mardi 27 novembre 2018

Lamun Cuina Thai, Barcelone


Amateurs d’authentique cuisine Thaïlandaise, passez votre chemin… Si vous avez eu l’opportunité d’aller dans ce pays et même d’apprécier cette cuisine dans des établissements réputés dans d’autres pays pour leur savoir faire culinaire, eh bien vous ne pourrez que regretter de découvrir une si mauvaise prestation. Pour une première expérience thaïlandaise à Barcelone, je ne suis que peu étonné au vu du bas niveau global des tables Asiatiques ici. Des saveurs pas franches, des plats édulcorés, des ingrédients farfelus ou manquants, des surcuissons fréquentes, voila ce que vous trouverez, sans parler d’un service pas très souriant.


Tout à priori laissait supposer quelque chose d’autre au vu du design de l’établissement plutôt bien fait. Joli logo, entrée plutôt conviviale et même des cartes à l’extérieur.


Une salle de belle taille, une décoration dans les tons du moment avec briques apparentes blanches, plancher, une série de tables bien espacées avec sur l’un des côtés une banquette avec des coussins et une décoration assez simple mais de bon goût.


Même au fond une table communautaire fort agréable avec des étagères tout au tour où se trouvent des bouteilles de vin. C’est bien pensé et parfait pour une grande tablée.




Et à l’arrière, une vue sur le garde-manger ou presque épicerie et les classiques produits que l’on utilise dans cette cuisine, les curry verts, jaunes, rouge et autres. La sauce de poisson, les châtaignes d’eau, les pousses de bambou et bien d’autre chose.


Le service ne fût pas des plus accueillant et pas trop souriant non plus. On se demande même s’ils connaissent la composition des plats mais connaissant moi-même cette cuisine, je ne m’en fais pas trop. La carte à première vue propose des classiques de la cuisine Thaïlandaise, rien de spécifiquement régional mais des incontournables que l’on trouve un peu partout. Rien de mal à cela du moment que cela soit bien cuisiné. Premier doute avec ces chips de crevettes amenées sur la table qui ont malheureusement trainés en salle au vu de la consistance un peu molle et non croustillante comme cela devrait être le cas.


Premier plat appelé « Khao Krieb Paak Mor », des dumplings de pâte de riz à la vapeur farcis avec des cacahouètes caramélisées, des radis et des crevettes. C’est un élégant met thaïlandais royal à base de pâte à base de farine de riz et d'une garniture au poulet et aux crevettes. Les plis dans la boulette sont créés en soulevant habilement la pâte cuite à la vapeur avec une spatule et en la faisant tournoyer sur la garniture. Bon la forme ce n’est pas tout à fait cela, il ne semble pas y avoir de poulet, mais cela reste plutôt correct.


Pour continuer, des « Kradook Moo Ob Nam Phung » travers de porc au four au miel et 5 épices. Normalement ces côtes ou travers de porc sautés à la pâte de curry style « gaeng kua », ont un goût prononcé et épicé. Cuisiné à partir de côtes de porc et de pâte de curry qui sont sautés jusqu'à ce qu'ils soient bien caramélisés. Je ne sais pas si les 5 épices sont vraiment ce qu’il faut pour cette recette, mais la viande n’est pas assez caramélisée et cela manque de réelle saveur gourmande. La sauce est un peu trop liquide et le plus terrible, c’est qu’il y a du poivron rouge et vert…On n’utilise pas ce légume en cuisine thaïlandaise !


Puis un « Bun Lamun », nouilles de riz au poulet et curry jaune, laitue, pousse de soja, oignons verts et feuille de menthe, rouleaux de printemps. Un peu étrange comme plat…La soupe la plus célèbre de Thaïlande est le tom yum, un bouillon aigre-épicé dans lequel diverses choses délicieuses flottent. Ce sont souvent des fruits de mer, comme des crevettes ou des calmars, mais ils peuvent contenir du porc ou du poulet. Au Vietnam le Bún thái est la version vietnamienne de tom yum. Le bouillon est assez similaire, selon l'endroit où vous allez et contient toujours des nouilles de riz. Maintenant le plat porte le nom de l’établissement et se trouve être un mélange un peu particulier. Pas vraiment une soupe, un mélange de plusieurs plats (des rouleaux de printemps ? Etrange). J’ai un peu l’impression de trouver une « Poke bowl »… Les pâtes sont tellement surcuites et probablement on été laissées dans l’eau. Pas très cohérent comme plat.


