mercredi 14 mars 2012

Gertrudhof, Zürich


Probablement impossible de trouver plus Suisse que ce café-restaurant là… Mais à quoi cela se caractérise un « tel établissement » qui n’existe presque plus à Genève ? Eh bien pas facile à décrire…Déjà le mobilier est la depuis au moins trente années, les lustres avec des petits verres de couleurs style vitraux, des passages de tables jaunâtres un peu défraîchis, un bar ou les verres à Suchard et Ovomaltine sont bien mis en évidences, des boiseries contreplaquées sur certains cotés, une clientèle à la retraite en train de boire les « 2 dl » et en train de soit refaire le monde, soit de se plaindre… Alors pourquoi venir chez Gertrudhof ? Pour un moment d’authenticité ? Peut-être…


En réalité on vient ici pour les fameux cordons-bleus ! Il semblerait que cela soit les Suisses qui l’aient inventé et pour ceux qui ne le savent pas il s’agit d’une escalope de veau panée, fourrée de fromage à pâte dure (souvent emmental ou gruyère) fondu et d'une tranche de jambon.




Au Gertrudhof, ce n’est pas qu’un cordon-bleu que l’on trouve mais plus d’une dizaine de sortes ! L’original, au gruyère, au fromage à raclette, au Gorgonzola, à l’ail, au lard et j’en passe ! Des appellations comme Gorgi, Knobli, Berner, Appenzeller, une vraie panoplie de recettes. Mon choix s’est porté sur le Glarner Cordon Bleu…et devinez à quoi ? Au Schabziger !! Un fromage du canton de Glaris préparé à partir de lait de vache écrémé avec une herbe spéciale, la trigonelle bleue séchée. Ce fromage mythique en Suisse est une vraie boule puante faisandée…mais est finalement excellent. Malgré tout…âmes sensibles s’abstenir ! Donc un cordon-bleu farcis avec du gruyère, du jambon et « un peu de Schabziger ». Fantastique, fidèle à ce que cela doit être ! Avec cela évidement des röstis eux aussi préparés à la perfection, avec des morceaux de pommes de terre râpés très grossièrement et qui ne collent absolument pas à la cuisson. Ce röstis tombaient de la fourchette comme de la pluie..


J’allais oublier la salade mêlée pour accompagner le tout. Dommage que la sauce était industrielle…. Et pour conclure…cela faisait des années que l’on ne m’avait pas servi dans une telle assiette mêlée, au milieu de légumes…une salade de cornettes… Ethnique !