dimanche 13 octobre 2013

Mes adresses: Pierre Marcolini, Bruxelles


Souvent quand je discute de chocolat avec des compatriotes la plupart du temps ils ne pensent qu’à la production Suisse et feignent d’ignorer ce qui existe ailleurs. En ce qui me concerne et cela n’engage que moi, je trouve souvent plus mon bonheur en France avec des Jean-Paul Hévin, Pierre Hermé et en Belgique en tant qu’amateur de chocolat noir.

De séjour à Bruxelles je suis plus qu’étonné d’observer qu’en 20 années le chocolat est devenu une industrie plus que florissante et le nombre de chocolateries a augmenté d’une manière impensable. Dans le « pentagone » qui correspond au centre de la ville, j’ai bien du voire une cinquantaine de magasins, certain même côte â côte. Une belle réussite commerciale sans aucun doutes mais probablement que la qualité n’est pas toujours au rendez-vous lorsque l’on observe les touristes en groupes ou autres acheter un peu les yeux fermés « tout ce qui à l’air bon ».

Maintenant il est clair qu’il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Du bas de gamme comme Leonidas, du moyen de gamme comme les Neuhaus et Godiva parmis les plus connus mais aussi de la « haute chocolaterie ».

Pierre Marcolini a dépassé les frontières avec une réputation de « haut chocolatier » comme lorsque l’on dit « haute couture ». Certes ce n’est plus un artisan de quartier mais une petite entreprise qui compte probablement plusieurs centaines d’employés. Bardé de prix internationaux, reconnu comme étant l’un des plus grands chocolatiers du monde, il a tout d’abord ouvert sa manufacture au Sablon, l’un des lieux les plus prestigieux de Bruxelles.

Lorsque l’on consulte son site web, on voit que la réussite est magistrale et qu’une ville comme Tokyo compte plusieurs magasins. Maintenant je ne sais pas si ces chocolats sont expédiés ou réalisés sur place mais ceux que l’on peut trouver à Bruxelles sont tout bonnement exceptionnels.

Exceptionnels car la recherche et les associations sont poussées à l’extrême. Il y a toujours dans chaque chocolat un mystère, des parfums, des couleurs, des matières et textures diférentes.

Pour se faire une idée je recommande chaudement d’acheter son assortissement que l’on peut trouver dans la manufacture du Sablon où l’on peut également acheter à la pièce et choisir son propre assortissement. N’ayant pas eu le temps cette-fois de me rendre au Sablon j’ai découvert qu’il y avait une arcade dans la Galerie de la Reine toute proche de la Grand-Place où la sélection est certes réduite mais où l’on peut toujours trouver son bonheur.







Des chocolats aux cacaos de diverses provenances : Venezuela, Brésil, Equateur, Madagascar, Caraïbe probablement d’autres origines. D’impressionnant et presque déstabilisants fondants à diverses saveurs ; cardamome, thé earl grey, citron, safran, thym-orange, violette, baies roses pour illustrer la sélection. Des palets, des pavés et des pralinés tous extraordinaires et avec la taille idéale pour un court moment de bonheur en bouche. On en prend un…deux… et je dirai que cela suffit tellement il y a d’intensité et de structure dans chaque chocolat.







Celui au thé au citron avec son infusion de bergamote suivie de zestes frais de citrons verts et jaunes, l’autre à la ganache amère parfumée aux baies roses du Maroc illustre le niveau de recherche que ce chocolatier atteint.



Tout amateur de chocolat noir je précise, se doit de découvrir Pierre Marcolini. A noter qu’il existe une boutique en ligne qui livre en moins de 48 heures, qu'on se le dise …