vendredi 9 mars 2012

Warung Swietie, Amsterdam

Nombreux sont les Surinames aux Pays-Bas, provenant de l’ancienne colonie néerlandaise qui s’appelait à une époque la Guyane Hollandaise. Historiquement, des esclaves et des travailleurs sous contrat migrèrent d’Inde, d’Indonésie et de Chine pour travailler dans les plantations. Pour ces raisons la cuisine Suriname est un mélange de ces différentes cultures. Les noms des plats sont soit indiens, soit indonésiens ou chinois mais toujours avec quelque chose « d’un peu différent », une touche un peu européenne, probablement hollandaise.

A Amsterdam, le nombre de tous petits restaurants Surinames est assez important et certains on acquit une certaine renommée. Warung Sweetie, l’un d’entre eux qui est bien connu des locaux du quartier de PipJ est plus à considérer comme étant une cuisine avec plats à l’emporter qu’un réel restaurant. A l’heure de midi le flux des personnes venues chercher leur repas est impressionnant. Dans à peu vingt mètre carrés, vous trouverez 3 minuscules tables pour un repas rapide, un comptoir ou l’on passe commande avec des frigos réfrigérés, et derrière une porte une petite cuisine où tout se passe.




Même si l’intérieur est triste à souhait, n’hésitez à aucun moment de faire une petite halte dans ce « Warung » (en Indonésien, table de rue ou étal de nourriture) ou vous pourrez vous faire conseiller par la sympathique dame du comptoir. Je vous recommande en autre une fabuleuse Saoto (soupe) au poulet servie dans un bol ; un bouillon magnifique, du poulet finement émietté, des pousses de soja, un œuf dur, quelques herbes et l’on ajoute selon ses goûts du riz de la barquette qui vous a été amenée.


Pour suivre nous avons partagé un Moksie Metie, un des plats les plus populaire du pays ; ici préparé avec du canard, de la saucisse et des haricots verts dans une sauce un peu douce.


Un peu de mie-goreng et nasi-goreng (nouilles sautées et riz frit, d’origine indonésienne).


Un sympathique endroit sur le pouce, pour d’une part découvrir cette cuisine et d’autre part partager un moment de vie amstellodamois.