Puis le « Kaeng Khiew Wan Kai » poulet fermier au curry vert, lait de coco et pousses de bambou.  Le curry que l’on ne devrait pas rater lorsque l’on est Thaïlandais, ce que je doute un peu ici… A nouveau du poivron qui n’a rien a faire dans ce plat. Pas de basilic thaï dans l’assiette mais du méditerranéen qui n’a pas la même saveur et qui en plus est un peu noirci. Le plat est beaucoup trop sucré, je me demande bien combien de sucre y a été ajouté… La sauce est tellement étrange en texture que j’ai l’impression qu’il y a eu une utilisation de farine de maïs pour épaissir. Un peu une honte sachant que le curry vert comme le lait de coco viennent de boites… Faut vraiment être mauvais cuisinier pour sortir un tel curry ; j’en ai même mangé des meilleurs de food truck dans des concerts, ce n’est pas dire…


Et pour finir, le riz parfumé servi bol était humide et mou, un plat fût oublié.

Pour une première table Thaïlandaise à Barcelone, c’est plus que décevant. Certes les prix sont corrects mais si vous pensez trouver de l’authentique cuisine thaïlandaise, ce n’est vraiment pas ici. 

lundi 26 novembre 2018

La Vermuterie, Barcelone


Dimanche soir à Barcelone, pas franchement évident de trouver quelque chose d’ouvert sans tomber dans les grandes tables d’hôtels ou endroits très touristiques. J’avait été à une époque été attiré par « La Vermuterie » en regardant sur la toile l’espace mais aussi les assiettes. Avec un nom pareil, on pouvait s’attendre bien entendu à manger des tapas mais aussi trouver du vermouth !


Cela commence plutôt étrangement ; ici le vermouth c’est Martini au vu du nombre de bouteilles exposées à peu prêt partout. Je n’ai rien contre cette marque italienne qui est à l’origine de ce breuvage importé à un moment en Espagne, mais tenant compte de l’évolution de ce produit et Catalogne et ailleurs, on aurait pu s’imaginer trouver une série de marques locales. Bref cela sent le sponsoring à plein nez. Pareil pour la bière qui se trouve être des marques internationales et même pas locales, comme Heineken.


Le local n’est pas désagréable avec ces tables face au bar et le long de la fenêtre mais premier problème c’est le fond musical est assourdissant et de plus non adapté à ce type d’établissement. Un genre r’n’b mis à un volume pas loin d’un bar ou d’une discothèque. Ensuite l’éclairage est très mal fait, une pénombre qui ne laisse pas vraiment voir ce que l’on aura dans son assiette.




Après lecture de la carte ce qui est le plus choquant c’est qu’il n’y a pas grand-chose de disponible. Il faut oublier les couteaux, les coques et autres crustacés. On me signale que nous sommes dimanche soir mais qu’il y a des moules…mais celles-ci sont des bouchots ! Ah… En ce qui concerne les riz à la carte qui sont censés être la spécialité du chef…eh bien pas de paella au poulet, boutifarra, lapin et haricots verts ! Il n’y a pas de poulet… on continue à se demander comment ils s’approvisionnent ici ? Probablement qu’en cuisine ils ne veulent que faire un nombre limité de plats, alors pourquoi ouvrir le dimanche ?

Alors on se rabattra sur ce qu’il reste… Tout d’abord des champignons sautés avec des œufs brouillés et du foie gras. On cherchera le foie dans ce plat un peu gras avec ces champignons imbibés, les œufs sont en fait non pas brouillés mais au plat et de plus complètement surcuits.


La salade russe est juste correcte, on se demande pourquoi on y trouve d’énormes câpres mais surtout une indéfinissable « terre » qui se peut être des olives et des oignons frits. De plus la mayonnaise est en deux textures, la salade elle-même un peu « défaite » car les légumes semblent être écrasés ou tout simplement cela a trainé et on a recouvert d’une seconde mayonnaise celle-ci allégée avec du blanc d’œuf.


