mercredi 30 mai 2018

El Tarantín, Barcelone


Nouvelle table exotique dans l’Eixample ouverte en Janvier, celle de « El Tarentin » qui se qualifie de « cuisine caribéenne sérieuse», projet des propriétaires et cuisiniers Miguel Portillo et Paola Di Meo, tout deux d’origine du Vénézuéla. Un nom d’établissement qui vient du langage parlé de leur pays et qui signifie « bar de rue ou de plage », en réalité ce que l’on appelle souvent « street food ».  Pas une cuisine d’un seul pays mais toute la région qui comprend la Jamaïque, Cuba, la République Dominicaine, Aruba, Porto Rico, le Venezuela pour n’en citer que quelques uns. Certes il y a de grandes nuances entre les cuisines de ces régions mais proposer une sorte de « best of » est une idée très bonne et courageuse, quin permet de faire découvrir un certain nombre de saveurs souvent inconnues en Europe. Un couple qui a étudié de nombreuses années cette cuisine afin de proposer aujourd’hui des plats caribéens qui à l’origine ont souvent une influence africaine, européenne et même américaine.


Un intérieur agréablement décoré avec des plantes et même de petits bouquets de fleurs sur les tables, ce qui est plutôt rare en ville. Mobilier en bois, structure moderne car l’établissement a été rénové.  Puis un étonnant couloir où l’on peut manger le long d’un mur de briques, probablement adapté pour des lunchs rapides ou alors lorsque l’établissement est plein.



Au fond deux autre salles avec des recoins plus intimes. On a parfois conservé les murs de briques d’antan sans les repeindre, ce qui confère un certain charme ; banquettes avec coussins, petites tables avec chaises de bois. Quelques murs repeints en jaune ou en rouge sang pour une touche d’exotisme. L’endroit a beaucoup de charme et d’originalité.




En cuisine notre couple qui concocte leurs petits plats avec passion.



Une carte avec des entrées et des plats à se partager mais aussi un coin cocktails. Caraïbes et cocktails sont indissociables c’est pour cette raison que nous commencerons par un très bon Guarapita de fruits de la passion, rhum blanc, sucre brun liquide. Le « Guarapita », ou mieux connu sous le nom de "El Rascapendejos por Excelencia", est l'une des liqueurs les plus populaires au Venezuela depuis des décennies, en particulier dans les villes côtières où il est considéré comme une boisson indispensable. On trouvera diverses versions de ce cocktail avec différents fruits tels que le fruit de la passion comme ici, ou la noix de coco et la guanabana.


Un autre cocktail plus Cubain avec le mojito Tarantin qui contient du rhum blanc parfumé avec des agrumes, du sirop de sucre brun, du citron vert, de la menthe et de l’eau gazeuse.


Premier encas que l’on se partage, des Mariquitas qui signifie étonnement « coccinelles ». Il s’agit de chips de banane plantain et tire leur nom de la province d'Oriente à Cuba. Ces chips croustillantes dorées étaient populairement vendues par les vendeurs de rue de l'île. Ces délicieuses friandises servent de base de certaines cultures gastronomique, sont fabriquées avec des plantains et des yuccas de la plus haute qualité, et frites à la perfection. Ici elles sont légèrement épicées avec un peu de zeste de citron vert et accompagnent une sauce ou plutôt ce que l’on appelle ici un « dip », des frijoles qui est une préparation d’haricots noirs cuits très longtemps que l’on retrouve du Mexique jusqu’en Amérique du Sud.


Plat suivant de Porto-Rico, un Mofongo de joues de veau. Réalisé avec des bananes plantains frites comme ingrédient principal. Les plantains sont cueillies vertes, frites puis écrasées avec du sel, de l'ail et de l'huile dans un mortier en bois, avec un pilon. L'objectif est de produire une boule serrée de bananes plantain en purée qui absorbe les condiments présents comme ici la joue de veau. La majorité des recettes incluent du bouillon, de l'ail et de l'huile d'olive. Fréquemment servi avec de la viande grillée ou un bouillon de poulet. Il y a évidement plusieurs versions de ce plat qui parfois ont des saveurs particulières qui résultent de variations des ingrédients tels que des légumes, du poulet, des crevettes, du bœuf ou du poulpe emballés à l'intérieur ou autour de cette boule de plantain.


