dimanche 24 mai 2015

Caffè Fiorio, Turin



Et je continue ma visite de cafés historiques turinois avec le « Caffè Fiorio » qui lui se trouve dans la Via Po qui se situe entre le Palazzo Reale et le fleuve Po. Un café qui est aussi un spécialiste des glaces qui sont en vente dans d’autres échoppes de la ville.

Un café situé sous les arches qui furent construites suite à la demande du roi Vittorio Emmanuel I de Savoie qui souhaitait pouvoir se déplacer dans la ville sans se soucier de la pluie.


Lui aussi fut un lieu de rencontre pour les hommes politiques, ambassadeurs, écrivains et artistes. C’est ici aussi que venait Friedrich Nietzsche qui appréciait particulièrement le chocolat Gianduja, un mélange de lait et de noisettes.

Un endroit qui date de 1870 et nous avons pu nous imaginer un instant dans ce décor d’un autre temps comment les étudiants turinois se réunissaient pour discuter et préparer le « Risorgimento » quelques années avant la Révolution Française.  Le « Risorgimento » signifiant en italien, à la fois « redressement », « renaissance » et « résurrection ». Il désigne particulièrement le mouvement qui a concouru, au 19ème siècle, à l'unification de la péninsule italienne en une seule et même nation.


Ce fut aussi  ensuite au tour du comte Cavour en mars 1841, de choisir Fiorio comme le siège officiel pour la "Societa del Whist",  un club pour les aristocrates. À ce jour, la seconde salle qui est la plus grande dans le café porte le nom de ce club.

Le lieu est très élégant, raffiné et conserve encore cette atmosphère un peu rétro. La décoration intérieure du « Caffè Fiorio » est un savant mélange entre du mobilier du 20e siècle et quelques  antiquités ;  des tissus polychromes  de style « liberty » art nouveau italien combinés avec des éléments plus classiques tout au long des trois pièces. L’utilisation astucieuse du bois et des miroirs ajoute au tout une beauté intemporelle et côté très chaleureux.





Une anecdote relate que ce café est le pionnier du cône de crème glacée. Dans les années 30, les femmes ne pouvaient pas manger en public dans les rues ; il s’agissait d’un tabou... Quand le propriétaire  du « Caffè Fiorio » offrit  un jour un couple de cônes à de  jeunes dames se promenant le long de l’avenue, une tendance nouvelle fût née. Le cône commença à être utilisé comme support typique pour la crème glacée, la structure fut ensuite améliorée et manger des glaces dans les rues devint alors tout à fait naturel.



La carte est plus riche et l’on peut aussi déjeuner en plus des diverses glaces ou pâtisseries qui sont proposées. Les glaces sont  d'une finesse remarquable, fondantes à souhait et très parfumées, recouvertes d’une délicieuse crème chantilly. Un exemple de coupe avec deux parfums : marrons glacés et « tartufo rum » (chocolat crémeux et rhum). 


Encore un autre établissement à fréquenter pour les amateurs de café, glaces, pâtisseries et d’histoire.