Le cannelloni au canard est quelconque. La béchamel en dessous est lourde et collante au palais.


Mais cela ne s’arrêtera pas là. Arrive le « riz noir » à l’aïoli… Une casserole noire, un riz évidemment noir et comme l’éclairage est faiblard, on essaie de deviner ce qui se trouve dans cette casserole. Et ce n’est franchement pas du tout terrible. Le riz est donc noir mais il n’y a strictement rien dessus. Connaissant ce plat pour l’ayant vu sur les réseaux sociaux de l’établissement en photos, je la montre à la serveuse qui me dit que le chef a juste changé, qu’il n’aime pas mettre l’aïoli en petites touches comme sur la photo, que le public n’aime pas cela non plus !!! Ce riz est plus que quelconque, avec quasiment aucune de seiche. On pourrait dire que le cuisinier a versé dans une poêle du riz, versé une sauce à l’encre dessus et laissé le tout au four 20 minutes. A ma question de savoir pourquoi il n’y a pas d’aïoli, elle me répond que cela va arriver… Selon moi, aucune envie de sortir le plat comme d’accoutumée, trop de travail un dimanche soir… D’ailleurs on ne comprendra jamais « qui est en cuisine ». Une fois la serveuse nous dit que c’est le second, que le chef n’est pas là, la seconde fois elle nous dit que l’équipe a changé, que la carte a aussi changé, que le nouveau chef est bien meilleur qu’avant. Allez savoir qui a cuisiné ce soir et le fin mot de l’histoire… Un des plus mauvais riz mangés depuis longtemps… Il faut le faire !


Une bien piètre prestation pour rester poli. Tout est à revoir.

samedi 24 novembre 2018

Taverna Pervers, Barcelone


Lorsque l’on baptise son établissement « Pervers » et promeut sa cuisine comme étant perverse, cela ne peut que titiller mon intérêt. Toujours est-il que c’est sensé être une « taverne poétique », que l’endroit a été ouvert il y a deux mois de cela. Situé dans les locaux de l'ancien « El Bodeguin », on peut observer un sympathique intérieur à travers la porte d’entrée.


Une très jolie et conviviale salle allongée avec un immense bar à gauche et une cuisine attenante, une série de petites tables et un espace légèrement plus ouvert au bout avec une petite plate-forme pour ceux qui sont encouragés il parait à réciter des versets. Murs blancs ou verts, le vrai bistrot de quartier qui finalement ne ressemble pas à top d’autres endroits de Barcelone.




On appréciera cette grande table assez particulière en bout de salle, surtout avec ses chaises avec le dos en cuir repoussé, quelque chose de somme-toute assez Hispanique et presque d’une autre génération. Le tout associé avec des lampes industrielles, un mélange surprenant mais qui fonctionne bien.




En même temps, galerie de tableaux, des expositions temporaires où l’on peut même acheter les oeuvres exposées. Une structure de bistro vraiment pleine de charme et plus que conviviale.




Une carte avec semble-t-il un poème sur l’un des côtés, amenée dans une enveloppe. Et de l’autre côté les plats du moment. Tapas, petits plats et chauds. Des classiques mais aussi quelques intéressantes trouvailles.


Des bravas Stendhal, une belle assiette de pommes de terre poêlées avec encore leur peau. Pommes de terre cuites en deux passages, un extérieur croustillant et fondante intérieurement. Des sauces originales pour ces patatas bravas ne l'est pas non plus. Il s'agit de deux sauces qui cachent deux hommages, le premier est le nom du plat mentionné plus haut. Et le second, un hommage au livre « Le rouge et le noir », qui explique pourquoi l'une de ses sauces est rouge et l'autre est de couleur plus foncée. Le chef Albert a tenté de réunir les deux capitales des patatas bravas : Barcelone et Madrid. C’est pourquoi nous avons trouvé un aïoli fin et doux à base d’ail noir, puis une sauce plus madrilène, avec un sofrito de base et un piquant particulièrement bien dosé.


Second tapas, des artichauts confits. Une pointe de déception même si c’est l’un des plats qui soit le plus demandé. Simplement parce que cela n’est pas confit mais plutôt des artichauts de bocaux avec sur le dessus un peu de tapenade et un peu d’huile.