Troisième plat probablement influencé par des immigrants indiens avec un curry de racines et légumes caribéens, lait de coco et maïs brulé. Curry plutôt doux et parfumé, un mélange de racines type yuca, bananes plantain et surement d’autres sortes.


Plat accompagné de riz et haricots comme l’on trouve souvent dans les Caraïbes,


Très gourmande assiettes avec les travers de porc ibérique au chocolat, gruaux de cacao. Recette que l’on peut trouver du Mexique en passant par la Colombie. Le chocolat noir dans un glaçage aigre-doux ajoute une autre dimension aux saveurs de porc qui est très fondant. Une sauce ou marinade parfait pour les grillades avec une saveur assez unique sans être réellement sucrée car l’on y ajoute souvent d’autres ingrédients tel que du vinaigre.


Une proposition culinaire originale à Barcelone qui séduira tous les amateurs de cuisine latino-américaine, celles et ceux qui aiment le voyage et surtout la tradition gastronomique. Une cuisine variée, des plats traditionnels qui vous raviront et qui proviennent de divers endroits. Chaque plat a son histoire, représente un pays, une région, représente le résultat d’un bouillon culturel et qui suit les traditions. Une adresse très agréable gérée par des passionnés de cuisines parfumées et originales, qui utilisent les épices typiques d'une région au plus grand plaisir de la clientèle.

mardi 29 mai 2018

Arroz Hofmann, Barcelone


Après l’excellente « Taverna Hofmann » visitée il y a quelques semaines de cela, voici un autre établissement de cette entre autres école hôtelière, « Arroz Hofmann ». C’est donc dans un coin presqu’un peu éloigné de l’Eixample que ‘on trouve cette adresse. Je dis éloigné car ce n’est généralement pas tout à fait là que se trouvent la majorité des tables. Projet de Silvia Hofmann, fille et successeur de May Hofmann qui clairement indique ce que l’on risque d’y manger…du riz… Ce ne sont pas les tables à riz qui manquent en ville mais tout le monde n’est pas Hofmann et on peut sans aucun doute imaginer que la prestation doit être d’un certain niveau.


Le restaurant est divisé en deux étages, on arrive tout d’abord dans une sorte de vestibule face à une rampe d’escalier. Décor assez moderne, quelque chose un peu ressemblant a un magasin de meuble peut-être parce que ce soir le rez-de-chaussée est vide. Table murale pour de probables repas rapides pour le lunch face à un bar un peu nu et une salle dans le fond. Endroit également prévu pour des petits-déjeuners et des tapas.



La salle du haut est un peu plus conviviale mais néanmoins, le style ne me convainc pas complètement. Cela reste tout de même assez stérile et j’en reviens a mon magasin de meuble de style plutôt scandinave. Murs de briques blanches, éclairages dans des paniers d’osier, quelques peintures stylisées sur les murs. Le concept architectural est plutôt intéressant mais il manque la touche de convivialité, quelque chose qui mette un peu d’ambiance.





La carte est plutôt limitée dans le sens où le nombre de plat n’est pas élevé mais on y trouvera un peu de tout et non pas que du riz. Des entrées, des viandes et plusieurs styles de riz. Des riz à l’espagnole, certains comme ils disent « secs », c’est-à-dire finis au four avec très peu de sauce. Ou l’opposé avec de la sauce et nettement plus proche d’un risotto à l’italienne. A noter que certains riz italiens comme le Carnaroli pousse dans la région du delta de l’Ebre. Riz plus adapté pour ces plats plus gourmands et dirons-nous crémeux. Le prix des riz est plutôt élevé car bien au dessus des 20 euros, on s’attend donc a une très belle prestation.

