vendredi 12 février 2016

Chez Arsène, Genève




Une table que je ne connaissais pas encore à Genève et dont on m’avait dit le plus grand bien, « Chez Arsène » qui selon certains est l’une des meilleures tables pour le midi dans les environs de la rue de la Terrassière. Dans une ruelle appelée la Vinaigrerie, un établissement au rez-de-chaussée de l’une de ces jolies maisons typiquement genevoises.  Une petite terrasse pour l’été dans cette rue piétonne et nous voici immédiatement à l’intérieur de la première salle.



Une décoration qui oscille entre le traditionnel genevois avec mur de pierre, affiches anciennes et un côté un peu art nouveau avec ces lumières ou objets du début du siècle. Deux salles, la première donnant sur la ruelle et devant la cuisine, la seconde en peu dans le prolongement de la seconde.





Un mobilier plutôt de type bistrot, à savoir classiques tables et chaises en bois. Un accueil aimable et nous voici quelques instants après installés à une agréable table ronde à côté de la fenêtre.

La carte est de type bistrotière comme on pourrait s’y attendre avec une agréable série de plats plutôt orienté poissons et fruits de mer.  Une demi-douzaine d’entrées dans lesquels nous auront choisi le Boudin noir de chez Bula et compote de pomme piment antillais.  Le boudin provient de la Halle de Rive et de la boucherie comme mentionné dans le nom du plat. Accompagné d’une saladine et de la compote dans un bol. Assiette sans surprise.



Autre entrée avec un Mille feuilles d’anguille au vert pris par plusieurs personnes. Connaissant parfaitement le plat d’origine belge, je me réjouissais de trouver une belle et innovante assiette avec des filets recouverts d’une probable crème aux herbes dont du persil. Une déception de ne trouver qu’une mousse ou tout est mélangé inclus l’anguille qui est un poisson avec une très belle texture et qui aurait pu être mis en filets. On aurait pu même utiliser finalement n’importe quel poisson fumé. L’appareil est de plus trop salé, placé entre de probables feuilles de brick, le tout recouvert d’œufs de poisson et de quelques pousses. Sur le côté également de la saladine.



En mets principaux, un Suprême de poulet caramélisé au miel, citron et gingembre. Selon le convive, la volaille est tendre mais la sauce est beaucoup trop citronnée et devient écœurante à la longue. Quelques haricots verts entourés d’une tranche de courgette et de la cima de rappa.


Autre assiette avec un Steak de calamar grillé et sa bisque de légumes. Selon le convive, une assiette plutôt assez fade.


Des Cigales de mer sur artichaut de Bretagne et bisque de crustacés. Les cigales sont apprêtées, l’artichaut découpé en cubes, la sauce manque aussi un peu de relief.


Pour moi une Saltimbocca de lotte braisée aux coques.  Je m’attendais plutôt à de fines tranche de poisson mais il s’agit plutôt d’un pavé entouré de jambon. Un morceau bien cuit et bien parfumé par la tranche. Les coques sont bonnes mais il y a quelque chose qui manque également dans cette assiette un peu fade, un peu timide. En légume également en dessous de la cima de rappa.


Toutes les assiettes sont accompagnées d’un très bon riz travaillé avec des herbes fraiches dont du thym et des petits cubes de courgettes.


Les desserts sont principalement des tartes et ce sont elles qui m’auront le plus séduit avec une tarte tatin de mangue et un excellent cheesecake avec un coulis aux fruits rouges. 




Une carte de vin avec une sélection mixte de vins suisses et français soit au verre soit à la bouteille. Pour commencer un Pinot gris de Peissy « les Crêtets » du Domaine Plan en 2014 en guise d’apéritif, suivi par un Rully premier  cru « Clos du Chaigne » Domaine de la Folie  en 2012.


Une expérience un peu étrange car il se faut de peu pour faire de ce repas quelque chose d’un peu plus excitant. Une cuisine qui manque un peu d’audace avec des assaisonnements qui devraient être un peu  plus pertinents.