Retour a un plat surprenant car original, des biscottes de sobrasada accompagné de sardine fumée. Vous recevrez quelque chose d’assez inattendu car il s’agit d’une sorte de briochée dans laquelle a probablement été ajouté un peu de cette charcuterie en raison de sa couleur orangée. Au dessous la soubrasada qui a été poêlée, séchée puis transformée en une sorte de terre. Sur le dessus des tronçons du poisson fumé. De joli jeux de textures, des saveurs contrastées, un visuel très agréable, coloré.


Autre petit plat assez surprenant et nouveau en ce qui me concerne et avec un nom surprenant, « entranable de bacalo ». En fait il s’agit de tripes morue ! En tous cas, voici un poisson dont on ne perd rien, de la tête à la queue en passant par l'huile de son foie, par la laitance salée et fumée. La morue est un animal qui, comme le cochon, peut être utilisé presque entièrement. Avec la tête, souvent des plats magnifiques sont préparés en Galice et au Portugal. En réalité le mot tripe est utilisé à tort, puisqu'il s'agit en réalité de la vessie natatoire de l'animal et de l'une des parties les plus précieuses de la morue. Les vessies pneumatiques ou de bain sont formées d’un sac plein d’air, qui est attaché à la concavité de la colonne vertébrale épaisse du poisson, de son début à l’anus. Cette vessie est épaisse et composée d'une substance gélatineuse. Elle forme une délicatesse quand il est frais et très apprécié s'il a été salé. La vessie natatoire, ainsi que la langue de morue, une fois salée et séchée, ont une grande estime dans la gastronomie des régions méditerranéennes, en particulier de la Catalogne. Ici préparé comme avec des tripes normales, à savoir une sauce tomate épicée et des pois-chiches. Bon maintenant, est-ce que c’est bon ? Difficile de répondre car cela n’a pas vraiment de goût fort, c’est plutôt la consistance qui est importante, à savoir un peu gélatineuse.


De petits calamars à l’andalouse absolument irréprochables, accompagnés de citron.


Et peut-être le plus gourmand du repas, la butifara Farenheit avec un houmous d’haricots. Je dois avoir oublié l’explication pour le pourquoi de Farenheit, mais toujours est-il que cette saucisse de Pagès grillée sur une crème d’haricots est tout bonnement délicieuse. Le plus ici c’est la sauce réalisée avec du vermouth et flambage, ce qui finalement peut être l’explication du nom de ce plat.


Et le dessert est tout aussi original et excellent, des cannellonis de pâte de coing farcis avec du recuit, fromage blanc égoutté dans un drap. Fine pâte de coing, mousse de fromage légère, un peu de zeste d’orange sur le dessus.



Une bien sympathique et nouvelle adresse avec une série de petits plats ou tapas gourmands, parfois très originaux ou alors cuisinés avec « le plus » qui manque souvent ailleurs. Un cadre très convivial, un service très aimable et souriant, des prix adaptés et une superbe ambiance.

vendredi 23 novembre 2018

L'Escale Bistrot, Barcelone


Lorsque l’on mentionne des restaurants français à Barcelone, c’est souvent les mêmes noms qui ressortent, mais en regardant à plus près, ce ne sont pas vraiment ce que j’appelle de purs restaurants « Français » mais plutôt des tables avec des chefs et des techniques françaises qui souvent traitent des produits locaux d’une manière différente et souvent plus créative.


Une adresse située dans le passage Lluís Pellicer, entre les rues Muntaner et Casanova, touchant presque la Diagonal. Devanture de couleur bleu charmante au travers de laquelle l’on peut jeter un œil à l'intérieur.


Nous trouvons deux salles séparées, dans la première se trouvent le bar et la cuisine dans le fond et dans la seconde plus intimes quelques tables bien agencées. Cette première salle semble être plus adaptée pour prendre un verre, une assiette à se partager ou un lunch rapide.


Dans la seconde salle, des murs au ton pastel, des tables dans un style rustique-bistrot assez séparées font de cet endroit le lieu idéal pour également dîner entre amis. La décoration en bois, en acier, quelques tableaux et les lumières chaudes font de l’espace un endroit très confortable et cosy.




