou alors je devrais faire un stage d’une année pour reproduire cela. Assurément ce fond de sauce que toutes les familles Suisses Allemandes connaissent provient d’une boite en poudre de l’une de nos « deux marques bien de chez nous » …Epaisse, avec un goût indéfinissable de « vieille sauce » trop salée et légèrement montée j’imagine avec de la fécule de maïs. On y aura ajouté les quelques pauvres grains de poivre vert mais ici on y aura associé témérairement des graines de maïs ! Il fallait y penser… Les brocolis cuits à l’eau sont trop salés, surcuits et recouverts de pignons grillés ! Deux pauvres tomates cerises acides pour « égayer » l’assiette… J’oubliais cette tranche de lard cachée sous la sauce et qui ne fait qu’ajouter un goût salé prononcé.  Franchement…un moment jubilatoire que nulle-part au monde vous ne pourrez vivre !


Les frites sont passables mais sentent un peu l’huile.


Une erreur de bouteille et nous voici servi un excellent Valpolicella Ripasso Gaso de 2011.


Malgré tout le service fut impeccable, la patronne ravie que cela plaise, tout ceci dans la bonne humeur ! Et même avec le sourire, un dessert qui nous fut offert qui lui aussi est une autre expérience en soi. Une « sorte » de crème « Stalden » pour ceux qui connaissent…avec de la banane dedans… Quelque chose entre dessert pour bébés et desserts pour soldats à la cantine…


Une soirée vraiment inhabituelle, une cuisine que je qualifierais d’unique, une expérience presque ethnique que tous les soi-disant foodistes doivent vivre… Les expériences scandinaves ou autres….ne vaudront jamais celle-ci. On rigolera tout de même en pensant à celles et ceux qui donnent un avis sur le site « vert et blanc »…