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jeudi 14 mars 2024

Café Tivoli, Châtel-Saint-Denis

 

Un des temples de la fondue a toujours été le Café Tivoli à Chatel-Saint-Denis. Adresse emblématique connue des amateurs de fromage fondu et autres plat suisses de qualité. Un des grands avantages en plus d’être une table classique de qualité, c’est son ouverture quasi permanente même si à certaines heures la carte se limite à seulement des fondues. J’y viens expressément pour son décor, son ambiance et cette fameuse fondue.

Parking aux alentours, ce qui rend le moment encore plus agréable car aucun besoin de tourner en rond pour laisser son véhicule. Il y a bien une petite terrasse mais plutôt réservée pour les périodes chaudes mais c’est surtout l’intérieur que j’apprécie.


Décor immuable parois boisées et sculptées, objets illustrant parfaitement l’artisanat local et cloches de vaches, serveuse en costume folklorique. Pour rien au monde on souhaiterait que l’on change quoi que ce soit.


Bien sûr, une planchette « TIVOLI » composée de viande séchée, jambon cru, lard, servies avec du pain de seigle, du beurre et des cornichons. Charcuteries de qualité indispensables pour démarrer ce type de repas et une coutume à ne pas oublier.

La fondue ici n’est pas « une tromperie » comme dans beaucoup d’endroits ou l’on vous sert moins de 200 grammes. Ici c’est une « presque moitié-moitié », avec 1/3 Gruyère AOP, 2/3 Vacherin fribourgeois AOP, vin blanc et 300 grammes par personne. Onctueuse, légère, un réel équilibre au niveau des fromages et un goût unique.

Bien entendu en dessert la tout aussi incontournable, les meringues à la crème double de Gruyère.

Ou encore une glace au vin cuit qui est l’un de mes desserts favoris.

Une bouteille de Fendant La Madeleine de Vetroz 2022 de chez André Fontannaz et filles. Un vin  frais et facile à boire, qui se termine par une légère amertume, bien enrobée dans le gras de ce vin de chasselas. Un bien beau fendant de caractère.

L’adresse à laquelle on vient et revient…presque à vie…pour une fondue et autres plats locaux.

lundi 22 août 2022

Cercle d'Agriculture, Châtel-Saint-Denis

Lorsque l’on se trouve dans cette région et plus particulièrement à Châtel-Saint-Denis, incontestablement on souhaite profiter de la gastronomie locale et des produits des artisans, des plats régionaux et de saison.

Avec un nom comme le Cercle d’Agriculture, on ne peut que penser que nous sommes au bon endroit. Le bistrot de village avec ses habitués, en train de refaire le monde é l’entrée suivi d’une jolie salle de restaurant bien classique avec tout le décor de circonstance.

Cloches suspendues, tableaux ruraux, objets de décoration biens choisis comme des rabots de menuiserie, des habits folkloriques, toute une série de vaches en porcelaine un peu kitsch, et quelques objets de brocante dans un décor boisé.




La carte est bien entendu classique, sans surprise et c’est bien entendu ce que l’on recherche. Des fondues mais cela sera plutôt une sélection de plats moins fréquents mais bien appréciables.



Pour démarrer, nous nous partagerons une grande salade mêlée avec charcuterie mais je m’aperçois que ce n’est pas le cas puisqu’on me l’amène avec jambon, imaginant que c’était cela la charcuterie. Certes je ne m’attends pas à de l’originalité mais ce sont vraiment un ensemble de légumes prédécoupés, déjà vendu sous cette forme et déposés sur l’assiette. La tomate sans aucun goût, la betterave avec une saveur un peu de vinaigre, du jambon sans saveur. La sauce à salade industrielle avec son goût sucré n’est vraiment pas à mon goût et restera là.

Puis arrive la première assiette qui est une croute avec jambon et un œuf. Ce n’est tout de même pas difficile de rater ce plat…eh bien oui. Pain sec même pas imbibé d’un peu de vin blanc comme il se doit, et allez savoir pourquoi des olives….et même du kiwi !!!

Le pire c’est le jambon de la Borne avec röstis ou frites et légumes. Jambon franchement sec qui a dû être découpé je ne sais quand, des légumes complètement mous sans aucun goût et surcuits, probablement surgelés et réchauffés car le brocoli ce n’est pas la saison…Le saucisson dans le même esprit que le jambon. Bref vraiment pas très bon. Pas de moutarde de proposé.

Les röstis, même eux doivent venir d’un sachet, pas croustillants, gras, pas apétissants.