En cuisine, c’est le chef Julien Rivoiron qui est originaire du Lion, accompagné de deux amis français de confiance. Il convient de mentionner le passage de Julien par le restaurant Têtedoie de Lyon et le Sketch de Pierre Gagnaire à Londres. A Barcelone, un passage chez par Osmosis et ensuite La Bellvitja.




La carte est plutôt courte, ce qui n’est pas plus mal et en aucun cas ne fait preuve de manque d’originalité ou de variété. Tout le monde y trouvera son compte, des plats souvent utilisant des ingrédients variés et en tout cas ce soir inspirés par l’Asie. Pour n’en citer que quelques uns ; dashi, yuzu, citronnelle, gingembre et j’en passe. Clairement, des assiettes bien pensées et assez dans le ton de ce qui plait aujourd’hui à Barcelone ou ailleurs.  Pour ce qui est Français pur et dur, on se tournera vers le plateau de fromage ou encore le pâté en croute. Donc ne vous attendez pas à trouver une cuisine de « bouchon » ou bistrotière au sens français du terme.

Nous déciderons de ne prendre que des plats principaux que nous nous partagerons. Par exemple le poisson du jour avec une huile de sésame, dashi, céleri, champignons shimeji et furikake. Joliment dressé, inspiré peut-être par ces soupes asiatiques type pho ou ramen, on trouvera également du pak choi or bok choy, des graines de sésame classiques et noires. Les premiers champignons se reconnaissent à leurs longues tiges et leurs petits chapeaux blancs ou bruns. Ils se consomment juste cuits, fermes et croquants. On les utilise dans des soupes, des plats au wok ou même dans des sauces. Le furikake est un condiment sous forme de poudre ou de paillettes utilisé dans la cuisine japonaise, semblable au sel et poivre que l’on utilise en France, dans lequel l’on trouve justement les graines de sésame. C’est un plat léger, frais mais qui manque singulièrement de « peps », de réelles saveurs. Petit ajustement donc nécessaire.


Nettement plus séduit par les excellentes tagliatelles « maison » aux crevettes, artichauts, vanille, tomates cerises confites et piments guindilla. La pâte est cuite à la perfection, la texture idéale, les éléments cuits avec précision à savoir des crevettes encore moelleuses, les artichauts suaves, l’assaisonnement bien pensés avec ces piments du pays basque. Un très beau de plat de pâtes méditerranéens.


Même observation sur ce plat toujours dans un registre méditerranéen, ce jarret d’agneau confit au paprika, aubergines grillées, maïs et croutons à l’ail et persil. Certains peuvent y voire un côté provençal, d’autre turque, toujours est-il que la cuisson de la viande est superbe, les saveurs du légume en parfaite harmonie avec le délicat fond de sauce et la touche croustillante de croutons la bienvenue.


Nous serons très surpris par la grande originalité des desserts qui sont au delà de toute attente car à nouveau, ce n’est généralement pas le point fort des restaurants à Barcelone, à croire qu’il n’existe que la Torrija… Mais ici le choix est somptueux, par exemple ce lingot au chocolat noir et thé « lapsang souchong », glace au yaourt et yuzu. Un dessert d’une incroyable légèreté chocolatée, jamais trop sucré et avec une merveilleuse ganache finement fumée sur un socle agréablement croustillant. Le tout accompagné d’une très rafraichissante et subtile glace au parfum un peu acidulé et citronné. Un dessert d’une grande maitrise.



Jolie recommendation de vin avec un Montsant Rebeldes 2017 ; vin est fabriqué à partir de cépage de Garnacha, Cariñena et Syrah. Rebeldes est un vin floral et épicé avec une acidité modérée.


Bon j’ai envie de dire que j’ai magnifiquement mangé mais je n’ai pas du tout mangé « Français » et c’est cela le tour de force. Plutôt une cuisine d’auteur pour certains plats, des cuissons précises, du savoir-faire, des techniques oui…probablement françaises ou alors internationales, des associations autres et pertinentes. Venir ici sera plus pour faire des découvertes culinaires, apprécier d’autres saveurs et tout ceci dans un cadre très charmant, un service impeccable et des prix sages.