mercredi 3 janvier 2018

Grasshopper, Barcelone


Il y avait quelques semaines de cela j’avais découvert le très bon « Mosquito »  avec sa série de plats asiatiques allant de la Chine au Vietnam en passant par la Corée.  Cet établissement faisant partie d’un groupe de restaurants, nous voici parti pour « Grasshopper » qui lui est plutôt spécialisé dans les Ramen et qui se trouve toujours dans le quartier du Born. Facilement reconnaissable grace à sa devanture faire de lamelles de bois, l’endroit semble à priori assez similaire à certains établissements japonais d’ailleurs. Difficile donc de passer à côté des ramen, cette soupe au nouilles japonaise qui fait fureur à peu près partout en Europe et qui consiste en des nouilles à la farine de blé que l’on plonge dans un bouillon à base de poisson ou de viande, aromatisé entre autres la sauce soja ou miso. Il y a autant de recettes que de régions et que de restaurants, autant de garnitures que de composantes pour réaliser un fabuleux bouillon. Je serai très clair, je suis loin d’être un expert en la matière et n’ai pu apprécier ces plats qu’aux Etats-Unis et en Grande Bretagne.


L’intérieur est tout à fait fidèle a ce qu’est un établissement de style japonais avec un long comptoir le long duquel l’on mange avec la cuisine derrière.  Pas de réservation, on s’installe où l’on trouve de la place et sommes assis comme on le comprend facilement l’un à côté de l’autre.





Porte-manteau sur le mur, ardoises avec les sake et bières artisanales du moment. Comme chez « Mosquito », on privilégie les petites micro brasseries locales, ce qui est grandement apprécié.


Juste devant les cuisiniers, la vaisselle pour d’autres plats que les soupes et la sempiternelle sauce sriracha qui finalement n’a pas beaucoup de sens dans ce type d’établissement.


Les ramen ici sont au nombre de quatre mais comme je l’ai déjà dit, le nombre de recettes est inimaginable. Ici ils sont réalisés avec du porc charsiu qui normalement est cantonais mariné dans une sauce sucrée-salée puis cuit au four, mais ici à la manière japonaise et qui se présente de différentes manières, sa texture étant plus ou moins ferme ou fondante. Le charsiu japonais n’est pas épicé, et il est souvent bien plus gras, un gras totalement assumé, maîtrisé et exploité pour obtenir une viande incroyablement fondante et juteuse. En plus de ce charsiu, des pousses de soja, de bambou, des œufs, des oignons frais et ce bouillon avec trois variations : viande, viande et produits de la mer et végétarien.  Les nouilles sont elles, bio.

Pour démarrer quelques très bons Gyoza qui sont des raviolis croustillants frits, certains à la viande et les autres aux légumes. A noter que ceux à la viande sont plus gouteux.


La farce à base de légumes est telle hachée finement qu’il est difficile d’identifier quoi que ce soit. Accompagnés tout deux de sauce soja.


Un premier ramen appelé Shio qui signifie « sel » mais ne signifie pas que celui-ci soit salé. Simplement que celui est réalisé avec du sel et non du soja ou du miso. Ce bouillon est un mélange d’un bouillon de viande et d’un bouillon de poisson dans de moindre quantité. Considéré comme délicat, un peu doux et avec le plus grand « umami ».  Ce qui fait une des grandes différences dans un ramen, c’est incontestablement la qualité du bouillon qui ici est assez quelconque et sans trop de saveur.


Le second, le Shoyu qui est à base de sauce soja et d’algues kombu. Le bouillon de base est à base de viande. Si on le souhaite, on peut rajouter avec un supplément quelques ingrédients, comme des œufs, du porc, du bambou, des champignons. Un peu plus parfumé mais assez commun dans les saveurs.


Des prix raisonnables, des ramen assez classiques pas forcément liés a des régions et qui m’ont semblés être un peu fades, pas franchement exceptionnels mais tout à fait corrects.