Avec ce repas une bouteille de Blanc des Reines Antoine et Christophe Betrisey.

Café et l’addition.

Triste expérience, cuisine sans fraicheur, on n’a l’impression que tout est sorti de sachets, provient de l’agro-alimentaire et a dû trainer.

 


samedi 19 mars 2016

Café Tivoli, Châtel-Saint-Denis




Si vous posez la question suivante à une personne du canton de Fribourg qui s’intéresse à la cuisine locale et principalement les mets au fromage, « ou mange-t-on les meilleures fondues dans le canton ?», il y a fort à parier que le nom de « Tivoli » soit évoqué par une majorité de personne. Un établissement localisé à Chatel-Saint-Denis, une commune sur la route entre Bulle et Vevey. C’est donc en plein cœur du village sur une grande place que vous trouverez ce lieu « culte » tenu par la famille Colliard.  Un café qui de l’extérieure semble plutôt accueillant et situé au bas d’un immeuble du début du siècle précédent.


L’intérieur est fidèle à ce que l’on attend d’un café traditionnel suisse et dont le décor n’a probablement jamais été changé. Tout est majoritairement boisé, tables parfois joliment sculptées, plafond avec quelques cloches de vaches ci et là, mais surtout de belles parois murales qui représentent des personnages de l’histoire de la Suisse.




Les serveuses sont habillées naturellement avec des costumes traditionnels, l’accueil est aimable, l’ambiance encore calme lors de notre arrivée quelques minutes avant midi.  N’ayant pas réservé car ce fut une halte non programmée, nous nous apercevons que probablement nous avons la dernière table disponible. Quelques minutes plus tard, l’établissement sera complet ce dimanche midi.



Assis contre l’une de ces jolies parois boisées, vous pourrez donc réviser votre histoire en observant chacune de ces figurines comme par exemple Guillaume Tell, notre héro... Sur les tables, c’est plutôt simple…assiette à fondue avec sa fourchette particulière et poivrier.



Je vous recommande de jeter un œil sur cette étonnante table dont les pieds ressemblent à des pattes de vache avec ses sabots.


Notre serveuse d’entrée nous dit… « je pense que vous n’avez pas besoin de la carte mais être venus pour la fondue » ». Effectivement, mais sachez que la carte propose une belle sélection de plats aux fromages ou mets locaux. Le vin du mois est le fendant bien connu Les Murettes de Robert Gilliard à Sion qui accompagnera parfaitement ce repas.


Pour commencer, comment ne pas prendre la traditionnelle planche de viande séchée. D’une qualité impeccable, servie généreusement avec cornichons, oignons et pain de seigle de rigueur.



En parlant de pain, j’avais oublié combien celui-ci devait être d’une qualité adaptée à la fondue et celui servit ici est exactement ce que je m’attends. Je ne saurais précisément décrire sa texture et son goût…mais « c’est celui-là… ».


La fondue moitié-moité est vraiment exceptionnelle et sa réputation n’est pas démentie. Crémeuse, parfaitement équilibrée, pas trop salée ni alcoolisée, une perfection.  En réalité c’est une presque « moitié-moitié » car on y trouvera 1/3 de Gruyère AOP, 2/3 de Vacherin Fribourgeois AOP. Ce qui m’a vraiment surpris c’est la quantité qui est servie. Je considère qu’une personne qui est dirons-nous un bon mangeur et qui prend une fondue devrait probablement avaler 300 grammes de fromage. C’est la quantité qui est d’ailleurs servie ici. Je ne peux m’empêcher de penser que bon nombre d’établissements se moquent vraiment de leur clientèle en ne servant que 200 grammes si pas moins mais au même tarif que celle du « Tivoli » à 24.50 CHF. En tout cas c’est le cas sur le canton de Genève et j’ai souvent vu des personnes prendre des suppléments… Sans faire de mauvais jeux de mots…  « On nous prend un peu pour des vaches à lait… ». Possibilité également de prendre une demi portion et même un coup du milieu avec du Kirsch. Fromage de la laiterie Dumas à Châtel-Saint-Denis pour le Gruyère et le vieux vacherin. Vacherin de la fromagerie du Moléson à Orsonnens ou Crémo à Villars sur Glâne.



Et comment ne pas terminer avec les fameuses meringues avec l’inégalée double crème de Gruyère ? Un moment toujours jubilatoire.



Vraiment un des temples de la fondue et qui peut même se vanter de vendre 13 tonnes de fromage par année selon notre serveuse. Un endroit incontournable si de passage.