mercredi 26 février 2014

Johanniter, Zürich



Ce ne sont visiblement pas les brasseries qui semblent manquer dans le Niedersdorf et lorsque l’on passe devant la Johanniter, l’on ne peut s’empêcher de guigner car l’ambiance semble être plutôt enjouée et la salle carrément pleine.


 
Un joliment bâtiment depuis l’extérieure et une apparence relativement germanique, peut-être plus marquée que les autres brasseries du quartier. Un intérieur qui confirme ma première impression : le décor pourrait presque me rappeler certaines brasseries de Bavière. Etonnement une clientèle presque quasi masculine dans un décor traditionnel avec un toi vouté, des tables rondes, chaises de bistrot et dans un coin le dessus d’une cuve en cuivre qui surplombe quelques tables. Initialement  une brasserie, c’est en 1901 que cet établissement fût transformé en un restaurant avec sa boucherie attenante appelée « Johanniter » .


 
L’accueil est plutôt inexistant, on essaie de trouver une table de libre et vraisemblablement quelqu’un s’installera même devant vous.  Un endroit bien rustique et simple qui a tout à fait son charme.


En lorgnant sur les assiettes, le « hit » ici semble être le cordon bleu-frites. Un « hit » d’ailleurs assez fréquent dans ce type d’établissement mais on trouve également le top 10 des plats suisses ainsi qu’une série de plats autour de la saucisse et du porc. La bière de la maison à la pression étant la Hürlimann, c’est parti pour une pinte de « Dunkle Perle », bière brune qui semble maintenant être brassée par Feldschlössen.



Ayant repéré quelques plats probablement d’origine allemande ou autrichienne, je choisis  une soupe que j’apprécie particulièrement quand bien réalisée, le consommé aux quenelles de foie.  Cette quenelle est plutôt compacte et pas trop fine en goût ; le consommé sans particularité. On dira une interprétation classique et correcte.

 
Comme l’un ne va pas sans l’autre…et que je ne suis (plus) tenté en tout cas ce soir par des röstis ou autres met local, je choisis le « Schweinshaxe » qui me semble à priori être avant tout germanique avant d’être Suisse.  C’est un plat robuste, hivernal et qui peut aussi s’avérer délicieux ci préparé selon la tradition. Il s’agit d’un jarret de porc braisé avec des pommes natures, et de la choucroute.


Si la viande est tendre et se détache parfaitement de l’os, le goût n’est pas la… Il n’y a pas de côté un peu caramélisé si typique. C’est un peu à mon goût cuit au four presque dans un peu trop de liquide si cela a été le cas. La sauce est sans grand intérêt, basée sur un fond de sauce, alors que l’utilisation de la bière est un parfait ingrédient pour ce type de sauce. La choucroute…eh bien moi je l’ai trouvée acide… En règle générale en Allemagne elle est parfois un peu douçâtre, en France jamais acide dans les bons établissements. Je ne sais pas si c’est le « goût local » mais cela couvre un peu les saveurs du plat. Plat pas mauvais entendons-nous bien mais un peu quelconque.

Certes c’est une sympathique brasserie avec une bonne ambiance où l’on vient se restaurer simplement sans trop prêter attention à la qualité des plats en buvant une bonne bière, ce qui est déjà pas mal !