On se rappellera que Hofmann a aussi une boulangerie où sont confectionnés d’excellents pains comme d’ailleurs celui qui nous est proposée, à base d’huile d’olive et de romarin. Doré, bien levé, avec une texture irréprochable.


Pour commencer de croustillants beignets à la seiche et à l’encre. L’intérieur est moelleux et parfumé, un très bon goût de crustacé et sur le dessus une touche d’aïoli. Visuellement on dirait des morceaux de charbon mais évidemment rien de comparable.   



Pour suivre, des moules dans leur jus avec un sofrito épicé, tomate, oignon, ail et gingembre. Plus conventionnel et sans intérêt particulier.


De très bonnes croquettes de morue, ajoarriero, ail, pommes de terre, et œuf ; pil pil. L’ajorriero, l'ail du muletier, est un plat typique des régions du Nord de l'Espagne qui a été inventé par des muletiers. Le nom fait surtout référence à l'assaisonnement du plat qui est fait à base d'ail. Cependant, le ajoarriero est une préparation dont l'ingrédient principal est la morue comme ici la croquette. Le pil sauce pil est une émulsion qui est réalisé avec le jus et la gélatine de la morue, de l'huile d'olive parfumée à l'ail et du piment. C’est d'un jaune crème et accompagne cet excellent beignet de morue.



Premier plat principal avec le riz aux crevettes avec une sauce fumée et épicée. Cuisson irréprochable, crevettes en carpaccio presque crues, ce qui est franchement délicieux, sauce originale car finement fumée. C’est un très bon risotto si c’est cela que l’on doit dire.


Autre plat plus local, un riz du gentilhomme. Je suppose que vous connaissez l'histoire de pourquoi il y a du riz qui s'appelle « le jeune homme ». Afin de ne pas avoir à se salir les mains en ouvrant les coques et coquillages les paellas aux fruits de mer, il se raconte que quelqu'un eut la grande idée de cuisiner la paella avec tous les crustacés décortiqués, de sorte que le mangeur n'ait pas besoin de se déshabiller et d'enlever lui-même les déchets des fruits de mer.  Irréprochable à nouveau, un parfait bouillon de cuisson, des saveurs nettes. Maintenant est-ce que cela vaut son prix car il y a d’autres endroits à Barcelone qui en font une toute aussi bonne. Autre observation, un service pas très professionnel ce soir. A vrai dire recommender deux riz pour un couple est une hérésie car trop copieux…


Avec ce repas, un Priorat Dèria 2015 plutôt agréable.


Il n’y a pas à contester la qualité de la cuisine et la précision des assiettes et des cuissons. Maintenant est-ce que ce repas fût supérieur à bien d’autres établissements servant ce type de cuisine ? Pas sur. C’est tout de même des prix sur le haut et la prestation de la « Taverna Hofmann » entre autres pour son riz fût tout de même supérieure à celle-ci. Un peu plus de créativité serait le bienvenu dans cette carte finalement assez classique.  

Cafè del Centre, Barcelone


Propriété de la famille Gimenez depuis 1873, ce bar et restaurant reste l’un des plus authentique et charmant lieu de l’époque moderniste de Barcelone. Ce café a connu ses plus grands moments à la fin des années soixante-dix. Puis ce fut le lieu de rencontre de nombreux militants et aussi des gens de la culture, comme Ovidi Montllor ou Montserrat Roig.


À la fin des années soixante-dix, le lieu était très à la mode, la clientèle venait ici en sortant des spectacles et pouvaient manger dans une atmosphère musicale avec un pianiste. Aujourd’hui cela reste un lieu qui plaira aux nostalgiques et aux amoureux de tranquillité et où reste un lieu ou se regroupent des groupes de poètes et d'écrivains.  À ses origines, en 1873, le café fût fondé comme un casino, où les jeux de cartes tels que le baccarat furent pratiqués.







