mardi 7 janvier 2014

Brasserie Bärengraben, Berne



Lundi soir à Berne en janvier c’est le désert total et trouver un restaurant intéressant et ouvert relève de l’exploit. J’ai trouvé une brasserie qui ne fais pas le suffrage de tout le monde mais je me suis dit pourquoi pas… Déjà l’endroit est probablement le mieux situé de la ville ; en vieille ville, une vue sur la rivière et en plus à côté de la fosse aux ourses.

Tout pour attirer les touristes qui sont probablement des proies faciles dans un tel lieu. Depuis l’extérieur c’est vraiment très joli ce petit bâtiment tout seul sur l’un des côtés du pont et de plus à côté d’un parking en contrebas.



On entre presque par la cuisine et arrive dans une jolie petite salle blanche avec finalement pas un grand nombre de tables. L’accueil est chaleureux, on me propose de suite une table au milieu de la salle principale (il y a une seconde salle en longueur sur la gauche) et deux tables à éviter juste à l’entrée face à la cuisine.


Ambiance style brasserie ; des locaux, des touristes et des repas d’affaire. Il y quelque chose de très charmant dans cet endroit et l’atmosphère est plutôt joviale ce soir surtout avec cette table de dames japonaises complètement hilares qui auront mis 45 minutes à manger une tranche de foie gras, et qui n’avaient pas fini quand je suis parti…


La carte est étonnement du jour. Étonné car elle est datée ce qui signifie théoriquement qu’il y a des variations pendant la semaine.

Je peux facilement m’imaginer qu’en pleine époque touristique ou à midi, cela doit courir dans tous les sens et que la qualité s’en ressent. Aussi probablement que l’équipe en cuisine n’est pas toujours la même.

Je n’ai rien choisi de téméraire car de toute façon ce n’est pas l’endroit… Pour démarrer je prends une salade de doucette à l’œuf et lardons. Présentée dans un bol avec des endives, des radis en fines tranches, des oeufs finement hachés, des lardons parfaitement grillés, une tomate découpée en lamelles et surtout une sauce a salade maison tout à fait plaisante. Ce n’est pas de la grande cuisine mais c’est parfaitement réalisé.


J’hésitais entre l’émincé de veau à la crème et les rognons de veau à la dijonnaise. Eh bien j’ai opté pour ceux-ci et je ne regretterai nullement. C’est le genre de plat qui peut-être extraordinaire ou totalement raté. J’ai trouvé des rognons parfaitement découpés, ni trop fin ni trop gros ; cuits rosés et tendres ; une sauce crème probablement avec la base de celle du veau qui contient  un peu de vin et ensuite de la moutarde mais subtilement ajoutée sans tuer le goût. Cette sauce parfaitement crémeuse sans adjonction d’épaississant  ou d’épices incongrues. Avec cela j’ai évidemment pris les röstis bernois et je peux garantir que ceux-ci étaient tout bonnement parfais.  Pommes de terre correctement râpée, croustillants et pas trop gras. Un plat qui est un sommet pour les amateurs de rognons. 

 


Deux dl d’excellent vin du duché d’Uzès, La Garrigue d’Aureillac avec le repas.


En tout cas ce soir ce fut un repas absolument délicieux dans une salle à moitié pleine et dans un joli décor, comme quoi le lundi soir…on peut faire des découvertes !