mardi 16 août 2016

Refuge de Pré-Vérel, Montmin




Toujours à Montmin en direction du col de l’Aulp, vous ne pourrez manquer le parking avant de soit monter par la piste en voiture soit par le chemin montagnard avant d’arriver au chalet en haut. Depuis cet endroit, la vue est imprenable sur la Tournette, la vallée et les pâturages.




C’est ici que se trouve une remarquable et inattendue adresse, le « Refuge du Pré Vérel ». Comme l’on peut s’en douter, une cabane seulement ouverte cinq mois par année qui propose du logement mais aussi de la restauration plutôt très surprenante pour un tel lieux.



Le corps de ferme est en pleine verdure, une magnifique terrasse sur le devant et une vue tout autour sur les montagnes et pâturages. Le lieu est absolument magnifique, le cadre est idyllique.



Une terrasse avec deux niveaux, les deux avec tables en bois, bancs et parasols. Réservation indispensable et même ouverture le soir.



Une vieille ferme ou plutôt bergerie avec ses magnifiques fleurs un peu partout, une ardoise avec le menu du jour comme devanture et un accueil absolument délicieux.



Une carte avec un menu du jour mais surtout une série de spécialités maison qui ne sont pas celles que l’on voit un peu partout et qui peuvent devenir lassantes à la longue genre tartiflettes ou autres plats Savoyards, mais plutôt des assiettes variées avec des salades, des terrines, des tartes, des viandes choisies et une belle série de desserts. On découvre que le patron n’est pas quelqu’un qui improvise mais un professionnel qui a travaillé entre autres à la « Folie Douce-La Fruitière » de Val d’Isère où la cuisine est toujours d’excellente facture.


Une fois installés sur cette belle terrasse avec une vue comme dans peu d’endroit, on se réjouit déjà du moment exceptionnel que l’on va vivre. Soleil, ciel bleu, ambiance décontractée, carte très alléchante, service courtois et très aimable.

L’intérieur est des plus typique et se trouve être là où l’on dine le soit car la température en montagne peut être fraiche après 19 :00. Plancher, murs de pierres, vielles tables et chaises, buffet, radio et objets divers. Un décor hors temps qui n’a probablement jamais été altéré.






Quelques anciennes pancartes, des casseroles de cuivre ci et là, de la vaisselle savoyarde. Rien d’aménagé pour faire « carte postale », mais de l’authentique comme dans peu d’endroits. Au fond une cheminée avec un feu car la grande spécialité de l’endroit, c’est la côte de bœuf.

Un menu du jour à 33 euros mais nous avons plutôt envie de certains plats à la carte. Comme nous choisirons la côte de bœuf en plat principal qui avoisine le kilo, nous nous verrons proposé une assiette de dégustation. Sur celle-ci une tartelette aux trompettes de la mort et la terrine de campagne. 


Présentée sur une assiette, sur le côté la tartelette est fantastique car la pâte est croustillante et fine, les champignons d’excellente qualité et la sauce plutôt fine. 


La terrine est vraiment bonne accompagnée d’un excellent pain et d’un chutney probablement abricot et raisins secs. C’est une assiette et une cuisine très soignée, gourmande.



Autre entrée qui est celle du menu, à savoir un velouté de petit pois et menthe fraiche. Joliment servi, c’est d’une grande fraicheur, légèrement mentholé, quelques fines lamelles de cébettes et un peu de crème sur le dessus. Une belle crème froide pour l’été.


En plat principal, la côte de bœuf Angus cuite à la cheminée, gratin dauphinois à 57 euros le kg. 900 grammes pour deux, cette viande est parfaite, car a été élevée à l’herbe, ce qui lui donne un goût et une texture qui diffèrent de la viande de bœuf au grain. Elevée en Irlande, la race Angus est reconnue dans le monde entier pour sa qualité, sa tendreté et son goût incomparable. A noter que chaque saison, 900 kg sont servis ici…

Une côte que l’on pourra aller observer dans l’âtre de cette cheminée.



La viande arrivera sur une planche en bois, prétranchée et recouverte d’aluminium pour conserver sa chaleur.


Le gratin de pomme de terre est un modèle du genre et est servi en plat individuel. Crémeux, bien assaisonné, des pommes de terre tendres, simplement parfait.


Et ne pas omettre une fraiche salade pour accompagner le tout.



En dessert, un magnifique pain perdu au Baileys et raisins au whisky Paddy. Une manière plutôt originale de servir ce dessert car il arrive comme un soufflé dans un petit plat. Des strates de pain brioché, le goût du whisky. C’est un dessert gourmand et enfantin qui ravira tout le monde.


Avec ce repas un jeune Pic Saint Loup 2015 du Château de Lascaux tout à fait agréable.


Voilà comment l’on peut rendre un endroit fabuleux, avec tout d’abord un décor et une ambiance unique, une cuisine soignée avec des produits choisis, un sourire permanent chez ce très sympathique et empathique patron, une étape vraiment impressionnante de justesse, un vrai coup de cœur !