jeudi 24 mai 2012

Victor Montès, Bilbao

Trouver une table ouverte un lundi et de surcroit un jour férié relève presque de l’exploit à Bilbao et probablement d’ailleurs un peu partout…en Espagne. Après une tentative avortée pour une autre table (le site ne mentionnait rien sur les heures d’ouvertures), le seul moyen de trouver un endroit ouvert et probablement correct était de se rendre dans Casco Viejo, la vieille ville bien agréable de Bilbao. Comme déjà mentionné dans une autre évaluation, la Plaza Nueva non seulement offre un certain nombre de bars à tapas mais aussi quelques restaurants.


A mon arrivée au Pays Basque j’avais déjà repéré un très bel endroit appelé Victor Montès. Très très belle devanture sous les arcades, un endroit magnifiquement décoré, un peu bar, un peu magasin et aussi...un peu restaurant.


Clairement cela doit être un endroit très touristique vu son emplacement et j’oserais presque affirmer peu fréquentable en pleine cohue touristique estivale. Mais ce jour la, nous n’étions pas nombreux dans l’établissement et avions tout le loisir de réellement évaluer, de juger cet endroit sans critiquer en raison d’un probable service lent ou autres gènes saisonnières.




Des parois recouvertes de flacons, une incroyable collection de whiskys dans des vitrines, un bar derrière lequel quelques messieurs avec leur jolis petites tenues bien proprettes et classiques servent les pintxos avec sur le coté des jambons, mais aussi derrière une armoire frigorifique pleine évidements de bouteilles, une demi-douzaine de tables en marbre style bistrot. Je réitère ce que j’ai déjà dit…c’est un très bel endroit chargé d’histoire qu’il fut venir admirer.




Nous n’avons pas goûté leur pintxos qui semblent être tout à fait appétissants, mais si vous arrivez un jour devant cet établissement, allez au moins boire un verre si trop de monde ou pas le moment pour un repas, et grignotez..

La carte est plutôt réduite mais propose un certain nombre de plats assez classiques. Amateur de pimientos, ces petits poivrons parfumés au goût si délicat, je me suis rapidement décidé à prendre ceux simplement grillés avec de l’huile d’olive et de l’ail. Pas très original j’en conviens, mais quand c’est aussi bien fait…il n’y a rien à redire. Épluchés comme il se doit, bien alignés dans une excellente huile d’olive avec de minuscules morceaux d’ail confit…cela devient jubilatoire.


Autre entrée, des artichauts au jambon ibérique. Fondant en bouche et recouvert de fines tranche de bellota, très bien, sauf une sauce un peu lourdingue un peu inutile….


Dommage…Nos amis espagnols ont peut-être un peu forcé sur la maïzena… Pour la suite, sur les conseils de notre aimable serveur, nous optons pour la nuque de colin de cantabrique. Je ne suis pas sur que le terme nuque soit approprié mais il s’agit en fait de la partie la plus charnue, celle du haut. De toute première fraicheur, arrivé sans arrête avec quelques tomates et courgettes. Classiquement servi avec la préparation usuelle, le couple inséparable...huile/ail… Strictement rien à reprocher à ce beau morceau de poisson.



Tout cela accompagné de l’excellent Txacoli de la maison Itasmendi, la cuvée « 7 », qui est tout de même un vin plus sérieux que ce qui est généralement servi dans les bars à pintxos.

Sommes toute un excellent repas, un service attentionné et charmant, mais assurez-vous que ce restaurant ne soit pas bondé avant de mettre les pieds sous la table. Ce qui ne veut pas signifier que cela ne serait pas bien….mais vous serez prévenu !