Ce « Cafè del Centre » est resté le même qu'il était à l’époque avec une rénovation unique qui remonte à 1960, mais depuis lors, aucune autre modification n'a été ajoutée. Les tables sont originales avec leurs pieds de fer forgé ainsi que d'autres éléments du mobilier comme miroirs et peintures à l’huile. Même un piano dans une partie de la salle.










Le café a suscité l'intérêt du monde du cinéma et de la publicité ; plusieurs films, publicités et clips musicaux y ont été enregistrés.


Sol de marbre noir et blanc, un très beau vieux bar en Mahogany, bois tropical de la famille des acajous. Très répandu en Amérique, en Asie et en Afrique, il dispose d’une jolie teinte allant du brun foncé au rouge, avec un grain très fin. Des tables en marbre, et un mélange d’hommes d'affaires, de jeunes locaux et des personnes qui viennent se restaurer au lieu de rester chez soi, pas de touristes, un de ces endroits encore privilégié.

En fond de salle, un sofa de cuir dans un coin presque plus intime.


A ce moment quelques bières pour un début de soirée ainsi qu’un vermouth,



Un endroit idéal pour s'attarder le matin autour d'un café avec du lait avec un bon livre (et peut-être une tapa ou deux) ou le soir soit pour l’apéritif et même un repas.

lundi 28 mai 2018

La Soperí, Barcelone


Très intéressante découverte que cette table de l’Eixample qui s’appelle « La Soperi » et que certains qualifient de « Comfort food ». Terme plutôt utilisé dans un monde Anglo-saxon et qui qualifie une cuisine généreuse qui réconforte et qui met du baume au cœur. Pour atteindre ce double objectif, rien de tel que des aliments qui rappellent des souvenirs d'enfance et qui suscitent l'émotion... Il peut s'agir aussi bien d'aliments un peu « enfantin » et délicieusement régressifs comme les coquillettes ou le chocolat, que de plats traditionnels comme la purée de pomme de terre ou la tarte aux pommes de votre mamie. A vrais dire, je ne suis pas si sûr que ce soit ce que je j’ai trouvé la-bas mais quelque chose de bien plus élaboré et plus le genre de cuisine que l’on pourrait préparer chez soi avec de très bons produits frais.


En fait j’ai trouvé une cuisine que je pourrais qualifier d’influencée par divers pays, pas vraiment fusion ou alors si peu, des plats connus de tout le monde mais toujours avec une touche assez personnelle, celle de la chef Naiara Nunez. On passera sans transition du Mexique au Japon, des Etats-Unis à l’Espagne ou la Méditerranée ; une cuisine du monde qui en plus est écologique, biologique, du marché et de saison, une cuisine de mélange saveurs représentative d’autres cultures. Mais tout d’abord entrons dans ce très joli établissement, su moins ce que l’on peut voir de l’extérieur, de la pierre brute et des éclairages indirects.


Une entrée qui donne sur quelques tables à côté d’un comptoir. D’ailleurs une autre caractéristique de cet établissement, c’est que le bar a obtenu le titre de premier et unique bar à cocktails 100% bio de Barcelone. Tous les alcools sont artisanaux sans produits chimiques ajoutés, donc les marques les plus connues ici sont absentes.



Le restaurant a deux environnements différents. Un premier espace original qui prend soin des détails, assez intime avec un éclairage tamisé, des murs de brique car les points lumineux ici sont très stratégiques, des miroirs « vintage » et du bois vieilli. Tous les meubles sont vieux, d’origine et restaurés. Certaines tasses proviennent de la grand-mère de Naiara, bien que’ en général, la vaisselle en porcelaine ait été obtenue lors de ventes aux enchères ou dans des marchés de brocante.



