samedi 18 octobre 2014

El Caballero, Cabo Pulmo



« Cabo Pulmo » se trouve sur la côte est de la Basse Californie a environ 2 heures et demi de route de La Paz. Une traversée presque d’un désert tout de même verdoyant avant d’arriver le long de la côte sablonneuse de la mer de Cortez.


Quelques collines, des cactus qui poussent ci et là… et au loin la mer turquoise. C’est donc dans un petit village qui se trouve après une vingtaine de kilomètres de routes de sable et de pierres que vous arriverez. Pourquoi vient-on ici ? Eh bien pour maintes raisons. La tranquillité et la beauté du site ; l’authenticité des gens et bien entendu la réserve naturelle aquatique.




Paradis pour les plongeurs et « snorkleurs », havre de paix pour personnes à la recherche de détente. 


Ici aucun hôtel de luxe, de complexes touristiques sur des hectares, mais un certain nombre de jolies demeures que l’on peut louer au jour, à la semaine ou plus longtemps. Certaines d’entre-elles sont d’ailleurs des modèles du genre dans leur décoration mexicaine, assez proche de ce que l’on pourrait qualifier de « boutique hôtel ». La plupart étant la propriété de personnes résidant aux Etats-Unis qui louent certaines parties de leur maison, voire des maisons indépendantes.


Evidemment, l’ouragan « Odile » n’a pas totalement préservé le coin mais on dira qu’on s’en est mieux sorti ici qu’ailleurs que dans le bas de la Basse Californie. Avec tous ces déboires, certains petits établissements faisant de la restauration n’ont pas ré-ouvert et ne risquent peut-être ne jamais ré-ouvrir…

Malgré tout, le point de ralliement le soir en ce moment à « Cabo Pulmo », c’est « El Caballero ». 


Un panneau indiquant l’entrée du lieu ; un parking juste devant pour les SUV… Une « palapa » qui est le toit local réalisé avec des feuilles de palmier et sur le dessous une petite terrasse avec quelques tables dépareillées. Sur chacune, un bougeoir en guise d’éclairage. 



La maison propose une autre terrasse à l’arrière avec LE bar, son écran de TV avec ce soir du football…« Mexique-Honduras » ! 


Il semblerait également que l’on puisse s’approvisionner de quelques ingrédients de base puisqu’à l’intérieur se trouve des étagères avec des produits de base. Il faut se rappeler que nous sommes plutôt loin de tout.


La terrasse à l’entrée avec son sable sur le sol nous semblant la plus accueillante c’est la que nous déciderons de prendre notre repas.  La carte est simple mais il faut savoir que c’est une famille qui s’occupe de tout et que tout semble être frais. 


Il faudra savoir que ce qui est appelé « Entradas » est de taille plutôt conséquente et suffira a un mangeur normal. Ignorant cela, notre première soirée fut un peu trop copieuse et la sa seconde plus adaptée.

Comme à l’habitude, une « Margarita » tout à fait plaisante accompagnée de "pico de gallo".



Le « guacamole » sans être exceptionnel est bon et servi avec des « tostadas » industriels.


Nous prendrons des « Nachos » à la viande qui je le rappelle est plus une interprétation de cuisine mexicaine par les américains qu’une recette traditionnelle. De la vraie nourriture de « sports bar » ; les « tostadas » recouvertes de viandes sautée, tomates concassées, fromage fondu, oignons frais ainsi qu’un peu de purée d’haricots « frijoles ». Pas très fin mais fidèle à ce que l’on trouve dans la plupart des établissements qui servent ce type de plat.


Par contre, une vraie réussite que ce poulet sauce « Mole » qui est l’un de mes plats favoris. Le « Mole » est un nom générique qui désigne en fait différents plats et sauces mexicaines. Néanmoins, lorsque l’on parle de sauce « Mole », on se réfère le plus souvent à ce que l’on appelle ici « Mole poblano », une sauce plus ou moins piquante dont l’un des ingrédients principaux est le cacao ! Le plat de mole le plus commun est sans doute celui servit ici et ceux qui ont déjà voyagé au Mexique en ont certainement fait la succulente expérience !  Les recettes de sauces sont innombrables et comme la tradition le veut, contient toujours un peu de cacao ou de chocolat. Impossible d’en décrire tous les ingrédients mais l’ayant déjà réalisée une ou deux fois, le travail est considérable et le nombre d’étapes plutôt nombreux. Ici des blancs de poulet probablement poêlé avec la sauce sur le dessus. Le tout parsemé de quelques oignons blancs émincés. Sur le côté un riz blanc et des « frijoles »  cuisinés de manière classique. Un plat tout à fait satisfaisant.


Autre plat, un filet de poisson selon ses désirs, ici poêlé avec quelques légumes. Un poison frais, des carottes, courgettes, brocolis et probablement du concombre. Rien à redire.


Des crevettes dans une sauce au « chipotle ». Ce qui est le plus surprenant c’est qu’un piment frais ne porte pas le même nom qu’un piment séché. A la base il s’agit, d’un «jalapeño» qui est long de 5 à 6 cm, d'un vert variant de moyen a foncé, mais virant au rouge lorsqu'il est mûr. Une fois séché et fumé, il prend le nom de « chipotle ». Probablement qu’ici il s’agit d’une sauce « adobo » rouge foncé composée de piment de Cayenne moulu, de fines herbes et de vinaigre, et servie comme sauce d'accompagnement avec ces crevettes. Son goût fumé et chaud s'accorde parfaitement avec ces fruits de mer.


Tous les plats sont servis avec du riz et des légumes ou des « frijoles » qui sont des haricots rouges réduits en purée.

« El Caballero» est une table familiale qui produit une cuisine mexicaine simple et de qualité qui réjouiras plus d’une personne de passage dans ce lieu assez improbable. Une adresse tout à fait fiable.