jeudi 10 octobre 2013

La Manufacture, Bruxelles




Comme le nom l’indique, il s’agit d’une ancienne usine qui a été reconvertie en restaurant. D’anciens ateliers où se trouvait  la maroquinerie Delvaux. 

Dans une rue peu passante vous n’aurez pas de peine à trouver l’endroit car les banières au nom de l’établissemment sont plus que voyantes. Un ancien bâtiment de briques avec une entrée qui semble avoir été rénovée de manière moderne et ensuite une courette avec des bambous où probablement l’on peut manger en été.



La salle de ce restaurant se trouve sur deux niveaux. Le second est accessible par des escaliers de structure métallique juste au centre de la pièce. 



Des murs de couleur brique qui semblent être de granit ou alors habillés de cuir, des canalisations en métal poli ; nous sommes vraiment dans un lieu industriel. Je ne sais pas pourquoi mais il y a quelque chose qui me gêne dans l’ensemble. Est-ce le fait que les tables soient alignées comme dans une cafétéria ? Le manque d’intimité ? La capacité qui laisse penser que lorsque l’établissement est complet, des centaines de personnes mangent en même temps ? Un peu de tout cela à la fois. A priori le premier semble être destiné aux réceptions et repas de groupes. En tout cas je j’ai plus eu l’impression d’être dans un établissement type brasserie qu’autre chose.




Une fois installé à une table qui « me plait » et non pas comme initialement suggéré juste en face des cuisines (ce n’est pas parceque l’on dîne seule que l’on doit écoper de la plus mauvaise table..), j’attends un moment avant que l’on veuille bien m’apporter la carte. Malentendu... Le serveur pensait que j’attendais une autre personne ! Eh bien non…

La carte propose un mélange de plats de brasserie et un certains nombre de mets de type « fusion ». A vrais dire j’ai mis pas mal de temps à me décider à choisir mes plats car le fusion ne me tentait pas vraiment et j’avais comme ambition de manger « belge » dans un endroit différent un autre soir.

Je me décide pour le tartare de saumon de l’Atlantique et maquereau fumé, sauce tzatziki au raifort et œuf frit. Arrive une assiette un peu étrange car j’ai l’impression de voir une croquette sur une masse compacte orangée !  Le tartare manque un peu d’onctuosité et est déposé sur un carré de gelée verte réalisé avec de l’algue nori. Sur le dessus un œuf entouré de quelque chose équivalent à a de la panure et passé à la friture. Sur les cotés quelques feuilles dont du basilic, deux cuillers de yoghourt avec sur le dessus quelques œufs de poisson, une tranche de tomate séchée réhydratée et une sorte de « crakers » sur le coté. Voici vraiment des associations sans queue ni tête… Je ne dirai pas que c’était mauvais mais clairement c’est selon moi totalement « à coté de la plaque ».


En plat principal je repère le Canard Colvert rôti sur l’os et sa cuisse confite, réduction à l’essence de mure et fèves de cacao. J’aime beaucoup ce gibier qui est très rare à trouver sur les cartes et peut être une vraie délicatesse. La volaille est parfaitement cuite, encore bien rosée au milieu ; le fond de sauce est bien réalisé bien qu’un peu timide sur la saveur cacao. Mais les accompagnements sont d’une grande tristesse. Deux choux de Bruxelles à la limite du cru sur une brochette de bambou dur quelques carottes poêlées ; une petite endive plantée verticalement sur l’assiette et une croquette de pommes de terres que je n’ai pas franchement appréciée car celle-ci avait été roulée dans des cornflakes écrasés rendant la croute trop épaisse et sèche. Un colvert impeccable mais le reste…



Un vin au verre blanc Chilien pour démarre suivi d’un Faugère de Anne Gros pour le plat principal.
L’attente fut un peu lente entre les deux plats mais la personne qui s’est occupé de ma table fut plutôt très sympathique et connaisseuse en vins.

Je n’ai pas franchement été très emballé par cette cuisine qui reste un peu approximative comme vous l’aurez compris et les assocations plus qu’hasardeuses. Le lieu se prête plus à des repas de groupes, éventuellement des repas d’affaire dans un endroit plutôt original mais peu propice à de l’intimité.