Lundi soir comme un peu partout dans le monde, il est difficile de
trouver une table ouverte et souvent ce sont des lieux plutôt touristiques ou
communs. Une première tentative et la
table est effectivement fermée le Lundi, donc nous voici partis pour une autre
adresse avec une certaine réputation, le long de la mer sur Alvaro Obregon, le
« Bismark-Cito ».
Quelques tables sur le trottoir, mais aussi une grande salle à manger
qui ferait plutôt penser à une cafétéria ou une cantine. Des tables
alignées, néons au plafond, murs qui ressemblent
à des briques rouges. Rien de vraiment très romantique mais si la cuisine est
de qualité, on ne se souciera pas finalement du décor.
Des armoires frigorifiées avec les produits de la mer du jour et
derrière les cuisines.
C’est dans une ambiance plutôt familiale que vous vous trouverez avec par exemple
cette jeune femme qui promène un enfant dans le restaurant.
La terrasse qui se trouve sur le trottoir présente l’avantage d’avoir
une vue sur la mer mais aussi l’inconvénient de celle sur le voitures qui
circulent…
Une anecdote plutôt amusante est liée au nom plutôt particulier de l’établissement.
Il semblerait que la grand-mère ayant été impressionnée par un livre sur l’histoire
du navire Bismarck de la seconde guerre mondiale, aurait nommé le restaurant en
relation avec ce dernier. D’ailleurs vous pourrez « admirer » un
tableau représentant le vaisseau sur l’un des murs...
Un serveur plutôt sympathique du nom de « Jesus » nous amène
la carte qui est aussi en anglais. Une carte principalement de produits de la
mer, ce que nous sommes d’ailleurs venus chercher.
Sont apportés pour démarrer, des « tostadas » que l’on peut
tremper dans une sauce de couleur rosée. Cette sauce ne me convainc que peu car
j’ai l’impression qu’il y a de la mayonnaise et du ketchup, mélangés avec
quelque chose d’un peu pimenté.
Comme à l’accoutumée, des « margaritas » sur glace, réalisées
sans brio et un peu trop sucrées. Trouvant la sauce vraiment trop quelconque,
je demande à « Jesus » s’il n’a pas quelque chose de plus traditionnel…
Et voilà qu’il nous amène trois petits bols de sauces réalisées sur place.
Une première d’une force incroyable à base de piments rouges
« Arbol » et qui restera sur la table. C'est un piment frais, étroit et un
peu courbé, qui devient rouge vif à maturité. Son goût est très fort et
piquant.
Et une seconde à base de piments « chipotle » qui est l’un des
piments secs que je préfère avec ce petit côté fumé. Une sauce vraiment
onctueuse et idéale avec les « tostadas ».
Une fois la carte consultée, nous ne manquerons pas de reprendre les palourdes « chocolata » simplement
servies avec du citron vert. Toujours aussi délicieuses !
Une autre entrée avec un « molcajete de mariscos » qui a un
nom plutôt étrange car normalement c’est un « ragout » de fruits de
mer qui devrait être chaud mais ici cela ressemble plus à un « cocteles »
car servi froid. J’y trouverai des crevettes, poulpe, poisson, concombre, ananas,
oignon rouge, piment sec émietté, avocat, dans une sauce à base de tomates. Une
salade plaisante dans une sauce à la tomate bien relevée.
Deux entrées à base de produits locaux et l’on dira réalisée selon les
traditions mexicaines.
Comme nous sommes venus pour du poisson, sur les recommandations de
notre serveur nous prendrons un thon aux graines de sésame et un sériole
« style tequila ».
C’est là que cela se corse… Le
thon est sur-cuit, déposé sur une sauce type béarnaise, quelques légumes cuits à
l’eau, une pomme de terre au four avec sur le dessus une sorte de beurre manié.
Un plat qui n’a vraiment rien de mexicain et qui typiquement reflète ce que le
client américain souhaite trouver dans son assiette. Vraiment triste…mangeable…mais
triste.
Pareil avec l’autre poisson, le sériole recouvert d’une montagne de poulpe,
crevettes sur-cuites et d’une sauce qui ne m’a pas laissé l’impression qu’elle
sentait la téquila. Accompagnements identiques au plat précédent.
Clairement un restaurant pour une clientèle de passage et touristique surement avide de grosses assiettes bien remplies avec les classiques accompagnements du continent nord-américain. Les produits sont frais mais il vaut mieux soigneusement sélectionner ce qui pourrait être « local » en lieu et place d’une cuisine banalisée et sans imagination.
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