Un petit couloir décoré d’objets d’une autre génération et vous voici dans la seconde salle, ce qu'ils appellent avec émotion « la salle à manger de la grand-mère », une pièce intérieure plus grande et plus éclairée, conçue pour des tables plus grandes et de petites réunions d'amis, mais sans perdre de petits détails. Bois blanc et cadres sur le mur de manière décorative.


Le bar est comme précédemment dit astucieusement éclairé et géré par Alex Villena


Et dans un coin la cuisine où l’on peut observer Naiara Nunez au travail.



Une carte coincée et cachée entre les pages d'un livre de recettes de grand-mère. On a un peu l’impression de se trouver dans une maison particulière transformée en un restaurant chic. Première entrée avec un trio de guacamole, brocoli et wasabi, betterave et fraise, basilic et pomme. A première vue cela semble assez incongru car l’on connait le classique plat mexicain mais je dois dire que les associations sont plutôt très justes en goût, ne dénaturent en aucun cas le plat d’origine. Trois petits bols, quelques légumes type « dip » et des totopo pour les inconditionnels amateurs de chips de tortilla.


Celui à la betterave et fraise avec sa couleur rosâtre est particulièrement intéressant avec en plus un peu de sésame noir et quelques morceaux de daikon ou peut-être navets. Frais, jamais doux et onctueux.


Autres étonnantes saveurs que celles au broccoli et wasabi. C’est préparé avec finesse sans que l’on oublie l’ingrédient initial quin est l’avocat. Accompagné d’une feuille de nori et de courgette.


Et celui au basilic et pomme, toujours aussi onctueux. C’est très bien pensé, jamais trop puissant, je dirais inspiré par le Mexique avec une touche contemporaine.


Comme j’ai un peu l’impression que rares sont les tables qui proposent des légumes frais à Barcelone, on se réjouira de trouver une salade du jardin accompagnée de légumes grillés. Très impressionné de trouver une salade très fraiche qui s’avère être en son centre un peu tiède car l’on y retrouve quelques légumes grillés. La salade elle n’a pas souffert de la chaleur ce qui est plutôt un exploit.  Mâche, brocolis, carottes, courgettes, pignons et un délicieux assaisonnement.


Un plat de la mer avec un très bon poulpe galicien grillé sur la braise avec une salade de jeunes pousses et de la pomme. Le poulpe est fondant, la sauce qui l’accompagne est vraiment gouteuse avec également une huile d’herbes, la pommes vertes en julienne et les jeunes pousses amènent beaucoup d’originalité et change agréablement des incontournables pommes de terre.


Retour vers le Mexique avec des tacos d’agneau cuit à basse température avec de l’achiote et de la banane. La tortilla est de qualité, l’agneau est fondant, la pâte d achiote est une des bases de la cuisine maya, mexicaine et très utilisée en Amérique Latine pour cuisiner la Cochinita Pibil, le Poulet Pibil et pour mariner les viandes comme ici. Un peu de coriandre fraiche et de citron vert. C’est vraiment délicieux.



Un dessert lui qui peut-être est dans un genre plus « comfort food » avec des crêpes, de l’ananas, de la crème et du chocolat fondant.


Un très bon vin bio appelé Naltres 2015 de la cave ‘Olivera en D.O. Costers del Segre. Avec le cépage touriga nacional; des tanins doux et une bonne acidité.


Une très agréable et différente expérience culinaire où ce que j’en retiens c’est que nous trouvons une cuisine où l’on n’oublie surtout pas les légumes mais sans jamais que cela devienne végétarien. Des produits frais, de qualité, des recettes du monde mais pas de la cuisine fusion. C’est pensé avec finesse et comme on le disait assez rassurant car on mange quelque chose qui nous replonge dans la cuisine parfois familiale, souvent préparée simplement mais avec des produits de qualité sans trop de complexité. L’endroit est vraiment très agréable, l’ambiance très chaleureuse, sans oublier le service qui fût totalement à nos petits soins, expliquant chaque plat et qui nous guida judicieusement dans le choix des mets.